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POP NOIR Le rock monochrome venu des USA

Franz Ferdinand carbonisé, The Arctic Monkeys purifiés de leur acné, les Dandy Wahrols pas plus dandies que Wahrol…. Qui reste-t-il pour asséner des refrains pop-rock de premier plan (...) suite

Franz Ferdinand carbonisé, The Arctic Monkeys purifiés de leur acné, les Dandy Wahrols pas plus dandies que Wahrol…. Qui reste-t-il pour asséner des refrains pop-rock de premier plan d’un air détaché, la groupie attachée au mollet ?

Pop noir. Des californiens. Un groupe à califourchon entre la Californie et le doux calice à écrin pop. Sorte de cigüe mélodique qui tue sur le champ, dès la première écoute. Le genre de refrain vicieux qui prenne par derrière, des heures durant. Look glam, écharpe fine au tour du cou soyeux, et mélodie parfaite de Don’t fool yourself qui n’en finit pas de rappeler la new-wave noir. Les synthés en moins. Car il s’agit de pop, paradoxalement pas lugubre pour deux dollars, évoquant les fantômes de Ian Curtis, Buzzcocks. Du rock bravache mais drapé de satin, car les frères Mc Garry, des jumeaux, aiment la dualité. Et se prennent pour Syd Barrett dans l’attitude, crinière au vent, comme sur ce In like a lion qui a déjà enflammé la Flèche d’or.      

Un rock pas souffreteux qui rappelle l’essentiel : On peut baiser des groupies en produisant une musique noble. A découvrir sans aucun doute dans les prochains mois dans le pays de Benabar.

http://www.myspace.com/popnoir

Par Bester Langs

Un commentaire

Il faut plaider la cause de Pop Noir, oui. Qu’au royaume de Bénabar, patrie du consensus mou,, où macèrent dans leurs miasmes germanopratins toute une pléthore de piètres émanations anémiées de Gainsbourg,puisse enfin éclore la possibilité d’un rêve fou: qu’il se passe ENFIN quelque chose. Quelque chose d’autre que de la mauvaise contrefaçon de french touch bricolée par des petits garçons sponsorisés par Colette , ou du rock à grosses guitares et prétentions rimbaldiennes, ou du ska festif à vocation altermondialiste, ou de la chanson réalistico-narcissique dispensées par des chanteuses à franges clones hybrides improbables de Chan Marshall et de Françoise Hardy.
Bon, quand même, le cas Poni Hoax, seuls équidés solvables de la cohorte des chevalins du son qui pullulent ces temps ( étrange contagion, d’ailleurs…). Poni Hoax, ou la simplicité du conte et la complexité du songe, sombre et sexuel, débauche décomplexée et salvatrice d’electricité brute et de glamour synthétique…bref…
Et puis merde, oui, putain, le rock, c’est aussi être con à brailler “he’s an orgaaaaasm addict”,
force est de constater que seuls les américains et les canadiens s’en tirent, ces dernières années,pour entretenir le patrimoine sans être confits en dévotion et se noyer dans le bénitier. Au pays d’Ambrose Bierce, on dirait bien que tout peut naître, m^mem les bûcherons geek ont pas peur de napper leurs morceaux de synthés dégoulinants de sentimentalisme ( va savoir pourquoi je pense à Grandaddy,là, je sais pas, un trip…) Ludique, sexy,brillant avec ce qu’il faut de poils pour que ça frissonne au niveau des hémisphères compétents, ouiii, Pop Noir, c’est rudement chic!
En attendant que la low cost génération s’agite un peu plus dans l’hexagone…

Commentaire par la fée clochiante, le Lundi 9 avril 2007 à 16:14

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