Phénomène parisien n’étant pas encore sorti de l’enclos, Poney Poney est la version politiquement sexy des groupes équidés.De ces poneys qui ont grandi dans les prairies en écoutant Phoenix en fond sonore, avec Justice dans le box pour les déplacements direction les courses hippiques. De ce mélange improbable, Poney Poney retient une chanson pop parfaite, Junior, avec sa basse qui matraque comme le gourdin dans les banlieues.
Musique parfaite pour les lieux branchés dits décadents, de ces refrains qui restent en tête contre son gré, mélodie sans message, si ce n’est celui de baiser des groupies. Noble tache qui semble totalement avouée. Mais les Poney Poney devront attendre encore un peu avant de toucher aux femmes, car la new-wave / new-pop des parisiens est encore un peu verte pour toucher le plus grand public. Petit poney deviendra peut-être grand, mais il est encore un peu jeune et tient encore un peu mal sur ses jambes, maniant la langue de Shakespeare comme tous les groupes parisiens. C’est-à-dire avec maladresse et naïveté.
A écouter en priorité : Junior / By the numbers
http://www.myspace.com/poneyponey




ETRE DIEU