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POLE Steingarten remixes

La polarité est-elle inversée dans un branchement en dérivation ? Ne cherchez pas ! Il ne sera pas ici question d’ambiant dark dub, ni de minimale, encore moins de (...) suite

POLE La polarité est-elle inversée dans un branchement en dérivation ?

Ne cherchez pas ! Il ne sera pas ici question d’ambiant dark dub, ni de minimale, encore moins de transe ou encore mieux de deep electronica. Ne comptez pas sur moi pour vous parler des reverbs sur les claviers de l’album des jardins caillouteux ( In Deutschland : Steingarten). Je ne vous parlerai là que de mes ressentis sur le meilleur album de dub électro de l’année écoulée. Alors je vous invite à creuser encore et encore sous les rochers, c’est pas facile, mais c’est juste votre devoir, moi je sais déjà. Et celui-ci, plus que les autres, il faudra le mériter. Au royaume de l’underground, devenez nobles ou ne devenez pas, je vous en conjure.

Et voici venu le temps de l’electro universelle ! De la musique électronique qui plaira aussi bien aux gens qui aiment déjà l’électro mais aussi à ceux qui sont plus réticents aux mélodies douteuses de cette forme de musique. J’entendais à ce propos très dernièrement quelques Djs (minimale to hardtek) discutant avec d’autres saxophonistes de jazz réussir à se mettre d’accord sur l’immense subjectivité rythmique de cette musique. La même qui offrait une interactivité certaine puisqu’elle permettait alors à chacun de construire sa propre structure, son propre univers sur ce grand terrain de jeu mental. Mieux qu’une carte de Warcraft. Il était question de minimale. Et nous en arrivons alors à cette météorite en polyester qu’est Steingarten remixes, dernier album de Pole aka Stefan Betke, patron du label allemand Scape et aussi quasi inventeur du click ‘n cut.

Cet album de folie a fait irruption dans ma vie comme l’avant avant avant dernier pochon d’herbe qu’on m’avait aussi soigneusement que discrètement déposé dans le creux de la main. Je l’ai, toujours comme un petit bud’ très alléchant, sorti délicatement de son emballage, observé scrupuleusement le temps de faire monter encore un peu l’excitation et la curiosité avant de l’insérer dans la platine de la façon la plus brutale qui soit, et… Et rien… Finalement, comme après ce que je prends pour un vrai bon pétard il ne s’est pas passé grand-chose pendant quelque 10 minutes, si ce n’est un certain apaisement, une certaine sérénité, jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais debout sur ma table basse en train d’imiter un calamar géant faisant la danse du ventre ou si vous préférez Mr Chatouille chez Ali Baba. Oui, je faisais semblant de couper des sushis avec mes mains à la manière d’un bûcheron OGM, le tout, en corrigeant un article sur la cérémonie des Anti-nobels qui s’était déroulé il y’a quelques temps à Harvard, s’il vous plaît.

Moi qui n’avait jamais réussi à kiffer de la musique électronique dans mon salon, je renouais avec les sensations de transe qui m’avaient lâchées depuis belle lurette, depuis mes dernières “party”, les plus free que vous puissiez jamais imaginer. Je pense à celle qui se déroule dans les bois, où les gens ne dorment pas, où les gens ne peuvent plus boire d’alcool tellement ils boivent de l’eau, où ces mêmes gens ne peuvent plus parler à cause de leur fixation polident. Tout simplement ces soirées où les gens ne peuvent plus jamais voir ni la teuf, ni la musique électronique de la même façon. Cet album est aussi celui qui nous aura donné envie de se refaire de tels week-ends (on en reparlera) mais il est aussi et surtout l’album qui nous aura permis de rentrer d’un tel week-end (qui me suivra sans doute longtemps dans mes chroniques, voyez on en reparle déjà) sans s’endormir ni rester perché. Et croyez moi, c’est une sacrée performance…

Le production deep electronica Pole a extirpé 3 titres de son dernier LP Steingarten pour les faire vivres par d’autres ! Ainsi le titre Pferd devient une ode deep electronica beatée sur le Zodiac Mix par Melchior, signant ici l’un des remixes 2007… Géantissime et à faire pleurer tout un régiment croyez moi. Achterbahn est transcendé par DimBiman alors que Mike Huckaby s’occupe de Dusseldorf en y injectant un pied droit quasi trance, et mutiples effets de réverbs sur les claviers. Dans le genre on fait pas mieux ce mois ci ! 5/5

Le patron du label Scape, quasi inventeur du click’n'cut et père d’une forme de dub électronique, mutant totalement original au milieu des années 90, a le nez creux, c’est le moins qu’on puisse dire au vu de la brochette de talents réunis ici pour retravailler les morceaux arides et véritablement caillouteux de ce “jardin de pierres” (véritable sens de Steingarten en VF).

Pole // Steingarten remixes // Scape Records

http://www.myspace.com/poleartist 

Un commentaire

belle plume. Je vais écouter.
Apparemment tout est réuni pour que Ludwig II se réveille..

Commentaire par lily, le Lundi 17 décembre 2007 à 16:24

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