Le mythe de Faust revisité par un De Palma sous influence glam rock.
Ou comment un chanteur vendit son âme au diable en signant de son sang le contrat qui le liait à son producteur (Qui d’ailleurs ressemble a s’y méprendre au Brian Jones bouffi, celui qui commence a nager comme une pierre). Pour un remake actualisé j’aurais opté pour quelqu’un s’approchant du physique de Pascal Nègre. Car s’il y a bien un mec diabolique de nos jours, c’est bien celui-ci. Ce type tient dans ses mains tout l’univers musical français en connaissant autant la musique que je connais la géopolitique du centre africain. Et il ose porter des costumes en python le bougre…
Mais revenons a notre sujet. Le diable est ici un producteur de disque à succès et sa victime un jeune auteur compositeur bien trop naïf. Après l’avoir défiguré et lynché, Swan le terrible (John Williams, également compositeur de la bande-son du même film..) fait subir à Winslow Leach bien d’autres sévices moraux et physiques, lui faisant signer un contrat de son propre sang avant de l’enfermer dans une sorte de Moog room (une chouette pièce remplies de Moogs) pour littéralement pomper sa création. Mais bon… faire joujou avec des Moogs l’amusera deux secondes, le garçon. Mystique, vengeance et drama. The Phantom of the paradise est aussi glam qu’il est tragique. De Palma est bien le réalisateur de Carrie, vu le taux d’hémoglobine et de larmes qui envahit l’écran… Et Phantom of the paradise un génial récit du don de soi au Malin. Que l’artiste entrant dans la maison de disques frissonne en repensant au calvaire de Winston Leach !
L’extrait du film, enfin surtout les premiers minutes, proposé ici est une perle de futurisme il annonce aussi bien Kraftwerk que les dérives masquées de Daft Punk et les vocoder de Air…
Faustien!
3 commentaires
charles, c’est pas john c’est paul williams qui remporta un oscar pour sa chanson evergreen du film “l’étoile est née” en 1977.
bisou
Il y a des films qui vous hantent longtemps…




ETRE DIEU
Putain john williams, j’apprends un truc là…
Ca me fend littéralement le cul.