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PHANTOM FEAT JACQUES DUVALL Hantises

Jacques Duval serait un homme connu. J'en veux pour preuve un soi-disant passage a la TV française. La belle histoire. Mais, voyez vous, la grandes affaire, c'est que (...) suite

Jacques Duval serait un homme connu. J’en veux pour preuve un soi-disant passage a la TV française. La belle histoire. Mais, voyez vous, la grandes affaire, c’est que ces Belges nous offrent la possibilité de connaître l’expérience cow-boy francophone la plus réussie à ce jour. Quelque chose d’assez rare pour ne plus acheter les albums de Paul Personne.

Boots espagnoles qui claquent en rythme et des guitares sans pitié. Le tout traversé par cette voix nonchalante déclarant des frasques grandiloquentes. Il y a un je-ne-sais-quoi d’inqualifiable dans cette musique, une soupape cachée dans laquelle se blottit la chose profonde. Ce petit plus que peu d’Européens ont réussi à déclencher dans un album (à part les anglais, mais les anglais sont-t-ils Européens?). Ce sont en fait des spectres qui planent au dessus de nos têtes, des tas d’obsessions enterrées six feet under, le genre a vous foutre le cerveau en l’air. De la pop de Nancy Sinatra au dernier des ploucs country.

Et cette salle secrète n’est accessible qu’à une seule condition : accompagner les chansons avec sa propre guitare. Prendre la guitare au coté des Phantom revient a renouer avec de vieux amis. Déchiffrer le meilleur de Tom Waits, ou peut être certains des plus basiques Ramones. J’ai fait sauté le monde avec son riff garage à trois accords exclusifs; Bloody Mary et le blues en La dièse… Aussi intuitif qu’un morceau des Animals ou l’un des solos simplistes dont le Neil Young électrique a le secret. Et si l’on est en forme, on se surprendra à reprendre les gimmicks les plus efficaces d’un Van Morrison, âgé de 18 ans.

Toute cette musique aurait pu servir à n’importe quel bluesman blanc décadent, mais Jaques Duvall lui est un enfant. Il s’amuse, prend des pause de poète wallon, la cigarette tenue la tête en bas au bord d’un canal immobile. Le Talkover des gens habités. Le Talkover comme Houellebecq sur son album (Présence Humaine), ou encore -et forcément- le Gainsbourg de Cargo Culte. Car oui, il y a ce jeu des correspondances, l’évocation du très lointain pour parler de ce qui est tout près… Nous faire rêver de Johnny Cash pour raconter des histoires à la Souchon. Quelle drôle et très bonne idée.

Phantom feat Jacques Duvall // Hantises // Freaksville

3 commentaires

Jacques Duvall sera à la Flèche d’Or le 5 juillet…

Commentaire par Pierre M, le Lundi 18 juin 2007 à 13:19

et j’y serai! N’est ce pas LIttle Johnny JEWEL?

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 18 juin 2007 à 20:26

Eh non, finalement le 5 juillet ce n’est pas faisable (il en était question mais l’info est allé un peu trop vite) ; il faudra attendre août ou début septembre pour voir Jacques et ses complices à la Flèche d’Or…

Commentaire par JP, le Lundi 18 juin 2007 à 11:45

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