EN ECOUTE: Hosannah
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Nick Cave s’évertue à remettre la moustache au diapason avec son blues Grinderman de camionneurs d’Albuquerque, Pearlene est peut-être la relève du genre. Ceux qui mettront la bande de Cave à l’hospice. Ceux qui, avec des chansons de l’envergure de Hosannah, parviendront à transmettre le mythe stonien des suceurs de blues, ceux de Beggars Banquets qui jouaient Sympathy for the devil avec Nicky Hopkins aux claviers. Car, après tout, 35 ans après, autant le dire, c’est Nicky Hopkins qui tient Sympathy for… N’en déplaise aux amoureux du freak branleur de manche Keith Richards. Et Hopkins, lui, n’a pas fait plongé Brian Jones dans la piscine.
Pearlene c’est, comme diraient les maisons de disques dans leurs promotions acharnées qui ont tué l’industrie, la rencontre de Neil Young, des Allman Brothers et des Stones autour d’une table quelque part en Alabama. Lynyrd Skynyrd n’étant pas très loin, accoudé au bar, prêt à prendre son avion. Un putain de blues hanté sur douze mesures enregistré à l’ancienne, chez maman. Chez maman qui ne connaît pas l’enregistrement digital. Maman qui ne connaît pas les chiffres de vente, les objectifs marketing, le farfisa en plugin DST sur Cubase.
Pearlene vient de Cincinnati, Ohio. Etats-Unis. Pearlene devrait sortir en distribution européenne dans les prochains mois. Pearlene ne devrait pas vendre des millions d’albums. Et c’est tant mieux, car Pearlene conservera ainsi la rage pour sortir d’autres albums de même envergure, le genre album de vieux joués par des jeunes. A bas le jeunisme rock, et vive Pearlene. On n’a pas entendu mieux depuis The Black Crows.
http://www.myspace.com/pearlene




PLAY BLESSURES
” Lynyrd Skynyrd n’étant pas très loin, accoudé au bar, prêt à prendre son avion”… et à Neil Young de monter sur scéne avec eux pour un “Sweet Home Alabama” final.