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PAUL MC CARTNEY Memory almost full

Le contexte: Une popstar soixan’ternaire divorce de sa femme-mannequin et se fait plumer de plus de 235 millions de dollars au tribunal. Pour enterrer ses peines de (...) suite

Le contexte: Une popstar soixan’ternaire divorce de sa femme-mannequin et se fait plumer de plus de 235 millions de dollars au tribunal. Pour enterrer ses peines de cœur et renflouer les comptes, Macca redéploie ses ailes sur Memory almost full chez Hear Music. Un label monté par une puissante holding de café dégueulasse et de donuts édulcorés où le consommateur ne fume même plus. Un coup fumant donc.

L’histoire : Quarante ans de règne sur les mélodies pop laisse autant de traces qu’un mannequin dans la maison vide. L’âme en peine et les harmonies en peignoire, Memory almost full s’écrit sur le calque du précédent album, Chaos And Creation In The Backyard, sans en garder la fraicheur des traits. Une mauvaise esquisse avec Paul à la production (Aïe). Mais quand même –hélas- bien au dessus du lot des songwriters actuels. A plus de 64 ans, Mc Cartney parvient encore à foutre une raclée à la concurrence avec un album minable. Dure constat. Pour oublier le temps qui passe, les gens qui meurent, Paul pleure sur You tell me. Crooner romantique que ce Macca période Wings qui parvient à extirper une larme. Le meilleur titre, simple et épuré. Loin des ballades lacrymales west-coast du reste de Memory «blah blah» full qui porte bien son nom. Effectivement ca sature un max chez Macca. Neuvième piste, That was me, je m’emmerde gentiment. Quelques guitares électriques frappent à la porte, Macca leur dit de sa voix fluette : «Oh oui bien sûr entrez» et le monde ne s’en porte pas mieux pas pire. Dance tonight, le single, rappelle étrangement le Hope of deliverance des 90′. Pas la meilleure période.

Le dénouement : En interdisant à leurs clients de fumer en sirotant des liquides chauds caféinés pour le plus grand nombre, Starbucks réussit l’improbable : Susciter le désir par le consensus mou grâce à des tarifs exorbitants. Memory almost full, dans ce contexte, peut s’écouter sans mourir d’un cancer des poumons. Je retourne m’en griller une au son de Nineteen Hundred and Eighty Five. Band on the run, 1973.

Paul Mc Cartney // Memory almost full // Mercury (Distribution française)

Un commentaire

Bien dit !

Commentaire par sylvain, le Lundi 30 juillet 2007 à 17:34

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