“Il faut pousser les vieux dans la fosse. Une nouvelle génération doit prendre les rennes.” Eudeline ne voit quasiment rien, et pourtant il reste bien plus éclairé que n’importe qui. Illuminati moderne, Dandy définitif. Si le rock & roll était un volcan, Eudeline serait un agglomérat de soufre, le produit même de l’électricité. Un monstre mythologique en quelque sorte. Eudeline peut tout évoquer: le punk rock bien sûr, mais aussi l’urbanisme moderne, la science-fiction cheap sixties ou la marque de cigarettes préférée des beautiful loosers.
“La science du détail”, la seul qui différencie l’homme de la bête. La science du Dandy.
Ici un cours d’histoire sur le Paris Pigallien, Babylone et la lutte des classes… Juste pour le plaisir d’entendre l’auteur de Dansons sous les bombes raconter son bonheur capital d’être né - et surement de mourir- à Paris Une dérive urbaine pour comprendre que la ville est avant tout un lieu de combat nocturne. L’endroit parfait pour rencontrer l’Homme de l’ombre.
Aujourd’hui solide pilier –gardien du temple pourrait-on dire- de Rock & Folk, Patrick Eudeline est écrivain, homme de lettres avant d’être rock critic. Un qualificatif qu’il déteste. Mais peut-on lui en vouloir ? Tous les qualificatifs sont par définition réducteurs.
C’est donc en tant que directeur de collection pour une maison d’édition en vogue, Scali, que nous le retrouverons à la rentrée pour évoquer le colloque de Tanger, Melmoth, Pacadis et autres styles de vie couchés sur le papier. To be continued.
Paris , juillet 2007
Réalisation: Victor H
Photos: Virgile Biéchy
Patrick Eudeline
envoyé par VictorH
9 commentaires
Trop cool… Si tous les BOBO’s sont comme Eudeline, ça le fait bien… Nikel cette page !
Si quelqu’un peut dire a Patrick Eudeline que michael memmi veut le retrouver et que je joue au bataclan le 16 sept.. J en ai a raconter et a apprendre sur cette epoque , pacadis, paris, nos luttes…michaelmemmi@yahoo.com, merci.
c’est quoi, la marque de cigarettes préférée des Beautiful Losers ? Ca coute cher ?
Merci de s’adresser à Lily “les longues tiges” pour de plus amples renseignements.
Je vous rappelle au passage que ce site est entièrement non-fumeur. Merci d’éteindre votre cigarette.
[...] Voir la vidéo Gonzaï sur Patrick Eudeline [...]
C’est clair, les anglos saxons veulent bouffer de l’agno HAHAHA
On fait vraiment avec ce qu’on a chez nous, pauvres manges merdes que nous sommes devenus.
Eudeline: Smb.
Patrice eudeline est un rockeur et c’est là tout l’interet qu’il nous suscite et je crois pouvoir l’affirmer sans fa
Phillipe manoeuvre? Vous voulez rire j’espere!
Je crois qu’il est a sa place dans l’univers televisuel qui est le notre, comme vous l’êtes dans l’univers du web. J’aime assez tous ces aspects constitutif d’un ensemble cohérent.
Alex rossi à effectivement le droit de penser ce qu’il pense
Je ne me formaliserai pas même si moi je pense qu’alister est un type formidable, ça ne regarde que ma conscience et moi, ok?
Mais moi j’aime bien la techno parfois, on a le droit de ne pas aimer des trucs aussi merde quand à la chanson française. Y’a aussi des trucs qui se passe aussi et surtout aux alentours des moyennes métropoles,rennes, pau, ce style de villes ou daho a souvent fait des concerts, et pas que des lives playback baclés, la distortion, california girl est certainenment une sacrée bonne chanson. j’ai le sentiment que finalement on est trés peu à penser que la pop/rock américaine par rapport aux anglais, je sais pas trop.
louis ferdinand celine dion trop peu pour moi, je deteste les canadiens surtout quand ils ont des foulards autours de leur cou, et les gens du signe cancer tout au plus, si j’ose m’exprimer ainsi a prt alister qui est poisson d’eau.
Alors on se la ferme sa grosse gueule hein!Bande de putois.
Vu et entendu de Genève-Calvingrad, Patrick Eudeline est/reste un mec bien qui n’a pas abdiqué face au mercantilisme général. A une époque pénible où on vous (re)fourgue de la révolte “rock, coco !” en panoplie, en gélules sur prescription publicitaire und so weiter, il a su rester élégant dans ses boots, même si parfois au bout de la nuit la lucidité devient une douleur blanche qui nous brûle les nerfs: c’est comme ça que l’exigence esthétique ET éthique (si, si !) impose ses exigences dans son combat avec la paresse quinquagénaire, car on se trouve toujours plein de bonnes excuses pour se laisser aller… Alors, comme les premiers singles des Ramones, Eudeline a pigé et nous rappelle que le rock doit absolument rester Bête, Libre et Glorieux; c’est la triple condition pour conserver sa/la dignité. Très cordialement.
(J’aime vraiment bien votre mag’)




ETRE DIEU
Patrick Eudeline, ça c’est quelqu’un ! Merci pour ce reportage d’un de nos grands rock critic. Même les anglo-saxons nous l’envient ! Bravo !