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PADDED CELL Night must fall

Le contexte: Alors qu'une quinquagénaire surliftée s'évertue à breakdander sur des sols trop froids pour ses fesses en carton, une nouvelle garde de musiciens explose les carcans du (...) suite

PADDED CELL Le contexte: Alors qu’une quinquagénaire surliftée s’évertue à breakdander sur des sols trop froids pour ses fesses en carton, une nouvelle garde de musiciens explose les carcans du post-punk minimal pour le plaisir de quelques acrobates aficionados du zombie deadwalking. Des morts-vivants, des androïdes, un dance-floor. Gageons qu’avec ce subtil mélange Padded Cell passe inaperçu sur les terres reculées de la hype/tête à gondole que façonne tous les jours MTV.

L’histoire: C’est en pleine guerre froide de l’ambition musicale, alors que regarder Assault de John Carpenter ne rime plus à rien à l’exception de sa bande-son tenant sur trois notes de claviers under pressure, c’est dans ce monde où le revival italo disco pochette bien nice (Chromatics, Glass Candy, qui d’autres) style Miami Vice technocolor, que Padded Cell décide d’intervenir. Avec un album résolument sans compromis, sans rétrocession de terrain. Night must fall est un combat à ciel ouvert sans réel vision d’avenir. L’avenir est là, sans nuage, sans stratosphère, c’est l’ère des monstres prenant le pouvoir, le temps des sacrifices gothiques mode DFA meets John Waters. Pink Flamingos sépulcral qui donne à des titres tels que Children sleep next to the echo chamber toute leur saveur. Rythmes de congas, basse infra et viol des innocents. Meurtre des rescapés des années 80, ceux qui croient encore à l’improbable retour de la coupe mulet et de Papa Don’t preach. De cette décennie là, Padded Cell conserve le groove essentiel que ‘exhumé James Chance parvint à conserver vivant au travers de son sax.
Sax… sexe! Padded Cell suinte le sexe par tout ses pores à moitié pourris de zombie flottant à la surface des eaux.

Le dénouement: Si Word of mouth, le “single”, donne vie comme un électrochoc au projet nocturne qu’est Night must fall, l’intégralité de l’album reste à écouter sous sédatif pour éviter de se retrouver à demi-nu en train d’égorger un poulet au milieu de la cuisine. Il semblerait, en ce début de siècle, que les mots aient tout dit, que seul reste le rythme comme ultime mode de communication entre les êtres. Il me semble, à l’écoute de City of lies, que Padded Cell est un corbeau répandant la sainte parole à travers ses Korg surcompressés. L’équivalent dark-dancefloor de The Oscillations, Shit Robot ou nos héros français visionnaires.(Principles of Geometry)

“- Salut man, c’est la fin du monde.
- Merci John, j’étais déja au courant, Night must fall mec, night must fall…Dansons encore ensemble, donne moi ce qu’il te reste de main.”

Etre un jeune homme moderne en 2008, c’est annoncer les fins, clamer les disparitions. Car des ciels assombris descendra le messie; en attendant il vous faudra surement abattre encore quelques zombies au 22 long rifle. Pour éviter le bruit souffreteux des corps qui explosent, une solution: Padded Cell.

Padded Cell // Night must fall // DC Recording

www.myspace.com/paddedcelldc

3 commentaires

Bester, aussi crypto-barré qu’en grande forme ce soir, non ?

Commentaire par sylvain, le Lundi 26 mai 2008 à 0:23

Damn, this is GOOD coffee !
(j’ai bien fait de pas l’écrire finalement)

Du reste, hier soir j’ai appris qu’une galerie à Londres s’appelait La Viande.

Commentaire par Monsieur Meuble, le Lundi 26 mai 2008 à 1:45

C’est vrai qu’il est fort ce Lucien, pour exprimer un sentiment collectif.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 26 mai 2008 à 1:52

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