Voici le modus operandi des désirs de la jeunesse actuelle : De l’authenticité, de la sueur, des guitares et des coïts psychédéliques qui sortent l’espace de quelques minutes l’auditeur de son quotidien englué dans un monde de droite. Certains ont opté pour le rock à papa sorti du grenier et son lot de références archi’ (rajoutez le qualificatif convenant à vos goûts musicaux), d’autres ont préféré jeter leur dévolu sur le Kraut de tonton Gunther, l’oncle germanique toujours décoiffé et placé en bout de table car trop nerd pour le commun familial.
A ECOUTER: Smokes One Switch to Collision Smokes.mp3
One switch to collision est de ceux-là. Alors que le destin de Turzi semble dorénavant joué (Le groupe sera illustre ou culte, la presse en parle, les salles sont combles), c’est maintenant au tour de la première signature de Paneuropean Recordings de perpétuer la dynamique avec de fortes réminiscences Floydiennes, celles du début –les meilleures ?-, celles de Syd Barrett enfourchant sa guitare pour des envolées cosmiques à en perdre pied. Des titres comme Four Four qui maintiennent la pression sur tout un morceau, peu sauront le faire, peu sauront le jouer et le transcender live. Car la musique de One switch to collision semble être taillée pour la scène. L’explosion.
BOOOOOOOOOMMMMMM!!!!!! C’est marqué sur leur myspace, ca ne s’invente pas.
L’ensemble de la presse semble redécouvrir le krautrock ces jours-ci, sans réellement comprendre qu’il est ici question de pulsations métronomiques, proches du free, plus que de références isolées et parcellaires. Entendre Smokes en 2007, c’est au final se dire que l’espoir est encore là ; que les trips réalisés par des gens qui ont encore des viscères, c’est le champ des possibles qui reste ouvert. Berlin est trop loin, autant se précipiter sur le concert de One switch collision au Point Ephémère le 5 juillet.
http://www.myspace.com/oneswitchtocollision




ETRE DIEU
alors c’était comment ce concert de One switch to collision ?