Every time I’m on the street
People laugh and point at me
They talk about my length of hair
And the out of date clothes I wear
They say I look like the living dead
They say I can’t have much in my head
They say my songs are much too slow
But they don’t know the things I know
Born Too Late, c’est ce que Saint Vitus chantaient 16 ans après. On doit maintenant en être à trente-sept, 37 ans depuis la sortie de Black Sabbath, et au fond rien n’a changé. Je ne te parle pas de heavy metal.
Unitive Knowledge of the Godhead OM - UnitiveKnowledgeOfTheGodhead.mp3
Om sait des choses que j’ignore. Sur la transcendance, les chemins à emprunter vers le centre, sur la fréquence de notre perception et la manière dont ses vibrations altèrent la réalité. Sur la quantité d’herbe que peut supporter un corps humain avant de renoncer à son principe vital, aussi.
Om c’est Sleep, plus tard, et mieux. Pas ou plus un groupe de “drone”. Black Sabbath converti au bouddhisme et A Saucerful of Secrets joué en 33t. La manière dont les rides à la surface d’un lac de montagne en trahissent la vibration sourde. Une basse, une batterie et des psaumes à voix basse. Om joue lentement, une musique processionnaire, cyclique. Monotone parce que la révélation n’est pas affaire de but et d’y toucher mais de chemin parcouru. C’est aux marcheurs solitaires et non aux pèlerins massés à Jérusalem que s’adresse la grande entité.
Y’a longtemps en lisant le bouquin de Julian Cope sur le rock-choucroute je m’étais arrêté sur une ligne de discours rapporté où un Allemand en insultait un autre pour avoir joué du free rock qui en foutait partout et l’exhortait à jouer de manière monotone. “Spielt monoton !” que ça avait dû faire. J’avais trouvé ça très drôle mais sur le coup pas compris. C’est avec des disques comme ça qu’encore aujourd’hui on comprend.
Om // Pilgrimage // Holy mountain
http://www.myspace.com/variationsontheme




ETRE DIEU
Eh bien c’est par hasard que je suis tombé sur cet article et il me parait non seulement bien légitime mais en plus concis, réaliste, et joliment tourné.
Alors je vais tartiner un peu, moi aussi, pour le plaisir…
De la grande musique, oui, OM ouvre le chemin en nous alourdissant les paupières, en supprimant tout sens physique visuel, oculaire, comme si voir n’était pas une affaire de nerf optique, comme si le prolongement du champ de vision était tout simplement le champ de l’esprit.
Un métal chamanique.
RM