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OKKERVIL RIVER The stand-ins

Bon bon bon. Okkervil River. Il y a des jours où l'on se réjouit d'écrire dans un webzine subjectif. Evidemment, cet album est bon, c'est écrit dessus : (...) suite

Bon bon bon. Okkervil River. Il y a des jours où l’on se réjouit d’écrire dans un webzine subjectif. Evidemment, cet album est bon, c’est écrit dessus : Okkervil River. Et comme d’habitude une pochette moche à vomir.

Plusieurs fois par semaine on remet ça : on tamise la lumière, on s’ouvre des bières, on refait le monde en lorgnant un planisphère. Il y a eu Black Sheep Boy pour la révolte, les décharges furieuses et, déjà, comme quelque chose de romanesque et de débridé planqué quelque part. Dans la grosse caisse peut être. A suivi Down The River Of Golden Dreams, déferlement savoureux de mélancolie qui remporte haut la main le titre de pire pochette de la décennie. Et puis The Stage Names, un album qui n’a pour seule cohérence que le fait d’être jouissif du début à la fin. Et puis aujourd’hui il y a The Stand-Ins, avec sa tête de mort et sa canette.

OkkervilVoilà la tendance actuelle d’Okkervil River : cesser de s’embarrasser d’ambiances, de sentiments qui donneraient un semblant d’unité à l’album. Se contenter d’enregistrer quelque chose d’extraordinaire, quelque chose du genre Starry Stairs. Une ballade écorchée, romanesque, grandiose. Là où les cuivres répondent à la guitare pour soutenir une voix :

« If you don’t love me, I’m sorry ».

Le genre de voix tellement claire qu’elle s’écorche dans la beauté. Parfaitement. Okkervil River n’a finalement jamais tant fait vrombir ses amplis, n’a jamais été aussi fidèle à son identité folk. C’est vrai que cet album, on le sent, est peuplé de grands fantômes. Bob Dylan au hasard, qui résonne dans le clavier d’ouverture de Calling And Not Calling My Ex

Un lyrisme américain. Une façon de dire que le rêve américain existe toujours pour ceux qui ne sont pas américains. Que Kerouac n’a pas complètement menti dans ses livres américains. Que Dylan était bourré de vérités américaines mais que franchement, musicalement, les Byrds avaient de plus jolies harmonies américaines.

Pour la dernière gorgée, il y a cette interview de Bruce Wayne sur le toit du Chelsea Hotel en 1979. C’est très beau.

Okkervil River // The Stand-ins // Jagjagwar (Differ-ant)

www.myspace.com/okkervilriver

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