Le contexte : Dieu sait que les USA et le folk, c’est une histoire d’amour qui fonctionne depuis soixante ans à base de musiques rurales et de country moderne. L’Europe, un peu défaite, n’a que la Politique Agricole Commune à leur proposer comme concurrent direct. Okkervil River sort début septembre son cinquième album, The stage names. Le meilleur à ce jour.
L’histoire : Il faut dire que Will Sheffle leader d’Okkervil a les nerfs à vif, il est remonté. Son acolyte et binôme, Jonathan Meiburg, a tout de même sorti l’un des meilleurs albums de 2006 (Palo Santo) avec son groupe parallèle, Shearwater. Pas grave qu’il se dit Will, en chiquant dans ses paluches. The Stage Names est une réponse du berger à la bergère. Faite du pur rock’n’roll américain passé jadis sur les juke-boxes. Peut-être le premier album d’Okkervill à tenir la route sur la longueur. Entre le confessionnal intimiste (Savannah smiles) et le rapport sexuel sur violons (Plus one). Et quelques perles électriques plus loin (Our life is not a movie or maybe, Neil Young n’est pas mort), on se dit enfin : «Je peux enfin arrêter de me foutre du folk américain et d’Okkervill River. J’ai enfin vu la lumière»
Le dénouement : Au final un pur album de rock’n’roll construit comme un vinyle, deux faces et autant d’émotions. Des douces et des sévères. Et surement la chanson la plus mélancolique du moment, A girl in port. Will Sheff peut rentrer tranquille dans son ranch d’Austin. Il vient enfin de donner un nom à son groupe. Et une réputation. C’est important la réputation dans les campagnes américaines. L’histoire du Western a débuté ainsi.
Okkervil River // The Stage names // Jagjaguwar
2 commentaires
[...] River sort son cinquième album, The Stage Names. Et à en juger par le peu de fans transis entourant le groupe lors de leur passage à Paris, leur [...]




PLAY BLESSURES
All right Lulu, tu m’as convaincu.