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OH NO ONO Yes

Onze mois passés à chercher la perle divertissante qui me sortirait du marasme quotidien des rockers anglais aux breaks batterie à 01.05’, autant de semaines passées à chercher (...) suite

Onze mois passés à chercher la perle divertissante qui me sortirait du marasme quotidien des rockers anglais aux breaks batterie à 01.05’, autant de semaines passées à chercher le plaisir d’un album léger, sans message, aux mélodies racées totalement périssables, inécoutables en 2011, tellement jouissives en 2007, jouées «up the bracket» sans réflexion aucune, pied au plancher. Juste pour rire. La perle a un nom : Oh no Ono.

La parfaite antithèse à la dernière sensation du moment , The Wombats, qui me donne juste envie de poser une micro-bombe dans tous les pubs de Londres pour débarrasser la surface terrestre de ces rockers qui dédicacent leurs premières chansons à “Debbie, la fille du premier rang”.

Mais revenons à Oh no Ono. Des danois qui surement se foutent comme de leur première danoise des cachets intermittents, des ventes de leur premier album et de l’originalité de leur musique. Des amoureux de pop kleenex qui ont dit non à Ono Yoko.

Yes, le premier album, pousse le délirium tremens au maximum. Cinq européens du nord foutent une branlée littérale à la musique de masse avec des voix sous hélium à faire passer les Scissor Sisters pour des hétéros beaufs impuissants. Des antirock sortis des années 80 par le plasma TV, échappés d’un clip de The Weatermen faisant leur gym-tonic sur Prince. Avec un monstrueux ajout de claviers aux sons blip-blip. Keeping warm in cold country, dans le genre, s’avère dévastateur.

Car le malaise s’installe dès le titre d’ouverture, The Strawberry Festival. Un conflit interne Raison/Passion où le cerveau dit non, où le corps dit oui. La genèse de l’album en un sens. Où même le chanteur semble souffrir de chanter si aigue, où même la guitare semble s’effacer devant la basse (The only undead) pour dire : Ok la basse, tu gagnes ce combat, je saurai revenir. Elle ne reviendra pas. Yes propose, dans une version plus poussée (pas poussive) une alternative aux rock alternatif.

Un disco pour les soirées perdues sur les fjords avec la boule à facette enfoncée loin dans la gorge d’un pingouin rose fluo. C’est cela, la pop culture. Oh no Ono semble avoir tout compris.

Oh no Ono // Yes // Third Side Records

http://www.myspace.com/ohnoono

2 commentaires

On dirait Fancy en moins bien et plus éléctro…

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 19 novembre 2007 à 11:30

Je ne suis pas vraiment d’accord. Il y a du kitch que je ne retrouve pas chez Fancy.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 19 novembre 2007 à 13:57

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