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NATHANIEL MAYER Why Don’t You Give It To Me?

L'envie irrépressible de redonner vie aux morts, décédés au combat pour une légende. Le clan des anges déchus et des vies dédiées à la musique. Nathaniel Mayer joue (...) suite

L’envie irrépressible de redonner vie aux morts, décédés au combat pour une légende. Le clan des anges déchus et des vies dédiées à la musique. Nathaniel Mayer joue depuis 1962: il a fourni des tubes au monde, de quoi faire danser et baiser la plupart des américains moyens: Village Of Love, Leave Me Alone, ou I Had A Dream. Il a 63 ans, il est noir, et a toute sa place ici.

Notre époque est à la Motown; les jeunes s’empressent d’acquérir cette référence, se disent Stax sans même savoir qu’il s’agit d’un label. Le vieux noir suant fait fantasmer, car il est toute l’antithèse du moment. Aujourd’hui tout est édulcoré; des petites blanches aux culs bien rebondis chantent les chansons de l’amour Saint, les détournants, en expliquant toutes les ficelles du métier. Alors que ces vieux crooners de couleur ne nous racontent que le romantisme, le sexe brut. Les années 2010 ne verront jamais la couleur d’un Otis Redding racontant ses vices, un Marvin Gaye prenant deux balles de la part de son père. L’excitation manque terriblement dans nos urgences.

Alors un nouvelle album de Nathaniel Mayer, c’est se réconcilier avec nos obsessions. D’autant plus quand il s’agit d’une œuvre aussi râpeuse, épaisse. Rien n’a envier à la soul sixties. De grosse guitares tissent une toile complexe alors qu’une voix d’outre-tombe évoque toute les thématiques bien oubliées de l’histoire: Pretty girl there, I Don’t you give it to me. Le sexe, rien d’autre. Et pas sous le filtre rose fuchsia des périodiques féminin: du sexe gras, pratiqué le bassin haut; les chairs n’ont qu’a bien se tenir.

Le snobisme du dandysme veut que les blancs-becs se comportent comme ces bluesmen noirs, arpentent les bars, passionnent les filles envoûtées par leur présence. Mais le dandysme a échoué à cet endroit précis: encore faut-il préférer la version originale électrique à la pale copie. Les jeunes blancs auront beau boire jusqu’à la nausée, aguichés jusqu’à l’épuisement; il restera toujours l’un des survivants originaux pour nous rappeler que face au groove noir nous ne pouvons rien faire. Juste subir.

P.S: Cet album est un bel effort de la part d’Alive Records: y participe le guitariste Matthew Smith (Outrageous Cherry) et Dan Auerbach (Black Keys), le batteur Dave Shettler (SSM) et le bassiste Troy Gregory. Merci Pour eux.

Nathaniel Mayer // Why Don’t You Give It To Me? // Alive Records 

ww.myspace.com/nathanielmayer 

2 commentaires

vous êtes les seuls , à avoir parlé de cet artiste INCROYABLE, précurseur de TOUT.
EN LIVE A LA MAROQUINERIE le 2 DECEMBRE 2007!
c’est un truc fabuleux à VOIR ABSOLUMENT ,VENEZ , RESERVEZ ,sinon cela risque d’être annulé…

MERCI à l’équipe de GONZAI , merci pour LUI.

Commentaire par patti, le Lundi 13 août 2007 à 12:24

euh excusez moi mais le lien myspace que vous avez mis ne fonctionne pas.Il ramène sur gonzaï.’”erreur de manip , certainement?

Commentaire par loulou, le Lundi 13 août 2007 à 15:23

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