Après des années de lutte contre le cancer Lee Hazlewood s’en est allé alors que Cali va très bien.
Lee Hazlewood pour certains c’est These boots are made for walking, d’autres l’ont découvert via la reprise de Lydia Lunch et Nick Cave (Some velvet morning), ou encore à travers le projet Spell (Rose McDowall & Boyd Rice) et leur Big red Balloon.
Personnellement j’ai découvert Lee Hazlewood en 1995 avec le duo April March et Vic Hazlenut qui leur rendait hommage sur le 45T de Kokopop ( le label de 45T de Kramer).
Depuis quelques années le vieux Lee avait été redécouvert par Coca Cola et les fashionistas, un public dont on devine le peu d’intérêt que le redneck devait leur porter. Malgré tout c’est grâce à des activistes comme Steve Shelley que le back catalogue de Lee Hazlewood a été réédité en CD.
La carrière de Lee Hazlewood est impressionnante et la résumer en quelques mots est une gageure. Les disques de Nancy and Lee sont indispensables tout comme les disques solos du cowboy misanthrope.
Au début des 70’s Lee Hazlewood se réfugie en Suède non pas pour échapper comme le voudrait la légende à l’ire de Frank Sinatra mais pour empêcher l’incorporation de son fils dans la guerre du Vietnam.
Il devient une star locale au pays des films chiants d’Igmar Bergman (l’autre défunt de la semaine) avant de revenir sur le devant de la scène. Sans Lee Hazlewood pas d’Americana (Maison Tellier fuck off), mais à la grande différence de nombreux contempteurs de ce genre musical, le texan d’adoption ne se prenait pas au sérieux.
Je me rappelle d’un concert de Lee Hazlewood à Paris ou grâce à Pete Aves, guitariste du groupe de la tournée, et des High Llamas j’avais pu donner un CD backstage et me faire dédicacer un CD. Lee Hazlewood prit le Cd dans ses mains et me dit “celui là j’en ai vendu trois” (Requiem for an almost lady) avec un sourire en coin.
Et, oui par delà le mythe et les branchés, Lee Hazlewood enregistrait de la musique pour que ça marche et n’était pas toujours conscient de ce que les amateurs aimaient dans sa musique. J’en veux pour preuve les horribles fautes de goût en live que constituaient des soli rock F.M et du DX7 naze à gogo. Drame typique du fan qui veux retrouver ses
émotions originelles et se fade une version fade et gâteuse du mythe trente ans trop tard. Je recommande aux novices les disques: Nancy & Lee & Nancy & lee Again pour ce que qui est des duos et Cowboy in sweden assorti de Love and other crime en bonus.
Les “spécialistes” n’ont plus qu’a passer un disque de leur collection, c’est un peu con vu les circonstances mais on fait tous cela, un jour ou l’autre. Je me souviens qu’en France c’était la chanteuse Eilleen qui chantait au milieu des 60’s, Ces bottes sont faites pour marcher. L’original est mieux.
A noter que le catalogue Runt/Water va rééditer les trois albums de Lee Hazlewood pour MGM :
http://www.spincds.com/product.asp?id=9010759
http://www.runtdistribution.com/water.html
La famille demande à ceux qui le désirent de faire un don à l’armée
du salut.
4 commentaires
Ca fait toujours une bonne excuse pour écouter cette merveille de “Summer Wine”…
Article complet et presonnel en tous cas.
respect éternel à Lee, qui savait comme personne faire chanter les filles…J’aimais même ses concerts!!
zut snif , il a ecrit une de mes chanson préférer” My Autumn’s Done Come” reprit briament par Hooverphonic a ecouter!!!




ETRE DIEU
RIP Lee