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MORT DE JEAN-FRANCOIS BIZOT Les papillons noirs

« Apres midi piscine.» Voila une chouette chose que Kafka aurait pu marquer dans son journal. Tant cette information va paraitre désuète aux masses par rapport au décès un (...) suite

« Apres midi piscine.»

Voila une chouette chose que Kafka aurait pu marquer dans son journal. Tant cette information va paraitre désuète aux masses par rapport au décès un peu plus tôt dans la semaine du colossal (pondéralement parlant, j’entends) Pavarotti…

Bizot, entendons-nous bien, inventa une sorte d’underground à la française, en reprenant Actuel en 1970, un magazine d’abord fondé par Claud Decloo, sur le Jazz, peut-être le seul exemple de free press a la française. Le premier journal a parler ouvertement d’homosexualité, de drogues, de féminisme, de libération des mœurs.

Le tout décoré par de chouettes dessins de Robert Crumb, alors inconnu en France.

Puis c’est l’écriture avec un premier livre, Les déclassés, un roman Générationnel de l’underground 70’s.

Après une dernière histoire, arrêtons-là cette énumération tant le personnage est vaste et les nécrologies déjà foisonnantes.

Suit l’aventure Radio Nova.

Où Bizot, toujours le même, est prêt à partir en Concorde direction New York pour faire provision de Vinyles (Rappelez-vous à cette époque l’Ipod n’existait pas) et de Punk World jungle. Tout y passe. Le turnover musical n’était, à son gout, pas assez rapide sur les ondes de sa radio.

Ensuite seulement vient le magazine Nova, où le parisianisme fait loi. Enfin arrive le cancer qui lui inspire le livre “Un moment de faiblesse”. Le tout sous influence fightclubienne, il y nomme son Cancer Jack…

La vie de Bizot n’aura été que la quête d’être plus hype que la hype, plus branchés que les branchés et c’est sans flagornerie qu’on peut dire qu’il y est arrivé. En témoigne ce livre sur l’underground mondial. Une bible de l’avant garde.

Bizot est mort. Paris Paris, Baron… Je vous en conjure, fermez vos portes, hissez des drapeaux noirs en signe de deuil.

The Good Father Of Hype Is dead.

Un excellent topic sur Jean-François Bizot

7 commentaires

Le type était plus profond et intéréssant que certains échotiers voulaient bien le faire croire-
Il suffit de lire les interviews qu’il avait donné au magazine Standard ou il expliquait que la contre-culture des 60’s avait acouché à notre époque à une transgression facile de gens sans talents à l’égo développé qui pullulent sur le web et que la vrai contre culture se situait en Chine, en Iran etc… Bref là ou on prend des risques et on touche pas une subvention pour faire du hip-hop

Commentaire par Jean-Emmanuel Deluxe, le Lundi 10 septembre 2007 à 23:43

Bizot etait un peu notre papa a nous tous hommes de lettres…
sa seule erreur aurat elle etait de refuser Pacadis au seins d’Actuel?
La question a t’elle besoins d’etre poser…
Bizot etait un etre rare.
Nous somme orphelin.

Commentaire par charles von strychnine, le Lundi 10 septembre 2007 à 23:48

Voilas un homme qu’une meriterais un biographie non?

Commentaire par charles von strychnine, le Lundi 10 septembre 2007 à 23:50

il mériterait effectivement une bio, voire un film…

Commentaire par elodie alunni, le Lundi 10 septembre 2007 à 15:52

Tony Wilson,Bizot,Bergman cette hécatombe commence à me gonfler, j’ exige un bilan de santé de Godard , Alan mc Gee, et Jean pierre Leaud!

Commentaire par dorian, le Lundi 10 septembre 2007 à 12:05

J’imagine pas du tout godard passer un bilan de santé…

Commentaire par VictorH, le Lundi 10 septembre 2007 à 14:40

Peut-être que si y avait un rail pour le travelling….

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 10 septembre 2007 à 17:02

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