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MINITEL ROSE Porcs à crédit

Il y a longtemps, au milieu des années 90, fleurissait un nombre incalculable d'arnaques en tout genre. Il y eu la peur de l'an 2000, les Pet Shop (...) suite

Il y a longtemps, au milieu des années 90, fleurissait un nombre incalculable d’arnaques en tout genre. Il y eu la peur de l’an 2000, les Pet Shop Boys, Oasis, Scatman, j’en passe et des moins bonnes. Parallèlement, la jeunesse apprenait la sexualité via un autre mode de communication, plus obsolète que l’Internet, plus cher, moins concret. Je parle évidemment des services Audiotel.

Qui n’a pas un jour appelé ces téléphones en 08, en cachette, lorsque Papa et Maman étaient sortis faire les courses de la semaine, pour entendre une voix robotique (entendre par là: enregistrée) cracher son lot d’obscénités pour 5fr la minute avec un orgasme simulé à la fin, nous faisant tous découvrir ce qu’était le cri féminin? J’en étais, je l’avoue.

Le minitel rose

Bien évidemment, il y avait les classes privilégiées, ceux qui possédaient un décodeur pour le samedi soir. D’incroyables histoires circulaient à ce propos, des rumeurs de “passoires qui permettaient de décoder l’amour sans abonnement”, après s’être tapé les singles de Début de soirée en jurant de tuer ses parents pour oser avoir acheté le single. Je m’égare. J’écoutais le sexe on the phone et lorsque j’y repense j’ai tendance à me dire que cela apportait au final moins de problèmes que l’entrechoquement de deux corps in real life.

De ces expériences à distance, je sortais toujours un peu honteux. La facture de téléphone pour les parents tout d’abord (”non, je te jure, je sais pas.. je crois que j’ai appelé l’horloge parlante deux ou trois fois…” ce genre), puis cette impression de vacuité, de trou pas rempli (sic) qui me donnait l’impression de m’être fait baiser (re-sic). Sick of it.

L’incroyable musique de Minitel Rose, à force de newsletter et mailing ultragressifs, rend heureux. Non pas que la musique soit bonne (non mais vous déconnez ou quoi?), mais le coït téléphoné, Minitel Rose ça les connait. Pour décoder leur musique, un mode d’emploi très simple:

1. Dépersonnalisation des musiciens.
2. Charge graphique revivaliste: rose, bleue (NB: rappeler aux consommateurs qu’ils ont été jeunes)
3. Prendre des clichés de jeunes branchés en chemises à carreaux avec tête tronquée et floue permettant de faire croire au consommateur que le cliché est volé, pris dans l’une des “nuits de folie” qui peuplent la capitale.

Minitel Rose vient de Caen, preuve que le mauvais goût, avant d’atteindre la province, peut également venir d’ailleurs.
Preuve qu’avant de réfléchir, le corps a parfois besoin d’être con comme ses pieds.

Quant au reste, je vous rassure…. je n’ai plus de téléphone fixe.

http://www.myspace.com/minitelrose

6 commentaires

Commentaire par Juul, le Lundi 27 octobre 2008 à 1:32

je ne crois pas que ça commençait déjà par 08, à l’époque des courses parentales de la semaine…

Commentaire par victorh, le Lundi 27 octobre 2008 à 8:59

Ne parlons pas de ce groupe, bien sûr, pffff…
Le grand roman des années Minitel rose reste à écrire. Une France fantasme sur et à travers un truc technologique (eh oui, notre dernière avancée en date). Et devant l’écran, de la femme au foyer, du grand patron, du cadre évoquant les pages des 3 suisses, des gamins, des détraqués, des animateurs-robots qui répondent trop vite…
Et tout ce beau monde qui s’exprime en écrivant. Impossibilité d’envoyer la moindre photo, pour voir il faut se déplacer, passer à l’acte. Et la naissance des inimitables pseudos “jf75″ Si là, il n’y a pas un roman !!!

Commentaire par Syd charlus, le Lundi 27 octobre 2008 à 13:33

C’est vrai que ce n’était pas 08…. ah merde, c’était quoi? Lecteurs, j’implore votre aide.

Commentaire par BSTR, le Lundi 27 octobre 2008 à 17:08

Amis de la pignole bonsoir. Les numéros commençaient par : “36 68 .. ..”

Commentaire par Grégoire, le Lundi 27 octobre 2008 à 20:26

Il me semble qu’ils viennent de Nantes cher Bester

Commentaire par karlito, le Lundi 27 octobre 2008 à 10:39

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