Une orgie dyslexique ou décentralisée : quand notre droite se retrouve à gauche et vice et verseau. L’orgie dyslexique, la consanguinité du bon goût, l’albinosité de la branchitude. Une musique que l’on vous conseillera forcément “over défoncé” au fond d’un club. Au vu de l’ambiance générale qui règne dans les dits clubs, on vous parle d’ici d’un requiem. Et comment appelle-t’on cela déjà, le snobisme du snob? La dénonciation?
Alors allons-y, et de bon coeur.
Nights outParce que dire du mal de MGMT était une drôle de posture. Surtout quant ces gars sont au moins aussi mauvais que Pop Levi au détail prêt qu’ils ont l’honnêteté de mettre le verre d’eau qui leur sert de cerveaux sur la table. Puis, on le sait depuis la lecture du dernier Elle : on ne va pas pouvoir échapper à ce genre d’immondice. Depuis le retour des années 90, les sonorités numériques sont encouragées. C’est le retour de la musique clinique. Voilà la vérité. Aucune chaleur, aucun groove… SOULESS. Metronomy c’est l’expression d’un voeu que l’on ose formuler : réentendre ces choses que le début des année 2000 avait taxé de médiocres ; fusionner les sonorités dance 90’s à la rythmique Shoegaze, faire du beat gratuit jusqu’à la crétinerie. Parce que, encore une fois, il y a tout les revivals dans une décennie. La fin de la notre lorgne 10 ans en arrière, non sans un sourire plein d’ironie. Comme quoi personne ne peut tenir sa promesse : il y a eu l’electro à guitare, il y a eu l’éléctro fluo, Metronomy nous met l’évidence devant les yeux: la fusion world. Des sonorités empruntées, compilées jusqu’à en donner la nausée, servie dans une musique de singe décodant aveuglement les recettes de grand mère.
Sans souligner les quelques touches d’influence Damon Albarn que l’on retrouve (qui a utilisé un mélodica dernièrement ?), on nous vend Metronomy comme on le ferait d’un logiciel d’algorithme boursier. Oups. La caution intello de ce groupe réside dans une pseudo déconstruction du rythme. Un concept, souligné pour toute personne ayant l’encéphalogramme plat par le très subtil nom du groupe. Pour ce qui est de la mise en place de cette musique, la mode des montures de lunettes sans verre devrait faire le reste. Faire passer la tendance, hiérarchiser ce qu’il faut aimer de ce qu’il ne faut pas; ou la mise en place d’un nouveau diktat merdique pour toute la lie intello parisienne.
L’année dernière a été très droguée.
Cela est devenu une passion pour tout le monde. La drogue décomplexée a son paroxysme, l’envie de faire la fête, pouvoir se sentir un grand de ce monde pour 5 euros la dose. Maintenant que les cerveaux ont été vidangés et les muscles ramollis, l’automne 2008 sera froid. Les sonorités cliniques donc, le cold disco, d’où l’évacuation de l’analogique. Ressortir l’arsenal numérique cheapos, c’est la possibilité de création d’une musique éthérée et impersonnelle, invitant à danser de gauche à droite et avec le mal de crânes caractéristiques de la cuite sèche. Metronomy a cela de similaire avec l’époque actuelle : la capacité d’oubli de tout ce qui nous a fait souffrir, remettre au-devant de la scène l’esthétisme merdique d’années de galère, le niveau 0 du fantasme et du dépassement de soi. Bref, bienvenue dans la norme des Yuppies de la culture.
P.S : Si vous voulez danser comme un poisson mort, Gonzaï vous fait gagner des places pour le concert de Metronomy au studio SFR le 8 octobre prochain…Envoyez votre mail à desk@gonzai.com
2 commentaires
J’aime bien, ce groupe vous sert d’alibi pour vous auto-qualifier. C’est fresh! Et on fait quand même gagner des places…




ETRE DIEU
Ahhhh “You Could Easily Have Me”… De l’electro pour mongoliens, particulièrement jouissive. Je dis “amour”, et je le répète même si besoin (”amour” - voila c’est fait).
http://www.youtube.com/watch?v=dBb0zSmNevY