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MEEK Margaret et ses bijoux

A l’heure des pastiches prépubères en tout genre et des come-back posthumes, on peut encore lire ça et là qu’être «cool» en 2007 c’est être «rock». La pop, (...) suite

MEEK A l’heure des pastiches prépubères en tout genre et des come-back posthumes, on peut encore lire ça et là qu’être «cool» en 2007 c’est être «rock». La pop, souvent, reste trois mètres en arrière, avec ses pianos, ses violons, ses accords en triades, comme un parent pauvre. Sorte de chien injustement abandonné sur l’autoroute estivale alors que la pop reste aujourd’hui la seule façon d’éléver son esprit vers des hauteurs que le rock ne permet plus tous les jours.

Dans ce contexte, un français pop qui chante dans sa langue natale des mélodies maritimes n’a que peu de chances de faire la une des tabloïds. Pas de fellation backstage, de piqures sur l’avant-bras et encore moins. Car Meek est un jeune artiste français patrio-pop de qualité qu’on aimerait voir multimillionaire. Avec ses dorures à l’or fin, Margaret et ses bijoux lorgne vers la famille hexagonale (Polnareff, Burgalat, voire Voulzy sans que les cheveux de l’auditeur tombent instantanément) plus que vers le Pet Sounds et ces conneries de clichés avec des beatnicks faisant la bise à des volailles.

Margaret et ses bijoux donc. Un album assez couillu avec des choeurs angéliques, une voix aigüe et des refrains ad-lib à chanter en famille. Simplicité efficace de ces airs composés dans une chambre à tapisserie enfantine avec fusées et soleils rayonnant sur les murs. Meek réveille l’enfance sur As we sail across the sea et attise la naïveté et l’innocence sur seize compositions qui agaceront l’adulte. Régaleront l’adolescent qui a refusé de grandir et qui croit encore aux histoires. Celles qui pour “de faux” font croire que la réalité peut être b(i)aisée. La meilleure manière de se souvenir son premier baiser, ses premiers amours sur un album noble et puissant.

Meek // Margaret et ses bijoux // Bedroom Records

http://www.myspace.com/meekintheweb

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