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MAURICE DANTEC Artefact

Extrait exclusif d'ARTEFACT, Maurice G. Dantec - A paraitre le 23 août 2007 chez Albin Michel. Ecrit par Maurice G. DANTEC, sorte de catholique futuriste selon ses propres dires, (...) suite

Extrait exclusif d’ARTEFACT, Maurice G. Dantec - A paraitre le 23 août 2007 chez Albin Michel.

Ecrit par Maurice G. DANTEC, sorte de catholique futuriste selon ses propres dires, Artefact sort le 23 aout chez Albin Michel. On ne sait pas encore si le livre fera couler beaucoup d’encre et s’il continuera sur la même lancée que La grande jonction sorti l’année dernière. En attendant la fin du monde, Artefact est également le nom du groupe punk/new-wave des 80′ dans lequel officia Dantec. No futur, déja…

“C’est ce matin-là que je suis né. Ce matin-là, à 8 h 46 et 40 secondes très exactement. C’est aussi le moment où je suis mort.Il faut reconnaître que c’était une matinée magnifique, la matinée faite sur mesure pour cette parturition qui suivrait l’arrêt de mes fonctions vitales. Car j’allais naître, et pour cela je devais mourir. Voilà pourquoi je m’étais rendu ici, dans cet endroit unique au monde : pour devenir une dernière fois ce que j’étais.

J’allais devenir humain, le temps de m’effacer de l’existence humaine. J’allais naître, j’allais naître pour mourir enfin et quitter le monde des hommes. J’allais venir au monde pour mieux pouvoir en partir.

Ce n’était franchement pas une raison pire qu’une autre.

Le processus était pour moi devenu une simple habitude. Pour re- naître, je devais mourir. Pour pouvoir mourir, je devais re-naître.

C’est de ce paradoxe que je suis fait, il est ma nature, il est ma conscience, il est ma vie. Il est ce qui se tient au-delà même de ma vie. Il est vrai que je suis un peu plus qu’un être humain, je viens de bien plus loin, mes destinations comme mes origines ne vous sont même pas connues.

J’avais tout préparé avec une très grande précision depuis le jour où j’avais appris que les Temps s’en venaient, j’avais tout prévu, tout planifié, de mon tout premier acte postnatal au dernier geste anté- mortem. J’avais tout prévu, tout planifié, car je savais tout. Tout ce qui allait se produire, ici, sur le lieu même de ma naissance. Sur le lieu où ma mort prendrait son sens, au-delà d’elle-même.

J’avais tout prévu, tout planifié. Car il était temps de partir, le message avait été clair. Et on obéit forcément aux messages, ils sont là pour ça. Pour qu’on leur obéisse. C’est leur rôle, dans notre corporation. Il fallait donc que je parte. Que je quitte le monde humain. Mission accomplie, observation de l’expérience terminée.

Quelques années de répit avant le grand départ, au grand maximum, de quoi mettre ses affaires en ordre, achever l’opération en cours, effacer toute trace de son passage en ce monde, puis préparer le processus. Car pour nous, nous qui vivons ici sans y être nés, nos morts et nos vies se succèdent sans trêve, grâce à des technologies dont vous ne pourriez même pas comprendre le début d’un concept de base. Notre « stock » de morts et de renaissance est généralement fixé à l’avance, pour les besoins de la Mission, mais il peut être sujet à des variations. Au dernier tour, notre naissance en tant qu’être humain est le prodrome à notre ultime déshumanisation, et notre mort sera le retour vers notre existence initiale. C’est ainsi que nous sommes faits. C’est pour cela que nous vivons parmi vous depuis des millénaires sans que vous puissiez vous douter de quoi que ce soit.

Je dois mourir pour naître à nouveau et je vais donc naître de nouveau comme être humain afin de passer la porte, la porte de la mort, la porte que j’ai franchie à tant de reprises mais que je dois me préparer à ouvrir et refermer pour la toute dernière fois, afin de revenir à mon corps d’origine, c’est-à-dire à la machine biophysique qui est mon identité première.

C’était si simple, en vérité :

J’allais naître en ce beau matin de septembre, il était 8 h 46.

J’allais naître pour pouvoir mourir, j’allais mourir pour pouvoir naître, j’allais apparaître dans l’humanité pour mieux en disparaître.

Évidemment, on ne joue pas avec la vie et la mort, l’éternité et le chaos sans qu’un véritable défi vous soit jeté en pleine face, on ne s’aventure pas au-delà des limites de la biologie et de la politique sans vivre une authentique plongée dans les abysses qui terminent toute histoire humaine. Un sacrifice. Un éclair. Un souvenir venu du futur. Et ce sacrifice coïncide comme par un fait exprès avec l’instant de ma naissance/mort, ce sacrifice est la tension induite entre les deux pôles impossibles de mon existence, ce sacrifice, il apparaît déjà à la périphérie de ma vision.

Il y a moi, à 8 h 46 et une poignée de secondes, en ce sublime matin de septembre, moi qui me tiens dans le vaste hall de cette firme juridique dont j’ai même oublié le nom, qui n’a en soi aucune importance, sinon comme pierre tombale parmi les pierres tombales. Il y a moi, le ciel bleu et le soleil estival qui se réfracte sur toutes les surfaces de verre des tours du centre financier. Il y a moi qui vais naître dans la lumière de ce rayon d’or qui se pose sur l’élégant parquet à la française, au milieu de la somptueuse salle d’accueil d’un de ces multiples cabinets d’avocats internationaux qui ont pris possession du quartier, de la ville, du monde en son entier, et où suis-je donc, me dis-je, sinon au centre du monde, au centre du quartier central de la ville centrale du centre-monde, le centre des échanges et des flux d’informations de tous les genres, commerciales, industrielles, financières, policières, techniques et scientifiques, politico-économiques, météorologiques, mafieuses, secrètes, pire encore, le centre de tous les mondes ; alors il y a moi, il est 8 h

46 passées d’une douzaine de secondes, la matinée est d’une luminosité surnaturelle, il y a moi qui vais naître ici même, là où tout va s’agglomérer, tous les mondes, comme lors d’une puissante fusion nucléaire, il y a moi qui me tiens quasiment au milieu de la tour, étage 90, un beau chiffre rond, il y a moi qui annonce aux secrétaires assises derrière leur desk que le monde que nous connaissons va disparaître, avec elles, avec leurs collègues, avec moi, et toutes les personnes présentes ici, il y a moi qui vais naître, parce que je dois quitter l’humanité, mais que j’y suis irrémissiblement lié, il y a moi qui regarde ce point noir dans le ciel, ce point noir qui grossit régulièrement, laissant peu à peu apercevoir sa forme et sa structure, ce point noir qui s’approche très vite des grandes surfaces de verre derrière lesquelles je souris aux hommes et aux femmes qui circulent autour de moi, leurs toutes dernières pensées grillagées dans les cases d’un tableur ou d’un logiciel de traduction.

Il y a moi, dans la tour Nord du World Trade Center, à 8 h 46 et un peu moins de trente secondes, il y a moi et il y a l’avion. L’avion qui vient couper le cordon ombilical qui me retenait aussi bien à la fausse humanité que j’avais tant de fois incarné qu’à mon existence première, celle de l’homme venu des étoiles.

Il y a moi qui vais naître. Alors que tous les autres vont mourir. Il y a moi qui vais pouvoir mourir, alors que tous les autres poursuivront le cours de leur existence. Il y a moi qui vais bientôt rester le dernier humain vivant encore dans cet espace particulier de la tour.

Sauf que je ne suis pas humain.

Je suis en train de m’inscrire comme parcelle d’humanité sur cette terre, mais en négatif, comme la solarisation d’une silhouette par un flash atomique. L’avion est désormais bien visible, volant à basse altitude droit dans notre direction.

Je vais naître, 8 h 46, trente-cinq secondes.

Je vais naître. Nous sommes au mois de septembre, il fait beau et chaud.

Je vais naître, en ce onze septembre, il est 8 h 46 et près de quarante secondes. Il y a comme une éternité de suspens alors que l’ombre, énorme, se précipite sur sa destination finale, sur son destin, sur nous tous, dans la tour.

L’avion, brutalement, est là, de toute sa présence, de toute sa puissance balistique, de tout son vacarme. Il est bien plus qu’un objet, il est une onde en mouvement. Une onde hurlante qui se fracasse contre la tour. Plus encore, il est cet événement terrible et inconcevable qui vient de traverser la tour de part en part avant même que la conscience ait eu le temps de comprendre ce qui se produisait, et même qu’il se produisait quelque chose.

L’éclat et le choc sont indescriptibles, ils déchirent les notions même de temps et d’espace. Chaleur, lumière, noirceur, tout n’est que variation dans le flux de l’onde, tout n’est que gradation dans l’intensité de l’événement. Tout n’est que vibration.

Le feu dans le verre, les flammes contre le métal, le métal contre le métal, le feu dans le béton. Le tonnerre des murs qui s’effondrent, des réservoirs qui explosent, le rugissements des flammes, l’épouvante mécanique des aciers fracassés, les hurlements, presque indistincts, qui parviennent d’à peu près partout, presque simultanément, dans le crescendo d’une symphonie de la peur. Et ces monceaux entiers de la tour qui s’effondrent sur moi, dans un nuage de poussière brûlante.

Ça y est, je meurs, je suis né.

Je suis né à la seconde où le monde vient d’imploser.

J’avais tout prévu parce que je savais tout. Je savais tout à l’avance. Et avec la précision d’un super-ordinateur. Je connaissais la date et l’heure exacte des impacts depuis des semaines. Vision précognitive et neurocontrôle multimodal de l’intuition. Des techniques qui sont la base de notre formation.

J’avais tout prévu, je savais tout, j’avais donc prévenu mes supérieurs.

J’avais envoyé le message d’urgence via une hyper-ligne de biophotons amplifiés que j’avais branché vers un relais que je savais en orbite autour de Titan. Les données seraient de là acheminées, décodées, vers le Vaisseau-Mère.

J’avais prévenu mes supérieurs, je les avais même avertis, pour ne pas dire alarmés, leur demandant en vain que la sacro-sainte politique de non-intervention qui dictait leur conduite pour les affaires humaines soit révisée.

Mais les Lois de l’Exploration AnthropoPlanétaire sont inflexibles :

il faut que la menace mette toute l’espèce en péril pour que des dispositions spécifiques, et dérogeant aux règles élémentaires, puissent être envisagées avec sérénité.

Quatre attentats terroristes simultanés, même de cette envergure, ce n’était pas assez. Cela restait dans le domaine des catastrophes humaines habituelles. L’Homo Sapiens en avait vu d’autres, j’en savais quelque chose, m’avait-on fait remarquer.

J’avais alors fait valoir que l’événement allait déclencher une guerre qui concentrerait en elle toutes les guerres précédentes, une guerre aussi terminatrice qu’un Déluge, un authentique Armageddon, le danger était réel, j’avais tenté d’éclairer ce schisme particulier entre scientificité et religiosité qui allait précipiter le monde humain dans l’abîme, j’avais expliqué comment les nihilismes positivistes et leur bouclage indéfini l’empêcheraient très vite de poursuivre son aventure technique et scientifique, m’appuyant sur une argumentation véhémente j’avais dessiné les plans de ce qui adviendrait lorsque l’homo sapiens de cette planète allait finir par se rabattre sur toutes les transcendances de substitution et les utopies charlatanesques que son imagination était en mesure d’inventer. Il était même probable qu’une sorte de Post-Religion en kit, sacrificielle et planétaire, vienne jouer les démiurges pour une humanité bientôt perdue dans l’obscurité des incendies. Les derniers siècles que j’avais vécus montraient précisément la ligne typique de progression vers ce point de rupture.

La catastrophe était déjà là, il fallait se rendre à l’évidence. Mais on ne m’avait pas écouté. Pures spéculations, m’avait-on répété. Le Vaisseau-Mère resta sourd à mes multiples demandes, il me rappela sans ménagement que je passais mes toutes dernières années sur la Terre, que je ne devais pas céder au syndrome compassionnel interspécique trop bien connu, la Mission devait continuer, comme elle avait fonctionné durant un millénaire entier, je devais me préparer au retour selon les procédures en usage.

C’est pourquoi j’avais décidé d’agir. D’agir contre. Contre les règles. Contre les procédures, les usages. J’avais décidé de naître une dernière fois en tant qu’humain, comme prévu par les ordonnances du Départ, mais pas du tout selon les « procédures en usage », pas du tout dans la perspective d’un « départ dans les règles ». J’allais effectuer la pire des trahisons envisageables. Une trahison contre moi-même, contre tout ce que j’étais. De simple observateur, j’allais devenir acteur de l’histoire des hommes. Pire encore, j’allais profiter des quelques mois ou années de sursis qu’il me restait sur cette terre à parfaire cette trahison, cette naissance à l’humanité, par le sacrifice, cette ouverture vers la mort, au-delà de ma structure biophysique en attente quelque part, très loin, dans ce que les humains appellent l’Anneau des Astéroïdes.

J’avais décidé de naître/mourir au moment même où un message du Vaisseau-mère m’avertissait qu’il ne me restait que quelques maigres années d’activité sur la planète des Hommes et que le retour était pour ainsi dire imminent.

Les événements semblaient faits pour établir une conjuration de grande envergure qui dépassait de loin ma pauvre personne, et les six milliards d’humains qu’elle espionnait depuis mille ans.

Les événements semblaient faits pour tout renverser, tout carboniser, tout détruire.

Comme cette tour.

Cette tour qui tremble encore sous l’impact.

Cette tour dont tous les étages supérieurs sont déjà en feu.

L’avion a pénétré dans la tour Nord tout juste quatre niveaux au- dessus de nous, par la face septentrionale de l’édifice, étage 94. Je connaissais tous les paramètres de la catastrophe. Ces quatre étages de distance ne représentaient qu’une barrière très fragile face au monstre qui venait de s’impacter dans la structure, ils furent traversés dans l’instant par l’onde de choc et par des structures métalliques de taille énorme, en feu, projetées à des vitesses tout juste subsoniques. L’explosion des réservoirs éjecta un peu plus de quatre-vingt mille litres de liquide hautement inflammable, et fort bien enflammé, dans les quatre directions de l’espace, portés par un effet d’aérosol à la périphérie de la boule de feu, un peu comme ces bombes « fuel-air explosive » dont s’était servie l’armée américaine dans les sables d’Irak, une décennie auparavant. Les quatre étages supérieurs furent proprement désintégrés net, jusqu’au 98 compris où un énorme incendie se mit aussitôt en action, se propageant à toute vitesse vers le haut. Un quart d’heure après le crash, sous la zone d’impact, les étages 92 et 93 étaient complètement en feu à leur tour.

Les kamikazes savaient fort bien ce qu’il faisaient : la masse de l’avion, sa vitesse, le volume du carburant à la fois détonant et hautement inflammable, se consumant jusqu’à des températures de 1 200 degrés. Une cible bien haute, bien visible, bien nette, immanquable.

Une haute structure de métal, de verre et de béton, fragile. Une haute colonne qui allait se voir sectionnée nette par le pouvoir des aciers et des carburants modernes.

Si la dynamique propre aux incendies attira immédiatement le gros des flammes vers la cime de la tour, la nature particulière du feu liquéfié l’entrava aussi aux lois de la gravité : des jets, des ruissellements, des gouttières, des cascades de kérosène en combustion descendaient vers les étages inférieurs, utilisant les trous creusés par l’accident tout comme les cages d’escaliers, ou les puits d’ascenseurs, y allumant sur leur passage autant d’incendies mortels, dans le même temps, la fumée et le feu envahissaient systématiquement les étages supérieurs, y emprisonnant tout dans une cage de métal incandescent et d’air irrespirable.

Bientôt le toit lui-même serait une vaste plaque ardente.

Bientôt la tour entière serait une condensation verticale de l’enfer.”

Pour des informations complémentaires afin de devenir membre de la communauté des lecteurs de Maurice G. Dantec:inscription@babylonbabies.org

Pour assister à la soirée :11septembre@babylonbabies.org

Le : 29/06/2007

31 commentaires

Un lecture d’Artefact:
http://yoros.free.fr/artefact.htm

Commentaire par montag, le Lundi 16 juillet 2007 à 14:00

Euh, pourtant Dantec m’a toujours attiré - par exemple sur Le théâtre des opérations que je cite dans l’interview de markus Giesler sur Gonzaï - mais là euh après avoir péniblement pris mon courage à deux mains pour lire plus de trois lignes, j’ai décroché : c’est quoi ce style pourrave et cette entrée en matière cliché ? C’est fait exprès ? Ou c’est juste que Dantec est devenu un artefact et un pisse copie de l’écrivain intransigeant des débuts ? J’espère pour lui et ses lecteurs que je me trompe et que ceci n’est qu’un jugement hâtif !

Commentaire par sylvain, le Lundi 16 juillet 2007 à 9:39

M Dantec, pouvez-vous SVP me trouver l’année de décès de Henriette Charasson ? C’est pour les archives BAnQ et ma recherche.
Ma belle-mère, Jeanne L’Archevêque la lisait.

merci et bonne journée

Commentaire par jean-guy dagenais, le Lundi 16 juillet 2007 à 20:42

Sylvain, lis Babylon Babies et La grande jonction. Pour moi c’est au niveau d’Aldeous Huxley.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 16 juillet 2007 à 22:06

J’adorais Maurice G. Dantec jusqu’à ses derniers romans. Soyons honnêtes : il se chie dessus. Il n’a absolument plus rien à dire. Il nourrit son petit prestige avec des provocations antiarabes et des pavés imbitables, mais c’est un hypocrite : il n’est pas plus fondamentalement catho que mon chien. Dommage, Maurice, que tu aies pété un câble sans devenir génial pour autant.

Commentaire par Harry, le Lundi 16 juillet 2007 à 12:47

Mon cher Harry, m’est avis que tu n’as jamais su pénétrer les sphères dans lesquelles t’invite Dantec. La preuve, cette pseudo critique. Tu me fais de la peine mais continue d’ecrire des conneries, sur le net surtout, ça te fait du bien on dirait. Bonne nuit, biquet.
Signé : Un connard de Grenoble.

Commentaire par Ced, le Lundi 16 juillet 2007 à 22:46

J’aimais beaucoup Mg.Dantec également, mais le style est devenu vraiment trop lourd à mon goût. Je n’achèterais pas le bouquin cette fois.

Commentaire par Akada, le Lundi 16 juillet 2007 à 0:43

Tu enrichis toi-même si considérablement la critique, “connard de Grenoble”, que je vais tout de suite te laisser patauger dans ta bave et remuer du cul dans ta niche. Bonnes vacances, mon chou.

Commentaire par Harry, le Lundi 16 juillet 2007 à 13:14

Dites donc les amis on pourrait pas élever un peu le débat plutot que de lorgner vers le caniveau?

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 16 juillet 2007 à 18:57

Pas de problème. Mais faut croire que pour certains, lorsqu’on n’aime pas Dantec, on est forcément un imbécile. Le dogmatisme ça finit forcément en échange d’insultes, que veux-tu.

Commentaire par Harry, le Lundi 16 juillet 2007 à 19:18

Harry, tu as des soucis d’intestins ou tu es juste un pauvre troll plein de ressentiments ? Je suis au milieu d’Artefact, mon libraire l’a eu aujourd’hui, ce livre sera le chef d’oeuvre de la rentrée, désolé pour ton ulcere baby !

Commentaire par julius, le Lundi 16 juillet 2007 à 3:39

Merci Harry !
Si tous les détracteurs de Dantec sont de votre crue la VOIX est libre. Penchez bien la tête surtout, et veillez à ce que votre bave corrosive glisse bien entre les touches du clavier.

“Qui n’entend qu’un cloche n’entend qu’un son”
Est-ce là votre mot d’ordre ?

Commentaire par Festivus hunter, le Lundi 16 juillet 2007 à 12:10

Je remarque de plus en plus qu’un gouffre s’établit’entre les lecteurs de Dantec (dont je fais partie) et les autres (sans $etre péjoratif) et que généralement ça se termine par une volée d’insultes !!
Je ne saisi pas bien pourquoi, si vous n’aimez pas Dantec ,personne ne vous oblige à en degouter les autres !!
Allons un peu de tenue et de brio dans vos commentaires !

Commentaire par trastaroot, le Lundi 16 juillet 2007 à 12:22

Enfin le prochain livre de Dantec. Une fois entré dedans, quels que soient les romans, on n’en sort pas!!

On peut rejeter ses idées mais pas son style qui se retrouve de livre en livre depuis les racines du mal!

Je ne comprendrai jamais ce rejets des convertis qui perdent tout style ou qui deviennent lourds car ils ne pensent plus comme il faut

Commentaire par BiG DoC, le Lundi 16 juillet 2007 à 12:28

Rejeter Dantec a priori et ses lecteurs avec, c’est prendre cet écrivain pour ce qu’il n’est pas, un gourou, et les autres, des groupies. Si les critiques négatives à l’égard de Dantec étaient le fait de bons lecteurs, on pourrait, en effet, avoir des débats intéressants. Mais les concaténations d’insultes souvent suintées d’entrée de jeu par les “anti-Dantec”, les “déçus de Dantec”, montrent ceci: ce sont avant tout de mauvais feuilleteurs qui les profèrent, car un minimum de rigueur, de hauteur de vue leur suffirait pour comprendre que l’oeuvre de cet écrivain repose, entre autres, sur une contreréaction au nombrilisme littéraire ambiant. Bien tout le contraire d’un gourou. Non contents de justifier le mot de Fontenelle pour qui “l’injure est la raison de celui qui a tort”, ces lecteurs, décidément, ne savent pas réagir autrement que par la hargne, même pas formulée de façon intéressante, devant un “phénomène littéraire” qu’ils avaient cru un temps pouvoir caser sans difficulté dans leur lourd agenda de la “branchitude”. Ils ont l’impression d’avoir été bernés (d’où cette rancoeur, car une certaine “fashion attitude” doit se donner des airs d’infaillibilité dans ses choix esthétiques), alors qu’en fait ils n’ont peut-être jamais su aborder Dantec, et ce depuis les débuts, si comme je le pense ils lui ont inconsciemment dénié tout surcroît d’imagination, de mobilité et de grâce par rapport à ce qu’eux-mêmes ont reçu et développé.

Commentaire par Joe, le Lundi 16 juillet 2007 à 17:04

Bon, vraiment rien de neuf sous le soleil, j’avais déjà lu voici trois mois des commentaires de détracteurs de Dantec sur un espace d’Agora Vox et bien ça reste strictement identique et constant dans le bas de gamme: Dantec n’écrit plus rien de bien (quand soi-même on n’est pas foutu d’écrire une malheureuse ligne, c’est sûr que c’est beaucoup plus confortable), Il est un abruti (encore une volupté de fingourmet), il est anti-arabe, donc raciste (ce qui est en effet beaucoup moins tendance que les élucubrtions antisémites de Soral et antichrétiennes de Onfray), bref tout cela est tout simplement inqualifiable, tous ces pauvres gens (mais sont-ce encore des gens?) sont clairement hors concours et pour reprendre Michel Audiard, si la connerie se mesurait, ils serviraient de maitre-étalon.
Que rajouter? Vraiment rien sinon que j’attends avec impatience d’avoir Artefact entre les mains. Au fait les trolls, il faut le lire pour le comprendre!

Commentaire par Colonel Romanenko, le Lundi 16 juillet 2007 à 21:49

J’attends aussi avec impatience la sortie d’ARTEFACT, consciente que nous avons en M. G. Dantec un des plus grands auteurs francophones du siècle.
Qu’il ait des détracteurs ne m’étonne pas, le talent fait peur, la jalousie a toujours rendu les gens mesquins et plus ils sont petits plus ils aboient, comme les roquets.
A la fin, c’en est devenu presque amusant de lire la sempiternelle niaiserie genre > à croire que dès que le talent s’épanouit, que le style explose et que la langue se fait arme d’une précision chirurgicale…… le lecteur de base décroche, c’est trop de violence pour ses petites méninges ramollies à grands coups de télé, le pauvre ne peut plus suivre et d’ailleurs, à quoi bon? quand on est de race limace, il est difficile de s’identifier à un héros, c’est normal!
Les commentaires gluants et méphitiques d’un certain Harry, me font franchement marrer, ils sont la très exacte expression de ce qu’est leur auteur.
Grande satisfaction finalement que de pouvoir se sentir différent de cette fange ne serait-ce que par l’admiration d’un écrivain tel que Maurice G Dantec! Merci à lui de nous donner cette chance.

Commentaire par IevaZorn, le Lundi 16 juillet 2007 à 0:15

(les guillemets ont fait disparaître la “sempiternelle niaiserie” que je citais:
“j’aimais bien Dantec avant mais maintenant je le trouve indigeste”….
à lire entre “genre” et “à croire”. Merci.)

Commentaire par IevaZorn, le Lundi 16 juillet 2007 à 0:23

C’est incroyable quand même que les adorateurs de Dantec traitent ses détracteurs de crétins, n’admettent pas les critiques des autres (on a le droit de le trouver lourd, indigeste, confus, je crois que c’est un trait de son écriture, sans avoir à déployer un argumentaire détaillé)et, comble de l’incohérence, rejettent toutes ces tares sur les autres….
Lui (Le Maître de ses serfs) a tout à fait le droit de balayer d’un revers de la main les autres écrivains en usant d’insultes, d’invectives voire de diffamations sans avoir à déployer le moindre argumentaire crédible (il s’en fout !) là ce n’est absolument pas de la jalousie, ni de la rancune, ni du fiel…. Cherchez l’erreur !!
Gros problème psychologique aussi de projection et d’identification chez ses récents et plus jeunes thuriféraires qui rêvent de monter des milices et d’attaquer les arabes, les gauchistes, les marxistes et je ne sais plus quoi d’autre… Bref le délire total !
Dantec est sans conteste un écrivain brillant, il a une conception brillante de la littérature, sait créer des univers, des ambiances… Théoriquement Dantec est génial.. c’est vraiment au niveau de la pratqiue que ça cloche… La lourdeur, la pompe grotesque, et une certaine propension à l’écriture filandreuse n’étant pas une de ses moindres tares… Je sais, je sais je suis un crétin qui n’a rien compris à Dantec !

Commentaire par Blockhaus, le Lundi 16 juillet 2007 à 17:48

Toi qui accuse Maurice Dantec de plagiat, lance tes sources. Si tu en trouves une, je te paye un séjour d’une semaine dans un hôtel de Santa Monica avec la personne de ton choix !

Commentaire par Luc Serven, le Lundi 16 juillet 2007 à 17:16

Ok les gars.
Vous pensez franchement que si on prenait par exemple, euh disons, Mitterand et Giscard et qu’on les fouttait autour d’une table ils finiraient par être d’accord sur quelque chose?

Enfin je veux dire, ce débat n’a pas lieu d’être. Les gens qui n’aiment pas Dantec ne lisent pas Dantec. Point.

Il y a des gens beaucoup plus dangereux que lui en 2007… Roselyne Bachelot, Cali, Ruquier, Fogiel, Marc Levy, Clovis Cornillac, les Pokemon, etc….

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 16 juillet 2007 à 20:46

Je lis ses romans depuis Les Racines du Mal.
Son langage a commencé à se transformer depuis Villa Vortex.
Il oscillait entre des clichés(exemple:les caricatures de flics) et un lyrisme (exemple:les répétitions des mêmes phrases) qui cherche son rythme depuis ce roman et Cosmos Inc. Depuis Grande Jonction, tout s’affirme, la transposition de ses univers et des idées philosophiques deviennnent plus évidentes.
Il approche au sein d’Artefact de ses objetifs stylistiques et philosophiques, ce qui est une réussite. La deuxième partie du roman, “Artefact”, fut, en ce qui me concerne l’expérience équivalente à passer de l’autre côté du miroir.
Au-delà de l’appréciation du style, de la strucure, des enjeux intellectuels du roman, la qualité d’un livre réside aussi dans un espace indéfinissable qui lie l’oeuvre et son lecteur, dans un rapport personnel à l’ouvrage, un lien singulier qui ne peut être partager. Toute autre considération à l’égard d’un écrivain est vide et inutile.

Commentaire par Persona, le Lundi 16 juillet 2007 à 23:53

Ce Dantec là peut potentiellement plaire aux critiques littéraires voire aux écrivains français qui le boudent et le méprisent(style Richard Millet mais c’est pas gagné). Peut-être éprouve-t-il comme Houellebecq cherchant le Goncourt avec son improbable secte raelienne traité avec beaucoup (trop selon Philippe Djian dans le Monde2) de sérieux un besoin de reconnaissance(réaction typique d’êtres issus d’un milieu social ou socio-professionnel qui ne les prédestinait pas à la littérature) tout en gardant les thèmes qui lui sont chers. Reste que l’abus de répétitions érigé en procédé littéraire m’ennuie presque toujours, qu’il soit justifié ou pas par rapport à un quelconque effet recherché qui de toutes façons fonctionne rarement sur ma personne. Je ne pensais pas que ce cher Maurice puisse un jour être atteint par ce cancer fort répandu dans les cellules malades des lettres françaises(Mazarine si ta cervelle fraîchement décongelée m’entend…). Naître pour mourir, mourir pour renaître, résurrection, Maurice Dantec est une tour de chair, un avion de papier enflammé a traversé un des verres sombres de ses célèbres lunettes et semble l’avoir infesté de flux mystiques. Trop de lumière beaucoup trop de lumière pour les yeux fragiles et comme le chantait Tuxedomoon “No tears for the creatures for the night, my eyes are dry whyyyyy…”. Il était depuis longtemps guetté par des puissances invisibles, des esprits morts à moins que nous soyons les morts prisonniers de nos carcasses de viande graisseuse et trop salée et eux les vivants libres comme l’air sans os ni chair. Entre deux nuages, l’image fugitive du Philip K. Dick de la trilogie divine sous forme de poisson, la statue du Christ à Montréal et un esprit volant non identifié s’infiltrant en images subliminales dans les vidéos d’exécutions d’otages en Irak ne l’ont pas laissé indemne. Je prie pour que ce dernier esprit ne soit pas celui de Ron Hubbard mais je ne sais pas prier un panneau. Comme je l’écrivais plus haut, Michel Houellebecq parlait d’un Raël de pacotille, Dantec s’il arrêtait l’écriture pourrait bien en devenir un en plus sérieux peut-être, avec une milice armé plus efficace que les Christeros soutenu par un bruyant mix philosophique à base de Nietzsche et des pères de l’église. Cet extrait d’”Artefact” m’a interpellé et surpris mais j’ai bien eu du mal à le lire en entier et honnêtement, je ne sais pas si j’aurais le courage de lire ce nouveau roman. Okay?

Commentaire par cyril, le Lundi 16 juillet 2007 à 21:01

Bonjour à tous,
Je fais moi aussi partie des déçus de Dantec. Au beau milieu d’Artefact, je suis à la peine. Les intrigues se cherchent, le style est souvent pédant, le fond finalement assez convenu. Je le préférais dans ses habits d’auteur de roman noir.

Commentaire par Bertrand, le Lundi 16 juillet 2007 à 22:08

Bonjour,

Je suis très déçu par les romans de Dantec d’une façon générale, leur style pompier, leur coté (volontairement ?) illisible, leurs clichés. Ses journaux sont malheureusement plombés par un déluge d’expressions pseudo philosophiques, assénées à chaque paragraphe. Son style pédant (”j’ai tout compris sur tout, vous êtes des cons”)est franchement désagréable. Reste quelques beaux crachats bien envoyés qui prouvent que, quand il se donne la peine de ne pas se regarder écrire, Dantec est un remarquable polémiste.

Commentaire par phil, le Lundi 16 juillet 2007 à 11:56

[...] puisse dire, c’est que l’Artefact de Dantec fait couler pas mal d’encre ces jours-ci (et même ici bas). Et pas que de la noire. Le débat homme/écrivain n’ayant pas lieu d’être (pourquoi [...]

Commentaire par MAURICE G. DANTEC - Rendez-vous mardi à Paris | Gonzaï, le Lundi 16 juillet 2007 à 1:33

Intéressantes ces critiques, mais un peu vide. Il me semble que tout le monde trouve que chez dantec, le fond est profond et déconcertant. J’ai lu tous ses livre, mais est ce que quelqu’un peut m’explique comment il est arrivé à lire plus de 10 pages après le milieu de Cosmos Incorporated ? A quoi cela sert d’être illisible ??
Bon, peut être qu’il a réduit la dose de psychotropes et que Artefact sera de la trempe des racines du mal.
Je vais lire une page au milieu. Si il est question de “de synthèse disjonctive”, j’achère un Dick et je rentre chez moi…

FOB

Commentaire par FOB, le Lundi 16 juillet 2007 à 18:26

L’anonymat est une vertu typiquement franchouillarde, souvenons-nous avec émotion des héros de la délation nationale vers 1942. Un forumard est généralement un merdaillon nihiliste qui confond Oui-Oui avec Nietzsche et se propose de changer le monde en deux pets foireux sortis de son anus labial. C’est un clone de seconde catégorie d’un Jean-François Kahn ou d’une de ses catins de la “République” : un rebellocrate, comme disait Muray, qui confond le doigt qu’il maintient enfoncé dans le cul avec l’étoile du berger qu’il vient à grand peine d’apercevoir. On les trouve assis sur les plus fameuses des tinettes du Oueb, genre subversives, mais il leur arrive de posséder leur propre blog, dont ils oublient régulièrement de tirer la châsse.

Micro-Michaël Moore de la “pensée” contemporaine, autant dire de leur propre diarrhée verbale, ils se croient de “gôche” alors qu’ils ne sont que des nazillons de garderie, ou de “droite” alors qu’ils ne sont que des chihuahuas jacobins. Dans le meilleur des cas, ils peuvent postuler à la fonction de garde du corps de Dieudonné, autant dire suceur de bite agréé, ou bien aider Alain Soral à écrire les paroles du prochain tube de Jean-Marie le Pen. Hit mondial en perspective !

Commentaire par Maurice Dantec, le Lundi 16 juillet 2007 à 14:01

Vas-y Momo,
Continue, chatouille où ça fait mal, on t’aime, mais gare aux amphètes et au reste!
MURAY nous a désespéré de partir si tôt

Louis - Bordeaux

Commentaire par Louis POURCEL(le vrai), le Lundi 16 juillet 2007 à 15:09

Le vrai talent de Dantec, c’est d’avoir trouvé une maison d’édition pour publier ce roman….(enfin roman, un bien grand mot !)

Commentaire par nadia, le Lundi 16 juillet 2007 à 21:25

Dantec
Un style reconnaissable et original,en évolution, un contenu actuel en prise sur nos préoccupations quotidienne
Du courage, du contenu politique et sociétal réaliste contre le révisionnisme actuel qui consiste à tout taire ou à discuter de sa petite expérience personnelle
On peut aimer on peut détester mais ce n’est pas superficiel
Bien plus fort que le meilleur Beigbeder de “Window…”
Parvient sans y toucher à lier les styles polar fantastique et la fable moderne
Continue Dantec ta poursuite On en redemande

Commentaire par Benoit, le Lundi 16 juillet 2007 à 18:49

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