Au col de ma veste se trouve un badge, comme au revers du blouson aviateur de Dühsse, comme sur la sangle du guitariste de Gülcher… il y a le badge Martyrs Of Pops. MOP pour les intimes.
Un label crée dans le Detroit français, Rouen et son passé violent de dockers trop bourrés pour différencier leurs femmes de leurs nièces. Mais Martyrs of Pops montrent un certain raffinement : ils ont le raffinement de parler du rock Bubble-gum, de la Shine Pop et toute ces musiques nées d’une partie de ping-pong entre la Californie et Londres. Un contre-pied en vue du retour au rock binaire, pourtant largement défendue dans la capital Normande. Car Martyrs Of Pops est fédérateur : le pari assez fou de réunir nouveau punks seventies et fan de french-touch. Et ce label y va à grands coups de partenariat avec quelques acteurs musicaux : Pierre Mikailoff vient lire des écrits, pendant que Jean Emanuel Deluxe passe ses raretés (et le tout en vinyle).
Si l’on ajoute à tout cela une équipe soudée de jeunes loup aux oreilles sanguinolentes et un logo aux fleurs franchement vaginal (du genre la fleur obscène de The Wall), ce label a construit ce que l’on attend de toute chose forte : un univers. Et lance des aujourd’hui une souscription pour monter ses activités. A bon entendeur….
Mais la vraie question restera qui sont les martyres de la pop ? Sting et Mylène Farmer qui font vraiment souffrir le monde entier ? Ou certain solitaire qui se sont cassés les genoux sur leurs chemins de croix… comme Jeff Buckley ?
Par Little Johnny Jet




ETRE DIEU