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// MARTYRS OF POP Naissance d’un label résistant //

L’industrie du disque sombre peu à peu dans le grand trou béant qu’elle a elle-même creusé, ca, vous le saviez déjà. Mais vous savez quoi, buddies… C’est une (...) suite

L’industrie du disque sombre peu à peu dans le grand trou béant qu’elle a elle-même creusé, ca, vous le saviez déjà. Mais vous savez quoi, buddies… C’est une bonne nouvelle. Un dernier coup de pioche et les majors ressembleront à l’industrie sidérurgique des années 80.

L’auditeur français a parfois tendance, dans le grand marasme des cassage de gueule industriels, à tout assimiler. Tout confondre. Un label, c’est un acte de foi. Aujourd’hui plus que jamais. Ne surtout pas lâcher la proie pour l’ombre. Jamais.

Car être un label en 2008, c’est avant tout un acte de résistance qui s’exprime moins par des coups de poing dans ta gueule que par des sorties qui tiennent la route. Etonnent, surprennent. Quitte à piocher dans le passé. Quitte à donner à son label une dimension chrétienne. Puis être prêt à endurer les pires sévices pour assumer sa différence et ses convictions.

Martyrs of Pop. Un nouveau label rouennais fondé par notre confrère Jean-Emmanuel Deluxe, s’inscrit dans cette mouvance. RESISTANCE. Martyrs of pop, le petit cousin des grands frères (El Records, Shimmy Disc, Tricatel) fondé par trois passionnés névropathes qui croient en la pop et le velours comme d’autres dans la bière et les perfectos.

Peut-être, surement même, n’en aurions nous pas parler si Jean-Emmanuel Deluxe (vous savez, le journaliste qui déclenche une polémique sur chacun de ses articles) n’était pas lui-même un Gonzaï boy. Certains y verront même une promotion cachée pour l’un des nôtres. Qu’ils se rassurent, c’est une promotion assumée. Gonzaï aime Martyrs of Pop et ses projets. Au programme pour 2008, dans les premiers travaux de MOP:

La réédition d’un des plus grands secrets de la pop underground: The Beautiful losers par Jay Alanski. Un album magique entre adolescence folk glam et fulgurance décadentes. Sous inspiration Todd Rundgren, Kim Fowley et gorgé de références dandyesque. The Beautiful losers, qui reste 30 ans après sa sortie une référence pour Eudeline, Adrien (Yves), devrait ravir les amoureux de la pop alternative (comprendre celle où Daho, Dominique A et Laurent Voulzy ne squattent pas les étagères). Sortie prévue pour avril 2008 chez Abeille musique.

Suivront sans doute un nouvel album de Jean-Emmanuel (après son Tribute to Jean-Pierre Melville), celui de Kevin Coral et aussi (surtout) la sortie d’une collection de film cultes dont The Committee ( B.O inédite du Pink Floyd en 1968) et Mondo Hollywood (with Bobby Beausoleil, Ronald Reagan et Frank Zappa). Un élitisme de circonstance dans un monde où le fétichisme nostalgique est devenu roi.

Si toi aussi, lecteur, tu veux participer à l’aventure des damnés de Martyrs of Pop, le label lance un appel à souscription, je te joins les fichiers ci-dessous. Au moins tu ne pourras pas aller crier sur le forum des Inrocks qu’en France personne n’a tenté de changer la donne.

Allez, salut.

http://martyrsofpop.com/
http://www.myspace.com/martyrsofpop

2 commentaires

Bien dit !
Un label, c’est la musique au service des mélomanes. La major c’est la musique au service de l’économie. Enterrons les Four Majors et sauvons les labels et les collectifs, avenir de la musique pérenne.

Commentaire par Billy HP, le Lundi 21 janvier 2008 à 11:19

Je leur offre tout mon soutien et tous mes voeux pour produire des belles choses et perdurer dans le milieu !
il en faut, des puristes.

mais de là à faire un don de 500 euros…
;)

Commentaire par Nung', le Lundi 21 janvier 2008 à 3:35

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