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MARIE FRANCE Dieu, ses apôtres et sa diva

Paris, Centre culturel Wallonie Bruxelles, 20 février 08. L’autre fois j’ai vu dieu. Engoncé dans son jean taille 34. Enfin faut dire que ça s’est pas vraiment passé comme (...) suite

Paris, Centre culturel Wallonie Bruxelles, 20 février 08.

L’autre fois j’ai vu dieu. Engoncé dans son jean taille 34. Enfin faut dire que ça s’est pas vraiment passé comme ça. Je ne suis plus vraiment très sûr. La seule certitude, au fond, c’est que c’était un jean 34. C’était un soir de février. Et il était là sur scène. Plus un poil sur le caillou. Et ce jean mon dieu, élimé au possible, contenant à peine ce corps malingre de supplicié. Jacques Duvall était son nom, et son riffle 45 chauffait encore sous le pois des mots balancés en rafale.

L’autre fois, j’ai vu un mec chanter les louanges du bloody Mary avec un belge, guitare à la main et gomina dans les cheveux. Sûrement un de ses apôtres, du nom de Miam Monster Miam. Un patron de label tiens, Freaksville. Miam… Un drôle d’oiseau quarantenaire ayant upgradé tous les styles à jouer sur la six cordes, qui balançait du lourd derrière Duvall. Des riffs de métal taillés sur mesure pour donner un sens perdu au saint rock’n’roll.

Et puis soudain, dans la lumière tamisée des projecteurs, survint Marie France. Madame Marie France. Version humanisée de la Pamela Popo de Gainsbourg. Diva sans âge. Diva mythique. Ayant côtoyé tout le monde, de Pacadis à Bijou. Alain Kan. Accessoirement. Le Paris des perfectos et des foulards . Unique survivante d’un Paris mythique. Et qui tient encore debout tiens ! Une Marie France qui sous les lumières n’accuse pas le poids des années. Voix intacte. Charme inouï pour les chromosomes XX et XY. Je déboutonne ma chemise.

// Bleu// Bleu.mp3

Marie France donc. La dame sort prochainement un album chez Freaksville, avec Miam Monster Miam à la guitare et Jacques Duvall à la plume. Interpénétration des astres. Album sublime (dont on reparlera) à déposer d’urgence à côté des œuvres pharaoniques de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Une digne succession (sans les violons) sur le mode Pygmalion/Diva.

Une histoire de couple. Une histoire de sentiments. Une histoire unisexe.

http://www.myspace.com/mariefrancedeparis

Un commentaire

“Interpénétration des astres” ? Ce numéro de Gonzaï est décidément placé sous le signe des mécaniques célestes (cf. chronique sur Merz !)

Commentaire par sylvain, le Lundi 3 mars 2008 à 1:58

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