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LIBERTY VALANCE La fille Electricité.

Je n’ai même plus l’envie de sauver le Rock & Roll. Back to the basics. Le Rock & Roll, pourquoi ? Baby Rockeur exit, ce mot n’existe plus. Le (...) suite

LIBERTY VALANCE Je n’ai même plus l’envie de sauver le Rock & Roll.

Back to the basics. Le Rock & Roll, pourquoi ? Baby Rockeur exit, ce mot n’existe plus. Le chemin de leur musique : celui de la grande pop française 66 - 73. Dans la forme, j’entends. Parce qu’il n’y a que cela d’acceptable dans notre catalogue national. Un break en La 7éme Mineur, voyez vous, ce n’est pas vraiment le cheminement traditionnel du groupe garage français.

Et la tendance s’étend dans l’Hexagone. Parisiens décomplexant l’envie provinciale. Allons-y, Carl Barrat français. Faisons une musique dépolitisée, à référence urbaine et növo culture. Les néo mods français ont pris le temps d’arriver sur tout le territoire. Mettre une lavallière et un veston hors périphérique… et les yeux se retournent sur vous. « PD » diront les récalcitrants du Jean Slim. Oui, la révolution en province est mal acceptée si elle a des allures bourgeoises.

LIBERTY VALANCE Certainement est-ce la raison pour laquelle Liberty Valance à opté pour le T-Shirt. T-Shirt et Telecaster mesdames et messieurs. T-Shirt et des cœurs sur les refrains, « Des jeunes gens pleins d’allure / Buvaient des liqueurs alcoolisées ». LV comme signature, l’index et le pouce tendu à gauche, index et majeur à droite. Un signe West Coast, venant de Dijon.

Un EP pour un jeune groupe. Un jeune groupe, disons-le, qui se fera décimer s’il pointe le bout de son nez. Pas prêt, du tout. Rythmique branlante, chant approximatif sur textes sur usant le chant lexical du romantisme électrique. Les mafieux flairent ce genre de poisson dés le bocal. Ils se font flinguer aux portes de la ville.

// La fille électricité//      Fille electricite.mp3

Pourquoi ? Question de code. On leur a pas donné la Bible. La leur couvre des Strokes aux Shadows. Et cela s’entend : double Telecaster extrêmement encourageante. Baffe en aller-retour, corde vibrant en sursis, attendant le nouveau coût de médiator. Guitariste funambule, magnant la Fender comme un fouet. Ou plutôt le poignet comme un fouet. De ce genre de jeu si doux a nos oreilles.

Savoir faire l’accord tantrique, c’est une preuve d’amour pour cette musique, le rock & roll. Ainsi, Liberty Valance veut casser les planches des scènes à coup de talons, casser des cordes le menton tendu, faire chavirer le public d’un regard plein de foudre. Une posture qui demande de la prétention.

Oublier les codes, oublier les différences…

Estimez-vous exceptionnel pour le devenir.

www.myspace.com/libertyvalancetheband

3 commentaires

Ah putain tout ce que je déteste !!! Argh….

Commentaire par sylvain, le Lundi 19 mai 2008 à 0:51

Putain je connaissais pas, ca déboite ce groupe, sylvain a de la merde dans les oreilles. Tu crains mec.

Rythmique branlante, je trouve pas, c’est carré, technique, pointu, affuté, y a du gout, de l’efficacité, de l’originalité, la maitrise du son, (tantot bien garage et disto, tantot bien scintillant)

J’adore!!!!!!

Commentaire par Gérald, le Lundi 19 mai 2008 à 18:29

c’est pas faut…

Commentaire par moi, le Lundi 19 mai 2008 à 16:32

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