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LES INROCKS Le Volume sans le son

Mes retrouvailles avec l'ancien monde, je les dois à un paquet de cigarettes et un homme chauve en couverture. Un type bien connu qui cachait par son chapeau (...) suite

Mes retrouvailles avec l’ancien monde, je les dois à un paquet de cigarettes et un homme chauve en couverture. Un type bien connu qui cachait par son chapeau à la Bogart les lettres blanches cerclées de noir. Ces lettres, je les connaissais pourtant bien: c’étaient celles d’un hebdomadaire que j’avais arrêté d’acheter en 1999, à l’approche de mes premiers rapports textuels. Presque dix ans. “Un Benson 100s j’ai demandé au kiosquier, et puis donnez moi ces deux journaux là, j’ai un peu de monnaie”.

Parce qu’une couverture, c’est souvent du pathos, de la tragédie avec des gros titres en couleur style “police Impact taille 55″, j’ai racheté les Inrocks

Volume:premier mfaitOui, je le confesse, j’ai replongé. Pas vraiment que j’ai eu envie de voir si l’hebdo avait remonté la pente du “tout tout pour mon public”, non… Il y avait cet homme malade sur la couverture, titré par un “CONVERSATION AVEC BASHUNG, dernier des géants”, et puis un soupçon de curiosité, je le confesse, à avoir ce qu’une bande de peigne-cul pourrait demander au dernier des géants, et s’ils oseraient lui parler maladie, accords renversés, chimiothérapie et “je t’ai manqué”. Tout le monde vous a déjà beaucoup parlé de Bashung, cachant au travers des mots son cancer des poumons et sa résistance aux douleurs. Alors, inconsciemment, j’ai “espéré”. Une cohérence, un peu de lumière: Un homme chauve et digne en couverture, une interview vérité, quelques lignes qui auraient dépassé la simple tentation de vendre plus avec un homme malade sur la devanture. Un peu de courage, peut-être, dans les questions.

Et puis soudain, au détour des pages, avant même d’arriver au cahier central, la prise de conscience. RIEN N’AVAIT CHANGÉ. Rien. Une maquette flatteuse pour le lecteur, un bon goût assumé et faussement prescripteur, les mêmes névroses qu’il y a dix ans (la précarité des journalistes, le faux positionnement rap/black, la passion pour le Daft). Une insoutenable lourdeur de lettres qui rendait mon arrivée à l’interview de Bashung pénible, amère et rude. Un amoncellement de clichés, de fausses questions avec points de suspension (”Plusieurs de tes chansons sont devenues des tubes, ca semble facile pour toi…”) qui suintaient la connivence. Enfin… la tentation de connivence. A la question “Le succès ne t’a pas donné le sentiment d’être installé?”, j’arrête. Et referme le newsmag’ en m’allumant une Benson. Je dévisage une dernière fois la couverture, avant d’en conclure que ces gens là n’ont pas d’âme, et encore moins d’encre dans leurs stylos Daniel Hechter 1993.

Et maintenant il y a Volume et Thom Yorke qui me dévisage. Qui semble perdu, lui aussi, dans cet amas de conneries volumineuses.

Volume intrieur cuirCe n’est pas un secret, vous êtes déjà au courant, Jean-Daniel Beauvallet et Christian Fevret, les deux têtes pleines de vide des Inrocks, remettent le couvert. Comme en 1986, lorsqu’ils lançaient leur bi-mensuel en écoutant The Smiths, My Bloody Valentine et le four à micro-ondes dans la cuisine. “C’est prêt Jean-Daniel, on passe à table”. Tout ceux qui un jour ont fondé un fanzine, un journal, quel qu’il soit, le savent: monter un chemin de fer, travailler tard dans la nuit et voir la maquette prendre forme, relève d’une excitation non descriptible. C’était l’année 1986, et les trentenaires semblent encore s’en souvenir, baignant (agonisant) dans une nostalgie des premières feuilles artisanales des Inrocks. Aujourd’hui je me fous de Sonic Youth, Godard et Camille. Et pourtant, j’ai acheté Volume, pour essayer de comprendre ce que je ne comprendrais jamais: le manque de vision, l’absence de parti-pris.

Comprenez: Titrer sur Radiohead en couv’ avec un “PREMIER GROUPE MUTANT”, puis dériver sur la gauche par un “MY BLOODY VALENTINE, RESURRECTION D’UN GROUPE CULTE, achever le lecteur par un nonchalant “DENNIS WILSON, L’ENFANT TERRIBLE DES BEACH BOYS”…. Ne manquerait plus, à la limite qu’un sponsorship du Père Lachaise et pierre tombales associées pour compléter le tableau pittoresque. Peut-être est-ce le passé de Beauvallet en tant que nègre chez EMI, sûrement la vieillesse et le temps qui passe, qui donnent à ce nouveau magazine papier des allures d’hagiographies maquettées sous Quark Xpress 2001. Et pourtant, je n’en suis qu’à la couverture. Comme dans bien des cas, le pire est encore à venir.

“Comme emblème de ce numéro 1, nous avons choisi Radiohead (…), cette époque mutante avait son groupe. Elle possède désormais son magazine”. Soit un long dossier de plusieurs pages où le lecteur n’apprend rien de plus sur Radiohead (tout au plus une listographie des EP, que tout le monde se refile déjà depuis longtemps sur le net. Taper “towering the rest” sur Emule, allez…), et comprend comment “ne rien ressentir en lisant un papier de fond sur My bloody Valentine”, sûrement écrit avec les pieds pendant que le journaliste (Richard Robert) se branle sur son égo de mec qui a tout compris au shoegaze. Pour faire passer la pilule, un peu de pédophilie esthétisante (Un dossier Smells like teen spirit sur les concerts interdits aux adultes) et un goût du défrichage toujours limité à l’outre-manche, d’où notre ami JDB écrit le meilleur de Soko, Doherty et Franz Ferdinand perdus dans des pubs anglais de seconde zone avec des grosses au teint rouge qui sirotent des cocas dans l’arrière-salle.

La consanguinité avec la cousine des Inrocks va même au-delà de ces fautes de “bon-goût-assumé-mais-quand-même-on-est-un-peu-branleur”. Volume, tente, via le jeu des dessous de bureau, d’être branché. Et comme tous les branchés le savent, rien n’est pire qu’un looser tentant de parler, au hasard, de Kitsuné, Daniel Baldelli ou Tellier, quarante cinq ans après tout le monde. C’est cela le “Volume style”: tenter de démocratiser l’accès à la culture grâce à la pauvreté du style, la mise au sol des visions, pour que tout le monde puisse jouer avec pendant dix secondes. Une véritable escroquerie que, et c’est paradoxal, même les créateurs de Volume dénoncent lorsqu’ils affirment qu’une place est à prendre entre Technikart et Rock’n'Folk. Soit des magazines spécialisés, qui, si l’on s’en tient au rayon musical, savent au moins de quoi ils parlent. Quelques découvertes bien mises en valeur chez Tech’, les papiers d’Eudeline et Ungemuth chez R&F’… Il y a toujours quelques lignes à lire. Volume, pour sa part, c’est la Shoah du sentiment, le blitzkrieg des concepts, passés à la moulinette par une bande de vieux qui espèrent encore se coucher après 22H en mettant Chet Baker sur la platine.

Radiohead, un groupeIl est maintenant presque quatorze heures, et la lumière grise tamisée met subtilement en valeur ces deux couvertures. Bashung chez les Inrocks, Thom Yorke chez Volume. Je sais maintenant que plus jamais ces revues ne franchiront le pas de ma porte, et que l’avenir n’appartient plus aux vieux. Début des années 2000, Jean-Phiippe Freu (Rinocerose) me confiait vouer une admiration sans borne à Beauvallet; encore récemment quelques artistes me demandaient de ne pas citer leurs propos, lorsqu’ils cassaient du sucre sur le dos voûté du Jean-Daniel.

Il serait peut-être temps d’achever ces mécanismes, et avouer une fois pour toute que l’utopie des 60′ a bien eu lieu: POWER TO THE PEOPLE, MAN. Et qu’on ne me parle plus jamais de mutants et autres retours de groupes du passé. Pour le deuxième numéro de Volume, à paraitre en juillet, j’opte d’office pour les Stone Roses. Un autre rêve à enfoncer.

http://volume-lemag.com/

25 commentaires

Tu es en verve cette semaine, ça fait plaiz… à moi qui me fait rare par ici…

Commentaire par sylvain, le Lundi 30 juin 2008 à 1:17

100 % d’accord - qu’on foute du cyanure ds la tisane des nains corruptibles !

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 30 juin 2008 à 10:12

merci bester, ça soulage

Commentaire par mat ber, le Lundi 30 juin 2008 à 11:50

IN-CEN-DIAIRE.
J’ai acheté Volume aussi, avec un brin d’espoir.
J’aurais pas dû, en plus Radiohead, quelle horreur.

Commentaire par louie louis, le Lundi 30 juin 2008 à 13:19

mon mal être enfin exorcisé…

Commentaire par alexis kacimi, le Lundi 30 juin 2008 à 16:18

C’est sûr, Radiohead en couv, quelle prise de risque ! ça manque franchement d’originalité et de parti-pris (et puis Weezer album du mois, alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a que trois chansons potables, et encore…). Sans parler de la maquette étouffante, j’ai cru retomber sur l’horrible Rolling Stones Mag (qui est de nouveau dans les bacs cela dit en passant…). Le seul qui semble vraiment s’éclater, c’est C. Conte, avec ses rééditions Gibert et son papier sur Dennis Wilson. Un sursaut identitaire ne serait pas négligeable sur le prochain numéro.

Salutations,

Commentaire par Paul Ramone, le Lundi 30 juin 2008 à 18:39

Incroyable cette haine que suscitent les Inrocks… Doit bien y avoir du vrai là dedans mais tout cela sent un peu le règlement de comptes entre initiés. Mais bon c’est amusant à lire. Ceci dit bien que fidèle abonné les inrocks m’exaspèrent plus que de raison… Couv’ putassière et faux cul avec Coldplay, adoration incompréhensible du minable Cali, aucune ligne sur les derniers albums de Ween ou Married Monk…
Concernant Volume je trouve que c’est plutôt prometteur. Comme c’est C.Conte qui tient la barre et qu’il demeure une des dernières bonnes raisons de lire les inrocks, va pour Volume…

Commentaire par M.Pat, le Lundi 30 juin 2008 à 23:04

moi je dis aucun des deux !

Commentaire par Number 9, le Lundi 30 juin 2008 à 8:29

Radiohead, quelle horreur.

-> Louie Louis, voyons, mon garçon. Cessons ces tentatives tout à fait personnelles de nous chamailler en ligne, en public, alors que je suis à ta disposition en dehors.
Nous irons tondre ce beau Valet et le planter en haut d’une pique, si cela te chante.

Pour en revenir au Volumen ci-accusé, je souhaiterais précisé qu’il semble être volontairement un ouvrage d’étude et d’approfondissement. Ce qui ne nécessite en rien qu’il traitasse de l’actualité de quelque manière.
Bon après pas de chance, ce que j’en ai vu, ils en traitent tout de même, et approfondissent assez mal.
J’en suis le premier désolé.
Qu’importe nous avons Gonzaï.

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 30 juin 2008 à 13:21

Voici un article de haute volée…

Pour les nostalgiques des Inrocks en noir et blanc ; une citation sur mon blog :
http://www.gandhivert.fr/les-inrockuptible-1990-michka-assayas-183.html

POWER TO THE PEOPLE !!

Commentaire par Le Gandhi Vert, le Lundi 30 juin 2008 à 18:46

marrant comme personne ne remarque que cette vieille bique de Bester reste étonnamment superficiel dans sa critique, s’appuyant surtout sur l’editing ou sur l’edito… franchement moyens, il faut bien l’avouer, mais ayant acheté le mag, il fourmille quand même de nombreuses idées prometteuses. Descendre un mag pour son premier numéro avec autant de violence, ca suppose quand même une rancoeur cachée dont on voudrait bien connaitre la nature…

Commentaire par bah, le Lundi 30 juin 2008 à 11:59

Ce qui est marrant à remarquer aussi, c’est l’incroyable constat d’échec que représente Volume : une revue avec une maquette originale, des idées, différents angles de lecture et la possibilité pour ses lecteurs de découvrir des choses, tout ça existait, ça s’appelait “les inrockuptibles”, ça paraissait tous les 2 mois,ça ne prétendait pas trop embrasser pour si mal étreindre, ça ne se voulait pas un “news culturel” (tragique, cette bannière…). Qu’avons-nous découvert ds Volume ? Rien ! Pourquoi ce dossier Radiohead ? On peut pas faire le même ds les “Inrocks” (rien que cette abréviation est désolante !)? Manque de place, sans doute … le paradoxe des Inrocks, c’est qu’ils présentent bcp moins de choses en 4 numéros hebdo qu’en un seul bimestriel avant(et je ne parle pas ici du nbre de pages). De la “haine d’initiés” contre eux ? Point du tout ! Mais ce “mag générationnel” (beurk !) apporte bcp moins de choses qu’Internet, les papiers st très mal écrits, ne permettent pas de “revoir” quoi que ce soit (”revue”, ça faisait peut-être prétentieux, mais ça en disait long sur la tentative de contenu), on a la douloureuse impression que le filtre politique voulu il y a plusieurs années a conduit à une autocensure permanente, et les Inrocks st devenus un truc qu’on feuillette très vite, un magazine de salle d’attente. Toutes les plumes intéressantes ont quitté le navire, et même pour un provincial loin du microcosme comme moi, il est qd même patent que ce canard est corrompu jusqu’aux oreilles (qu’on ne vienne pas me dire que même Beauvallet trouve Coldplay formidable - “Music for a new society ? A 33 ans, je demeure incapable de l’écouter seul ds le noir”, nous disait-il en 92 - et Chris Martin, JD, tu y arrives aux toilettes ?)

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 30 juin 2008 à 16:03

Je trouve que la réponse ci-dessus vaut son pesant d’or, je ne m’épancherai pas plus la dessus.
J’ajouterai juste à titre personnel ne pas faire parti des gens frustrés qui, à cause d’un refus pour une embauche chez les Inrocks, auraient tenté de régler leurs compte avec un employeur qui a surement l’age de mon père.
Pour résumer; chez Bah, vous lisez ici l’avis d’un lecteur sporadique des Inrocks, qui après plusieurs années passées à éviter la revue s’est décidé un beau matin de juin à voir si le vent avait tourné. la réponse est clairement non. Dans la vie comme en amour, la vision est subjective. Souffrant de myopie aigue, j’ai besoin de m’approcher des choses pour en voir les détails, ce qui, en soi, apporte déja un élément de réponse.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juin 2008 à 19:41

“son pesant d’or” ? c’est de l’ironie, mon cher Bester ?

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 30 juin 2008 à 21:51

Une fois n’est pas coutume, non.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juin 2008 à 0:20

pardon, monsieur Aa, mais encore une fois, et encore plus que bester, ton seul argument pour dézinguer définitivement Volume, reste “le dossier radiohead” de couv… un peu léger, d’autant que tu es si rapidement à court d’arguments que tu embrayes directement sur “les pages politiques des inrocks”, (qui sont, soyons clairs, parfaitement infantiles; si ces gens là veulent militer dans un parti de gauche, ils n’ont qu’à payer leur cotise)(mais ce n’est pas le débat, non?). .
Diable, on dirait que tu ne l’as même pas vraiment ouvert ce magazine: ta réponse c’est 5 lignes sur Volume, 20 pages sur les Inrocks! et encore, pour nous dire que c’était mieux avant, ce qui est apparemment une opinion commune chez les quadras… (les inrocks mensuel, c’était en 86, quand même)
Comme Volume traite, avec des angles différents, de la mini brève à du dossier de 8 pages sur Dennis Wilson (que, pardonnez moi, je connnaissais mal…), de plusieurs dizaines de groupes, difficile de dire qu’on ne découvre rien. ou alors c’est de la mauvaise foi.

@ Bester:je ne t’accusais de rien en particulier mais je trouvais surtout que tes arguments viennent à manquer.

Commentaire par bah, le Lundi 30 juin 2008 à 1:37

Ayant fait un stage aux inrockuptibles il n’y a pas si longtemps, je confirme la décrépitude ambiante et le manque de plumes, d’esprits agités attirés par une curiosité débordante.
Il y avait une osmose d’auto satisfaction à la médiocrité, au minimum syndical, l’idée de faire parti d’un monde, d’une sphère.
Sans vouloir faire un registre vulgaire, tapageur, personnel, c’était minable.
Volume n’est pas mauvais, Volume n’est rien.

Commentaire par AB, le Lundi 30 juin 2008 à 3:58

De la mauvaise foi sur Volume ? Ah … si je parle bcp des Inrocks, c’est parce que je ne vois aucun intérêt à faire un magazine qui ressemble à une version délavée du premier, qui tire à la ligne (tu verras qu’il vont recycler des articles publiés qques années auparavant - ils l’ont déjà fait ds la version hebdo). Je n’aime pas Radiohead, c’est vrai - mais il est vrai aussi que je ne vois aucunement l’intérêt de leur consacrer un dossier aussi important :en 3 clics, tu en apprends autant, et je pense que la presse écrite doit être une presse d’opinion. Les autres dossiers ressemblent à des trucs qu’on trouve ds Technikart, ou pire, le Nouvel Obs. Dennis Wilson ? Ma

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 30 juin 2008 à 4:10

De la mauvaise foi sur Volume, cher Bah ? Ah … si je parle bcp des Inrocks, c’est parce que je ne vois aucun intérêt à faire un magazine qui ressemble à une version délavée du premier, qui tire à la ligne (tu verras qu’il vont recycler des articles publiés qques années auparavant - ils l’ont déjà fait ds la version hebdo). Je n’aime pas Radiohead, c’est vrai - mais il est vrai aussi que je ne vois aucunement l’intérêt de leur consacrer un dossier aussi important (quel mag n’a pas fait son dossier Radiohead, pour y dire les mêmes choses, d’ailleurs ?); De +, en 3 clics, tu en apprends autant sur Internet, et je pense que la presse écrite doit être une presse d’opinion anvant tout. Les autres dossiers ressemblent à des trucs qu’on trouve ds Technikart, ou pire, le Nouvel Obs ou Télérama.Dennis Wilson ? Mais le papier est une redite d’éléments publiés partout depuis des lunes ! J’ai Pacific Ocean Blue depuis très longtemps, c’est vrai, mais cet article ne me dit aucunement pourquoi c’est un bon disque (ou pas). Ce que je reproche à Volume, c’est de mesquinement essayer de gratter qques sous de plus, en étant un produit dérivé, comme les compilations d’articles sorties par ses auteurs, les numéros (mal, si mal) écrits par les lecteurs, les listes de concerts d’été sur 150 pages, ou les numétos spécial cul (à qd le n° d’été spécial maillot de bain ?)Je n’ai aucune rancoeur contre les membres des Inrocks (je ne sais même pas à quoi ils ressemblent)mais la dérive terrible de leur journal me parait symptomatique, et le fait qu’ils bouffent tte la place avec leur respectabilité (rien de pire !)empêche les autres d’exister ds la presse écrite, sauf à les singer (cf Magic, Newcomer, etc … la liste est longue). Je vais te donner un exemple de ce qui est insupportable ds Volume : la chronique du disque de Van Duren, si elle a le mérite d’exister, est reléguée ds l’ombre (comme un quota d’oeuvres intéressantes, comme les chaines de télé le ft en diffusant du classique à 4 h du matin, par ex):une vraie décision courageuse aurait été de la mettre en avant, mais non, pas assez vendeur. Volume ne fait qu’étirer la formule de l’hebdo, sans prise de position sur la musiqueautre qu’une litanie d’arguments publicitaires et politiquement corrects(que les auteurs publient les dossiers de presse qu’on leur fournit, on gagnerait du tps). ce qui est rageant, c’est qu’il y a énormément de musiciens intéressants en ce moment, et qu’un boulot de journaliste consisterait à les indiquer aux amateurs potentiels, à être un passeur de plats - alors que là, ceux de Volume comme de la maison-mère se servent eux d’abord, pour préserver leur statut, leur “carrière”. Détail : le mensuel a commencé en 92; ok, je suis peut-être un ancien combattant, mais ce que j’aimais à cet époque et même avant, c’est ne pas tt comprendre, et dc chercher à relier les fils, alors que là, rien, je dis bien “rien” ne fait mystère, rien n’ouvre un monde, alors à quoi bon ? Avoir la sensation que les rédacteurs st paresseux ou corrompus, ou ont des goûts de chiotte ou les trois, ça ne donne effectivement pas envie de dire du bien de leur magazine !

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 30 juin 2008 à 4:35

Si je considère ces deux torchons (Volume et Inrocks) comme des bêtes à abattre, et que je les place au même plan, c’est à cause de cette putain d’impression désagréable qu’ils passent à coté de tous les mouvements musicaux forts. et ce depuis 10 ans. Le rock parisien, la scène psyche kraut, tout ca… Je hais cette fascination de l’ailleurs (l’angleterre) même pas bien décrite. Je n’ai pas connu le “vieux” inrocks d’avant le passage à l’hebdo, je trouve juste frappant le fait d’écrire avec aussi peu de passion sur la musique. C’est vraiment le dégré zéro de l’engagement, et cela se retrouve autant dans les deux journaux. Maintenant il faut bien l’avouer, le dossier Dennis Wilson était intéressant. Comme quoi, cher Bah, je ne suis pas totalement borné:)

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juin 2008 à 8:15

Mon problème dans cette histoire c’est que je suis d’accord avec tout le monde, les pour comme les contre. Cela veut-il dire que je suis un mec du milieu ???

Commentaire par sylvain, le Lundi 30 juin 2008 à 15:06

Sors tu souvent au Baron?
Aime tu “vraiment” The Foals?
Si tu coches “oui” aux deux réponses, considère que tu en es bébé:)

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juin 2008 à 18:28

Le premier numéro de volume, je l’ai seulement feuilleté et pas eu envie de l’acheter pour plusieurs raisons (la maquette peu engageante, mon peu d’intérêt pour Radiohead), je serais le premier à reconnaître l’insuffisance de ce premier numéro. Mais quand je vois qu’on casse du sucre sur les inrocks/volume pour dire du bien de connards moisis de rock’n'folk comme Ungemuth ou cette enflure d’Eudeline ou qu’on reproche aux inrocks de ne pas avoir parler de ce non-évènement qu’a été l’apparition de ces petits groupes de collégiens de la scène parisienne, alors, là, je dis non ! ce genre de commentaires me donne tout de suite envie d’aller relire Beauvallet et Conte. En plus, le deuxième numéro paraît déjà un peu meilleur.

Commentaire par Ben, le Lundi 30 juin 2008 à 1:55

Tout à fait d’accord. Les inrocks est une revue lèche cul, sans ame, suiviste et faussement tendance. J’ose à peine me torcher le cul avec !

Commentaire par Pierre, le Lundi 30 juin 2008 à 19:07

[...] du disque qui s’ensuivit changea ma vie… Weconnaissance éternelle et fuck les pitits jaloux wefoulés qui wêvent chaque jour de tuer la nuit celui qui a participé à la changeation de ma vie (putain, [...]

Commentaire par a y est, je peux mourrir… | WeWant2Wigoler, le Lundi 30 juin 2008 à 22:33

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