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LE PARIS PARIS La Boite à Moustache

Certains endroits s'annoncent comme des lieux de culte, des capsules de concentré, mixtures possédant un pouvoir; le tout en "free acces". Paris, ville censée évoquer la nuit (...) suite

Certains endroits s’annoncent comme des lieux de culte, des capsules de concentré, mixtures possédant un pouvoir; le tout en “free acces”. Paris, ville censée évoquer la nuit européenne, son coté indéniablement rococo, des sous-vêtements de soie… Bref une ambiance film de Marc Dorcel 1994.

Un glamour cheap, juste de belles images mentales pour faire rêver les touristes. Quoique, il n’y a qu’à prendre la température des grand lieux branchés parisiens pour se rentre compte que le rococo mauvais goût plaît aux habitants de la capitale. Nous avons des trio gagnant: “Le Baron”, “L’Étoile” et le “Paris Paris”. Le Paris Paris est toute l’institution: un lieu accessible uniquement sur invitation, montrer patte blanche. Puis il y a un truc vraiment louche: les molosses à l’entrée ne trouvent jamais votre nom sur la liste du premier coup, histoire de créer en vous cette petite montée d’adrénaline qui vous fera vraiment apprécier d’être entré dans le sacre des saints.

L’un à l’autre “Le mickey a grosse bitte me semblent encore la personne la plus humaine de ces lieux”. Oui a l’entrée trône un phallus gigantesque raccroché à un énorme Mickey Rose. Puis c’est une fête foraine, le cirque des immondicités parisiennes: spot fête foraine au plafond, moulures, de grandes glaces, des canapés aux tapisseries bordeaux… Ne reste plus que la vente de M&Ms dans les toilettes pour planter le décor. Mais ce lieu de perdition est encore plus dangereux pour autre chose. C’est qu’ici le maître des lieu est un certain Ullman, investigateur des “Kararock” du dimanche soir au Baron. Ullman qui persiste en signant le Cabarock au Paris Paris. Encore une fois, l’influence Marc Dorcel: certains groupes de blague rock se succèdent, décorés en arrière plan de jeunes femmes façon cabaret 1920, frou frou et frimousse trémoussante. Ajoutons à leur attitude une sorte de regard lubrique vide, on obtient le comble de l’anti sexy… le cabarock ne donne envie de baiser sous aucun prétexte.

C’est surtout qu’ici règne la hype, que tout s’y passe, qu’il décide des mouvements de foule, des choses à faire et à faire valoir. Pour un groupe, passer au Paris Paris est censé être le signe d’un salut quasi éternel, un adoubement par le père Ulmman se baladant en peignoir, poudre blanche sur la moustache et les cheveux. Au fil des mois se succèdent Apple Jelly, Fancy… les Plasticines. Que des gens bien intentionnés, menant un chemin de croix plein de concerts, où le Paris Paris en serait la troisième chute de Jésus. Et c’est en ayant été projeté tête d’affiche d’une soirée sur le boulevard de l’opéra, vu par un public trié sur le volet, buvant de mauvaises bières à un prix exagéré que l’on peut officialiser son statut de “groupe définitivement trop hype”. C’est cela l’effet Paris Paris.

Mais en fait, toute la problématique se situe autre part. C’est le public lui même qui définira ce qu’est cet endroit au final. Alors que la plupart des salles de concerts ont un point où convergent tous les regards (c’est ce que l’on appelle communément la scène) au Paris Paris, la vrai scène est la fosse. Il est étonnant de constater que personne ne regarde les concerts très attentivement, mais que tout le monde passe plus de temps à regarder à droite, à gauche, échanger des regards dans une quête de reconnaissance. Être reconnu d’un voisin, qui avec un peu de chance sera un jour connu. C’est l’endroit idéal pour se faire valoir, se mettre le thermomètre rectal de sa propre popularité.

Car le Paris Paris n’est rien d’autre que l’Opéra moderne. L’opéra du XVIII éme et XIX éme siècle, le lieu de sociabilité de toute la bourgeoisie parisienne. On y trouvait aussi bien les petits bourgeois près du parterre que les derniers survivants d’aristocrates dans les loges supérieures. Les gens allaient à l’opéra pour montrer leur nouveaux linges, aller passer des accords importants, ou tout simplement discuter… Rien de très artistique, juste le MSN de l’époque. Et le Paris Paris (qui est si proche de l’Opéra), n’est rien d’autre: c’est un endroit de je m’en foutiste musicaux, qui par prétexte d’arts et d’originalités vont se retrouver, pavanant leur dernière paires de baskets. Son ambiance y est lourde: quelque chose de malsain se passe la bas… C’est le pire des vices moderne.

http://www.myspace.com/leparisparis

10 commentaires

oué ça me rappelle la boite du film Irréversible, la bien nommée… ;)

Commentaire par Nungesser, le Lundi 16 avril 2007 à 5:51

aha… qu’il facheux de voir que le désir d’insertion se fond dans la dérision … Ta bouche à bien du baver pour faire couler autant d’encre!

Commentaire par RF'iste, le Lundi 16 avril 2007 à 15:57

non, j’ai juste le désir de pénétrer ta bouche baveuse.

et pourquoi se sentir ataquer a la place d’une boite? je sais que nous sommes tous un peu fan de marc dorcel, mais de la à faire des suposition hasardeuse sur les gens…

Commentaire par littlejohnyjet, le Lundi 16 avril 2007 à 20:23

Baver….

(Ne parle-t-on pas de bave lorsque les gens sont enragés?)
Pour des gens comme toi, cher RF’iste, dieu merci Pasteur a inventé un vaccin.

Enrageusement votre,

Bester

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 16 avril 2007 à 22:33

mais au dessus de la bouche se trouve la moustache… je vous laisse réfléchir la dessus

Commentaire par Nungesser, le Lundi 16 avril 2007 à 4:30

Je tache de baver sans mousser sur ces délicates et profondes réparties… celà dit cher Nungesser, tu as raison : prêt de vos bouches, la mousse tache !
Si bester n’avait que sa langue pour baver… :)

Commentaire par RF'iste, le Lundi 16 avril 2007 à 14:42

OH!…Comme dirai l’autre ça balance…Pour réhausser le tout je vais vous dire kikou lol a++…la masturbation mentale quelle jouissance…

Commentaire par Psepha, le Lundi 16 avril 2007 à 22:50

on ne dit pas “investigateur” mais “instigateur” - “investigateur”, c’est quelqu’un qui mène une enquete.
ceci tapé, le Paris Paris est tres exactement tel que tu le décris dans ton article.
bravo pour ton esprit critique et ton analyse.
tcho tcho.

Commentaire par moonagedaydream, le Lundi 16 avril 2007 à 17:00

“Le Bazooka Circus était l’endroit que que fréquenterait l’élite si les nazis avaient gagné la guerre. On nageait en terme 6e Reich !”

H.S.T.

Commentaire par Billy HP, le Lundi 16 avril 2007 à 10:32

Taris sera toujopurs taris même en ces période humide et troublée.

Ta vie est un film de serie B ouais…
han han prend ça dans ta gueule!

Tous ces groupes en poney auront à répondre de leurs actes et ceci bien avant que l’on est eu le temps de dire ouf. Mais je n’ai pas la science infuse contrairement à jûll.
Enfin passons…

Quand a jacno alors là pffff ça m’etonerait bien tiens.

Patrice eudeline est un rockeur et c’est là tout l’interet qu’il nous suscite et je crois pouvoir l’affirmer sans fausse pudeur.

Phillipe manoeuvre? Vous voulez rire j’espere!
Je crois qu’il est a sa place dans l’univers televisuel qui est le notre, comme vous l’êtes dans l’univers du web. J’aime assez tous ces aspects constitutif d’un ensemble cohérent.

Alex rossi à effectivement le droit de penser ce qu’il pense

Je ne me formaliserai pas même si moi je pense qu’alister est un type formidable, ça ne regarde que ma conscience et moi, ok?

Mais moi j’aime bien la techno parfois, on a le droit de ne pas aimer des trucs aussi merde quand à la chanson française. Y’a aussi des trucs qui se passe aussi et surtout aux alentours des moyennes métropoles,rennes, pau, ce style de villes ou daho a souvent fait des concerts, et pas que des lives playback baclés, la distortion, california girl est certainenment une sacrée bonne chanson. j’ai le sentiment que finalement on est trés peu à penser que la pop/rock américaine par rapport aux anglais, je sais pas trop.

louis ferdinand celine dion trop peu pour moi, je deteste les canadiens surtout quand ils ont des foulards autours de leur cou, et les gens du signe cancer tout au plus, si j’ose m’exprimer ainsi a prt alister qui est poisson d’eau.
Alors on se la ferme sa grosse gueule hein!Bande de putois.

Commentaire par gregory lemarchal nous voila, le Lundi 16 avril 2007 à 22:35

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