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LE N’IMPORTE QUOI BAR l’asservissement des seins payants.

Drôle de stress que celui d'arriver en retard. Explorer le N'importe Quoi Bar, lieu qui a eu le droit à notre attention toute particulière quand nous avons appris (...) suite

Drôle de stress que celui d’arriver en retard. Explorer le N’importe Quoi Bar, lieu qui a eu le droit à notre attention toute particulière quand nous avons appris la possibilité pour les jeunes femmes de gagner des shots de vodka sous la simple action de montrer leur seins. Le geste doit être effectué en toute liberté même si les barmen ne peuvent s’empêcher de l’encourager. Mais le rendez-vous se fait assez compliqué: alors que l’adresse apparaît comme introuvable, mon photographe se paye le luxe de se casser la gueule de son deux roues. Puis c’est à mon Zippo et mon stylo de tomber en panne simultanément. Tous les éléments de la modernité voudraient jouer contre nous et notre envie intrépide d’aller se murger sur un arrière fond de topless! Mais l’attente propose ses grandes surprises. Comme la découverte du vrai bar fou de la rue, un très bizarre “Rose des Sable Sandwich à toute heure”, une bâtisse qui semble construite à partir des résidus de spleen dominical trainant çà et là dans tous les romans de Camus.

Sauf que tout finit par se goupiller et l’on comprend bien vite en entrant dans la salle que des seins, il ne doit y en avoir que tard le soir. “C’est partie d’un délire”. Vue la tronche gribouillée verte du patron des lieu, on veux bien croire que celui-ci est souvent sujet à des crises de délirium. Et l’intérieur est complètement déluré: des strings sont cachés un peu partout sur les murs, le fouillis est ambiant, il n’y a aucune cohérence de style: c’est n’importe quoi. Quand aux barmen, ils savent exécuter toutes les figures au millimètre du film Cocktail: voltigé de bouteille de rhum, rattrapée dans le dos, et tout le monde applaudit se léchant le visage pour récupérer les quelques gouttes de breuvage qui ont giclé. Les applaudissements peuvent se mélanger à la cacophonie ambiante des cadres vicieux sortant de leur travail (American Psycho a vraiment prit un sens en 2007), les petites Roots traînant leur dread stone jusqu’à la cave; ou l’association des anciens élèves d’école d’archi venus se réunir dans ce lieu de perdition. Tout ça avec une sous- couche musicale: un juke-box en forme de non-sens, passant de Sean Paul au chanteur de variété des plus improbables. Le décor finit d’être planté quand ma voisine allume sa Dark Devil sur l’air du pire des shred tenté par l’homme depuis qu’il a 11 doigts.

Cet endroit est en fait ce que l’on appelle un fussoir. La compréhension des lieux et des conversations devient impossible: je me retrouve à faire un coming-out alors que mon photographe me fait l’éloge en tout sincérité de Clara Morgane. Il est vrai que la jeune fille est étonnante: en seulement trois films dans lesquels son corps a été exploré toujours par le même membre, elle a réussit à devenir une vrai icône, donnant carrément des conseils pour la vie sexuelle des jeunes femmes modernes. Allez comprendre la démarche de demande d’audience à une star du porno pour pouvoir équilibrer sa vie sexuelle. Le monde prend sur certain point une de drôle de tournure. C’est comme ces filles si juvéniles au bras d’hommes grisonnants. Peut-être l’envie de vivre sa vie comme une tragédie classique; avec l’inceste et pourquoi pas le parricide a la fin de l’acte deux. Et le rythme du bar est ponctué par le disjoncteur qui semble lui aussi ne pas vouloir rendre la soirée simple. Jour/Nuit, lumière/obscurité… On en revient a la tragédie et Phèdre. Puis l’ascension atteint son paroxysme: la commande de mon Cuba Libre arrive en même temps que Freedom de George Michael. Voilà vraiment une vision de paradis que peu de gens arriveront à comprendre.

Le n’importe quoi bar, 16 rue du roule 75001 Paris
http://www.nimportequoi.fr/

Little Johnny Jet
Photos: Virgile Biechy

10 commentaires

super article

Commentaire par Bester Langs, le Samedi 10 mars 2007 à 2:27

quand le chat n’est pas là les souris dansent…
Je te dirai, hélas, comme d’habitude, ton talent est incontestable, je ne peux donc que m’incliner face à ça: très bon article…tout cela en faisant le papillon…

Commentaire par Psepha, le Samedi 10 mars 2007 à 17:08

Commentaire par Little Johnny Jet, le Samedi 10 mars 2007 à 18:10

gonzo un jour gonzo toujours

Commentaire par Mista DouDy, le Samedi 10 mars 2007 à 21:39

Manque le sperme et le stérilet.

Commentaire par Bester Langs, le Samedi 10 mars 2007 à 22:17

Bande de partouzeurs va

Commentaire par Sexy P, le Samedi 10 mars 2007 à 14:46

bande de partouzeurs

Commentaire par Sexy P, le Samedi 10 mars 2007 à 17:19

on en partouze pas, nous nous contentons de regardé des seins… encore falait t’il qu’il y en est!!!

Commentaire par little johnny jet, le Samedi 10 mars 2007 à 23:00

Mais diantre qui est ce SEXY P?

Commentaire par Bester Langs, le Samedi 10 mars 2007 à 23:22

Je confirme ce bar il dechire tous!!!
Sur tous le crâne héhé!!!

Commentaire par EL.breton, le Samedi 10 mars 2007 à 21:28

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