Anarchisme, révolte, nihilisme. Un homme a essayé de caler tout cela dans un livre, sous la dure contrainte du dictionnaire. Mais à quel prix? Un lion en cage est-il toujours un animal sauvage ? Pierre Mikaïloff, dompteur de Punk-Rock !!!
Le punk, culture imposante, aimant géant attirant tout les adolescents et les âmes légèrement cabossées… Le Punk aurait du être notre culture à tous. Celle d’une génération aimant les Sonics, Stooges et MC5, lisant Bukowski et faisant partie du Cat Claw. Alors oui, des premières cuites en écoutant en boucle Nevermind The Bollocks, aux graines de pavot grillées, persuadés de prendre de l’opium… oui, nous étions tous punks.
Sauf que… boire du vin blanc/coca ne fait pas du premier venu un punk. Et cette culture est en fait bien plus délicate à saisir qu’il n’y paraît. Musicalement, aucun groupe ne se ressemble vraiment. Entre les Clash et Taxi Girl, il n’y a que la guitare comme point commun (et encore…) Avec Alan Kan, le punk devient glam. Avec Métal Urbain, c’est de l’indus lo-fi destroy. Sans parler des vêtements, des pompes, du cinéma…
Alors, à partir de cet agglomérat, de ce télécospage de choses et de styles, l’ami Mikaïloff a fait le tri, éclairci, clarifié. A-t-il longuement enquêté ? La rumeur prétend que trois mois lui auraient suffit pour boucler le livre… Trois mois et une vie, en fait. Car il a tout balancé dans ces pages : énormément de groupes, plusieurs lieux, quelques personnages secondaires, et peu de livres (à croire que les punks ne lisaient pas). Sans doute pas mal de souvenirs aussi. Ce livre est une balade dans un film en noir et blanc, à la photographie pâle, avec un arrière goût de réalisation fantastique à la Cocteau. Au fil des pages se tisse la toile très resserrée du Punk-Rock. Car il y avait en fait peu de monde, seulement quelques jeunes en mal d’aventures, de vieux croulants en recherche d’un second souffle, et des parrains plaçant plus ou moins tout cette petite bande.
Trois villes bien entendu (New-York, Londres, Paris), des centaines d’albums et presque tout autant de morts. Pierre Mikaïloff jongle avec tout cela de manière habile, allant au but, faisant un détour humoristique à chaque topic. Pas du style de haut vol, non, car l’auteur est au plus près du sujet : no fioritures pour le no future. Juste une vision éclairée de la chose (certainement aidé en cela par ces lunettes à montures noires, costello style ?), un regard raisonné sur un mouvement déraisonnable.
Des grandes légendes y disent les plus belles bêtises. On y voit par exemple Kim Fowley spéculer sur les années 80 : « D’abord, ce sera le retour des petits labels. Les vidéodisques deviendront les albums de demain. La Chine nous donnera un nouveau Duane Eddy. Les soucoupes volantes atterriront. Une super agence antiterroriste sera formée et s’entraînera en chantant les paroles de Devo. Les filles de dix-douze ans seront les nouveaux objets sexuels de pointe. Un chien qui parle fera un disque d’or… ».
Mikaïloff restituent quelques aussi couronnes, trente ans après, pour des groupes aujourd’hui inconnus. Extrait : « [Le groupe] Jesse Hector & The Gorillas laisse dans la mémoire de ceux qui l’ont vu un souvenir vif, celui d’un power trio qui donnait, au cours des 35 minutes que durait leur set, assez d’énergie pour retourner affronter l’ennui du collège ou du bureau en rigolant ». Comme quoi, écrire l’histoire du rock, c’est essentiellement la réécrire, la réévaluer.
Que dire de plus sur ce dictionnaire, sinon qu’il suit l’ordre Alphabétique…
Le dictionnaire raisonné du Punk // Pierre Mikaïloff // Scali
10 commentaires
punk is not dead ! bon c’était pas la pène de faire un livre sur le punk vue qu’il n’est pas mort??!!
c’est pas très logique sa !!!
Un livre sur le punk avec des Doc Martens à lacets rouges dessus. C,est comme un dictionnaire Larousse avec une faute d’orthographe sur la couverture. Stupide.
les lacets sont rose, pas rouge ^^
“Punk’s my life” Lisez le livre au lieu de dire ça… Les vrais punks ne trainent pas sur internet
les punks not dead !!mais faire un dico. ca serai cool !!.ouai pk pas?:!!!
PUUUNK’S NOOOT DEAAAAAD !!!!!!
LE MOUVEMENT EST PTETRE MORT MAIS IA DES SURVIVANTS !!!
NE POUR LE PUNK
PUNK POUR VIVRE
Réponse à Angèle qui citait ci-dessous que “Les vrais punks ne trainent pas sur Internet”.
Et bien, totalement faux miss, à vrai dire, en lisant ton commentaire, le choque et l’humour son venu pigmenté ma réponse à ton commentaire disons … “débile”. Non! Les “vrais punks” comme tu les appelle, peuvent aussi traîner sur Internet, chercher des informations sur quelques concert.. Ou même sur leur groupes.
Il y a de nombreux chanteur.. Comme “Tados”, “La Meute”, “Lofofora” ou je ne sais quels groupe qui créent un site ou ils exposent le fonctionnement de leur musique, les dates de leur concert à venir.. où même qui correspondent avec d’autre chanteur ou gars de diverses associations à travers la France et même le monde.
Alors NON! Même “les vrai punks” trainent sur Internet. Stop à une généralité souvent trop fausse.
Angèle… Les punks trainent ou ils veulent, et se foutent de ton avis…
Ni dieu ni maitre, j’vai sur Facebook si j’veu, na.




ETRE DIEU
ppppppppppuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuunnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnk’s not deaddddddddddddd punk’s my liiiiiiiiiiiifeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee