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LE DEMON Hubert Selby Jr

Le Démon d'Hubert Selby Jr, 1976 "Ses amis l'appelaient Harry. Mais Harry n'enculait pas n'importe qui. Uniquement des femmes... Des femmes mariées. Avec elles, on avait moins d'emmerdements. Quand (...) suite

Le Démon d’Hubert Selby Jr, 1976

“Ses amis l’appelaient Harry. Mais Harry n’enculait pas n’importe qui. Uniquement des femmes… Des femmes mariées. Avec elles, on avait moins d’emmerdements. Quand elles étaient avec Harry, elles savaient à quoi s’en tenir. Pas question d’aller dîner ou prendre un verre. Pas question de baratin. Si c’est ce qu’elles attendaient, elles se foutaient dedans ; si elles commençaient à lui poser des questions sur sa vie, ou à faire des allusions à une liaison possible, il se barrait vite fait. Harry refusait toute attache, toute entrave, tout embêtement. Ce qu’il voulait, c’était baiser quand il avait envie de baiser, et se tirer ensuite, avec un sourire et un geste d’adieu…”

Une introduction comme un uppercut en pleine mâchoire.

Assené par ce dirty old man qu’est Hubert Selby Jr. Et c’est sonné que l’on sort de la descente en enfer qu’est ce livre, dès l’incipit nous somme lâchés dans la vie de cette homme banal qu’est Harry, Le démon est un voyage dans son esprit qui se révèle être d’une noirceur incommensurable. Mais si Selby nous met face à la folie de cette homme, ce n’est que pour mieux refléter le dedans de notre âme, être de plus en plus effrayé lorsque en pleine lecture on se rend compte qu’en bien des points le personnage principale est semblable a nous-mêmes; sa noirceur d’âme faisant écho à la notre.

Harry est un être qui ne trouve le repos de sa personne que dans le vice, tout d’abord commettant de menus larcins et coucheries avec des femmes mariées. Puis petit a petit, ayant explorer les limites de la sexualité, la surconsommation de femmes, avec des prostitués dans des endroits de plus en plus sales, Harry se marie et c’est en père de famille que nous le retrouvons lors des chapitres suivant. Jusqu’à cette scène familiale d’une justesse bouleversante. Avec une tension sous-jacente qui nous rapproche encore une fois de la folie de ce personnage.

Tension qui se révèle réelle lorsque Harry retourne à ses vieux démons, passant du sexe au meurtre lors d’une scène qui vous traumatisera à vie, à vous couper l’envie de prendre le métro.

C’est soulagé qu’Harry rentra dans sa gentille petite famille, mais ces actes meurtriers ne feront que s’amplifier jusqu’à une fin à l’arrière-goût apocalyptique.

Tout cela est soutenu par l’écriture de Selby qui mais prend un soin quasi maniaque à décrire la folie urbaine qu’est la notre.

Lire ce livre revient à une plongée en apnée en pleine mer, c’est essoufflé qu’on en ressort, mais heureux de cette première bouffée d’air pure que nous avons put respirer.

2 commentaires

Harry ne serait-il pas ..pédophile? Ne serait-ce pas contre ce mal qu’il se bat jusqu’à la fin du bouquin ? Ne serait-ce pas pour cela qu’il trouve des substituts quelconques pour l’empecher d’agir.. réelmement. Ne serait-ce pas là son demon ?
Quand il se reveille en sueur apres avoir rever de son fils et qu’il implore : tout mais pas ca
ou quand à la fin du film, la vue d’une petite fille denudée lui donne la nausée ?
j’suis paumée, c’est ce que j’ai percu du livre et j’ai besoin d’aide !

Commentaire par Emmanuelle, le Lundi 23 juillet 2007 à 0:59

du livre, pardon

Commentaire par Emmanuelle, le Lundi 23 juillet 2007 à 1:00

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