Les rediffusions annuelles de TF1 glissent sur les gens de bonne conscience comme l’eau sur les poils du morse. “Moi regarder un film avec Arnold Schwarzenegger, jamais de la vie”. Oh oui, snobisme oblige, l’homme de culture “bien pensant” est obligé de dénigrer un certain nombre de choses. Pourtant, c’est souvent ce même homme qui fait preuve de la plus flagrante inculture cinématographique.
Tout passionné de Pop culture se doit certaines choses : connaître le plus grand des détournements hollywoodien en est un. L’histoire est simple: John Mc Tiernan, quasi inventeur du genre “action”; réalisateur entre autre des méga-blockbusters Die Hard, Predator ou encore A La Poursuite d’Octobre Rouge; connaît bien sont métier. Il le connait tellement bien qu’il a décidé de le détruire. Pour ce faire, très simple: pousser au maximum les codes qu’il l’ont porté aux nues.
C’est donc dans un geste quasi suicidaire que celui-ci réalise,en 1993, la parodie la plus chère au monde. Et comme il lui faut un autre intouchable du genre pour couler le bateau sans bobo, il fait appel à son pote émigré le plus connu de la planète… Arnold Schwarzenegger. C’était avant les mandats politiques et le lifting facial.
Last Action Hero, donc, est le (seul) long métrage qui vous réconciliera à vie avec Schwarzy. L’ex-mister univers fait preuve ici d’une auto dérision rare pour un homme qui pèse déjà son milliard de dollars. L’exercice avait déjà été opéré avec Charles Bronson suite à ses rôles une peu répétitifs de Justicier ultra violent (regardez le Justicier 3 où Bronson dégomme des punk fluo à longueur de pellicules). Mais ici, les codes y seront californiens. Des pin-ups loueuses de films, des palmiers, cascades improbables et autres Boots 100% crocodile. Sans oublier ce sans quoi le film d’action ne serait rien d’autre qu’un banal documentaire sur la violence aux U.S.A : des poursuites de décapotables rythmées par le meilleur du Hard Rock.
Pour ceux qui n’ont jamais vu Last Action, voilà un petit cadeau promotionnel: le clip du film. A ne manquer sans aucun prétexte. Surtout pour ceux qui ont toujours voulu connaître Arnold déguisé en Angus Young.
3 commentaires
Tres bon article , je trouve aussi que les bien pensants de la culture cinamatographique teleramesque denigrent le cinema de genre ( regarder la difficulté de monter des films de genres en france, Cristophe Ganz a fait des interviews assez interressantes à ce sujet) alors que les fans de serie B ou Z connaissent leur classiques ( jarmush, Truffaut Tati,le cinema italien , asiatique etc)
enfin d’autant plus quon voit angus sortir d’un taxi dans le film et c’est tres chouette rendons à césar…
ps:”t’aimes bien les ommelettes, tiens, jte casse les oeufs!”




ETRE DIEU
“Pourquoi je perds mon temps a te parler, alors que je pourrais faire des choses beaucoup plus risquées, comme ranger mes chaussettes, pas exemple…”