Games over. Fini de plaisanter. La blague potache du songwriting en français sensé s’inspirer des grandes plaines américaines, le tout dans la langue à Rimbaud, Laetitia Sheriff semble avoir fait une croix dessus. Le sacre d’une époque révolue et la consécration du “no concession” sur douze titres secs comme un coup d’éperons dans tes préjugés sur la France qui travaille.
Pour son deuxième album, la franco-française lorgne vers l’ambition, la démesure non contrôlée, parce qu’en 2008, être comparée à PJ Harvey, Cat Power, Shannon Wright, c’est un aveu de désillusion qui ne fait plus vendre, plus aimer, encore moins acheter. Que les copies carbone d’America, la France les rejette depuis 30 ans, alors….
… Alors Games Over. Don’t mess with me anymore, buddy. Jette ton gun à terre et dézippe ton jean.
games-overPour survivre dans le bocal, encore mieux vaut-il tuer ses compatriotes. Alors Laetitia Sheriff, sûrement lassée des chroniques dithyrambiques sur son premier album (Codification, NDR) qui ne prédestine pas des lendemains meilleurs (traduire par: s’acheter une Cadillac avec les droits SACEM) vise plus loin, plus haut, enfonce la concurrence (ses propres compères chez Fargo: Alexandre Varlet, Jesse Sykes, etc…) avec une poignée de titres anxiogènes (Memento, put her in the picture) que Le Mouv ne passerait même pas à trois heures du matin en pleine débâcle d’audience.
Et sous la vase des titres les plus marécageux, quelques perles pour été pluvieux. Quelques chansons moites pour la dépression estivale (Cosmosonic) qui ramènent invariablement à Elysian Fields et cette vision de l’été: Guitares, pilules & pluie.
Douze compositions qui étirent la rainy song vers l’électronique partielle, les boîtes à rythme, sans perdre la tonique dominante : le désert, ses méandres, la peur de perdre le fil, les hommes, l’amour, ses clefs de voiture. Une vision poétique à travers le filtre français, une tentative réussie qui passe à travers les mailles de la compromission française, qui parvient à alpaguer les premières chansons du Floyd (Let’s party, deuxième chanson de Games over, subtil hommage au Lucifer Sam et autres James Bond’s songs de l’époque) sans perdre le “présent-modernité-j’aime les Screaming Trees- et je t’emmerde” de vue.
Games over. Puisque tout est perdu, plus rien n’est à perdre. Si comme moi l’idée de passer l’été en short, entouré de touristes aux ambitions nobles mangeant des soupes indigestes (MGMT, Crystal Castles) vous file des névroses nocturnes, une solution : les sables (é)mouvants de Sheriff, l’envie de s’enterrer vivant avec un colt 45 coincé dans l’entre-jambe, et au lointain un rose pâle en guise de conclusion.
Laetitia Sheriff // Games Over // Fargo
http://www.myspace.com/laetitiasheriff
2 commentaires
les dictaphones c’est comme les dictateurs c’est mieux avec des piles.(Thierry le luron)
a la question” est ce qu’il faut être inteligent pour continuellement devoir se tourner du coté du passé” je répondrai plus tard, j’aime le style d’ortographe de jonhy, pour l’heure et c’est déja pas mal.
Pan dans les dents…
Il n’ya pas de commentaire au sujet de kavinsky et c’est bien normal car il se fait tard.
neon neon neon poney poney neon poney poney poney on s’y perd avec tous ces jeunes nouveaux dans le circuit!
On a beaucoup de difficulté à se retrouver dans ce nouveau site web, ou se trouve la page menu?
Je ne félicite pas le webmaster.
ceci étant “Le rock progressif a cela de vrai c’est qu’il ne fait pas d’a coup” C’est pas moi qui le dis c’est patrice eudeline lui même, donc vos gueules avec vos histoires de thome york.
Bon.
Taris sera toujopurs taris même en ces période humide et troublée.
Ta vie est un film de serie B ouais…
han han prend ça dans ta gueule!
Tous ces groupes en poney auront à répondre de leurs actes et ceci bien avant que l’on est eu le temps de dire ouf. Mais je n’ai pas la science infuse contrairement à jûll.
Enfin passons…
Quand a jacno alors là pffff ça m’etonerait bien tiens.
Patrice eudeline est un rockeur et c’est là tout l’interet qu’il nous suscite et je crois pouvoir l’affirmer sans fausse pudeur.
Phillipe manoeuvre? Vous voulez rire j’espere!
Je crois qu’il est a sa place dans l’univers televisuel qui est le notre, comme vous l’êtes dans l’univers du web. J’aime assez tous ces aspects constitutif d’un ensemble cohérent.
Alex rossi à effectivement le droit de penser ce qu’il pense
Je ne me formaliserai pas même si moi je pense qu’alister est un type formidable, ça ne regarde que ma conscience et moi, ok?
Mais moi j’aime bien la techno parfois, on a le droit de ne pas aimer des trucs aussi merde quand à la chanson française. Y’a aussi des trucs qui se passe aussi et surtout aux alentours des moyennes métropoles,rennes, pau, ce style de villes ou daho a souvent fait des concerts, et pas que des lives playback baclés, la distortion, california girl est certainenment une sacrée bonne chanson. j’ai le sentiment que finalement on est trés peu à penser que la pop/rock américaine par rapport aux anglais, je sais pas trop.
louis ferdinand celine dion trop peu pour moi, je deteste les canadiens surtout quand ils ont des foulards autours de leur cou, et les gens du signe cancer tout au plus, si j’ose m’exprimer ainsi a prt alister qui est poisson d’eau.
Alors on se la ferme sa grosse gueule hein!Bande de putois.
Commentaire par gregory lemarchal nous voila, le Lundi 7 avril 2008 à 22:42




ETRE DIEU
C’est vrai qu’il est bon ce 2e album. On s’en reparlera ici-même. J’ai rencontré la miss et mon fidèle dictaphone était de la partie. Huuu !