La mort aux trousses/Elton John joue du métal/50 cent danse la carioca
Alors voilà, bas les masques ! Je n’ai jamais été véritablement d’ici et à vrai dire, de cet ailleurs d’où je viens, le punk et le rock auront toujours été bien plus violents et excitants. Place donc à un album pourtant prometteur, Saturate every atom, qui séduira peut-être, sans ambition ni rayonnement.
Cette chronique du dernier album du groupe danois Lack arrive à point nommé pour remette une couche, cette fois-ci de vernis, sur l’immondice qu’est l’immobilisme. L’immobilisme où tout le monde se retrouve. Presse, artistes et autres professionnels du monde de la musique essentiellement, face à la dénomination « pop ». Ce terme, on peut le dire, ne signifie plus grand chose actuellement, si ce n’est cette espèce de sous-genre répertoriant toutes les variantes de styles musicaux version édulcorée, version ultralight, version je-prends-du-viagra ou je-porte-un-string.
La «pop» music au sens premier correspond à la musique dite populaire. Peut être l’anti-thèse de la musique dite classique, ou, comme on peut l’entendre, érudite. Ou bien celle-ci devient cette version niaise, dénuée de toute passion, de toute générosité de n’importe quel style musical déjà existant. La suite paraitra facile mais Lack et ses intentions parfaitement louables, un peu trop peut-être, propose alors un punkcore à roulette, plutôt pop. Une sorte de version mutante et globalisante du punk, relativement similaire à celle des années 90, Offspring et Cie. On est déjà loin des NOFX, Millencollin ou encore des Burning Heads orléanais. Des groupes qui sont tellement plus généreux, tellement plus énergiques, tellement plus crédibles dans la contestation et la production créative.
Quoi qu’il en soit, le Danemark et le punk sont deux institutions pour lesquelles j’en suis. Mais, c’est à croire qu’il reste un syndrome scandinave, quelque peu barbare, qui cherche à généraliser le simplisme. Plus d’Ikea, plus d’H&M, plus de blondes, plus de rollmops. Mais Gonzaï était là, stoïque et incorruptible, pour dire NON ! Pas aux années 90 en particulier mais à toutes ces archives cracramoisies qui, trop perfectiblement dépoussiérées, ne séduiront que des ados Biactol et des trentenaires Schweppes.
Lack // Saturate every atom // Riptide Recordings
http://www.myspace.com/lackbetherepulse
5 commentaires
Désolé pour eux, mais sur ma planète, avec trois connards de plus en référence, ça ne fait pas devenir un album meilleur. Je comprends ta décéption, ils sont sûrement très sympa et ils ne sont pas vraiment mauvais mais pour le coup ce qu’ils font sur cet album ne fait absolument pas parti de mes prérogatives. J’avoue qu’une question se pose : pourquoi vais-je chroniquer des albums que je n’aime pas? Parce qu’ils sont dans mes mains et qu’ils provoquent une certaine attirance, un certain mystère et puis après il y’a le verdict de Doud qui est différent de celui de Jüül mais qui est le même que celui d’Henry, de Victor et Rémi ( par exple évidemment) et voici tout le sens de Gonzai : une vraie nouveauté, un vrai parti-pris motivé par une sensibilité propre et un style d’écriture qui se discute comme tout le reste à vrai dire mais qui est ce qu’il est. Et puis merde moi je ne suis pas du genre à blinder ,non pas des carnets de croquis mais carrément des planches et des planches avec des oiseaux morts.
Ne nous méprenons pas, je respecte ton avis sur ce disque, j’essaierai pas de te le faire aimer, je dis seulement que les références mainstream que tu convoques sont à mon sens sans rapport avec la musique du groupe groupe et l’argumentaire que tu développes pour les plomber traduit une méconnaissance totale de la scène dont ils sont issus et du punk en général. No offense j’espère.
Pour l’immobilisme, au vu de leurs précédents albums et des influences dominantes dans le hardcore punk ces cinq dernières années je dirais non, mais passons.
Pop ? Ok, ouais, pas de musique savante, pas Discharge non plus. Populaire, tu le touchais du doigt, édulcoré aussi, on est d’accord. Mais je me demande sur quoi exactement tu taxes ce groupe de fakes niais et sans passion. Dans l’absolu pourquoi pas, après tout aucun d’eux n’a, que je sache, poussé le truc (lis les paroles) jusqu’aux émeutes.
Ceci étant, quand en face tu poses Burning Heads et Millencollin (rien à voir avec NOFX, à mon sens) comme groupes “contestataires” je ne peux que doucement rigoler. Entendons-nous, Lack n’est pas un groupe à première partie de Noir Désir et ils n’ont pas signé en major après un an d’existence.
Tu parles de sincérité et je pense que Lack est justement l’archétype de ce que peut aujourd’hui être un groupe de punk sincère. Outre leur indiscutable intégrité au DIY et les idéaux libertaires qu’ils continuent de mettre en avant, je pense que revisiter l’héritage des groupes de l’après-hardcore punk, milieu-fin 80s, — on pense Rival Schools, Helmet au début, Rites of Spring, Jawbreaker, un peu Fugazi, etc.— est infiniment plus intéressant et “alternatif” que d’avoir fait du skate punk en même temps que tout le monde dans les 90s.
Je citerais bien Deleuze mais j’ai pas le bouquin sous la main, disons grosso modo que la subjectivité n’est pas une excuse pour l’ignorance.
C’est pas terrible. Mais si tu veux continuer à skater avec ta nouvelle board shappée Ikéa sur les accoudoirs du métro, va plutôt faire un tour du côté de Pizza of Death Record, label japonais qui n’a pas d’égal pour rivaliser avec Lagwagon, Bracket et comparses. Un bon revival de l’époque, tjrs excitant et coloré.
bon jüül reprenons ensemble, ce n’est pas lack à qui je reproche l’immobilisme, j’ai profité de cet album ou, et dieu merci tu l’as reconnu, il y’a un côté pop qui personnellement me choque et j’en profite donc pour tailler la manière dont on utilise le mot pop actuellement. Sinon je reconnais bien volontiers que ce n’est pas mon courant musical de prédilection d’où certaines lacunes, de là à me faire remarquer que je suis ignorant parce que je me suis arrêté aux burning heads pour des raisons encore trop personnel pour figurer ici, je ne vois pas l’intérêt et milles excuses de ne pas m’être plus penché sur le sujet, mais ni le genre dans premier temps ni l’album, en guise de rattrapage si je puis me permettre, ne m’en a donné l’envie ( c’est aussi ce que je leur reproche finalement parce que la culture funk ou reggae ne m’est pas tombé sur le coin de la gueule comme le saint esprit, certains artistes m’ont donné envie de me pencher sur le sujet). Bref, j’ose espérer qu’on se comprendra et me dis qu’avec tes précisions sur le fond et les miennes sur la forme, l’article devient assez complet. Et je ne vanterais plus la subjectivité mais le dialogue et éventuellement le consensus. Sais tu que je m’en veux de ne pas avoir été plus de mauvaise de foi sur les comments??




ETRE DIEU
Je sus désolé, ta chronique est un ramassis de conneries incultes.