Toutes les semaines, ou à peu près, le maréchal Potain pratique le délationnisme 2.0, de grande envergure. Dénonçant ses semblables, nos voisins, ta famille. Un Français de notre temps diront les plus optimistes. Un vieil enfoiré réfractaire pour les autres, et ceux qui n’ont pas encore compris que la fierté d’être français débute ici: Dans les ordures de l’info mal triée. Le journalisme au conditionnel; maréchal nous voilà.
00H26 Gonspiration sur le trottoir
gonzales soft powerLe meilleur showman français est un clown triste canadien. C’est une vieille connaissance qui me le souffle à la sortie du Baron, alors que j’ai croisé Gonzales la veille, attablé avec notre plus grand espoir aux milles couleurs. Je veux bien évidemment parler de Teki Latex. Pendant ce temps, Gonzales se commande des nouilles et j’apprends qu’il insulte d’autres pianistes parisiens lorsque ceux-ci osent reprendre les Daft Punk au piano. “C’est moi qui l’ai fait le premier” hurlerait-il par mail, “tu n’est qu’un copieur, un raté” renchérit-il. Gonzales assumerait pleinement la politique de non-concurrence, et les lobbies de destruction visant à ternir son image.
10H38 Mes croissants, le Parisien et Tellier
Je commande trois croissants à ma boulangère fausse blonde. J’entends ça et là que Jason Beck, à la ville, n’aime pas notre barbu national, Herr Tellier, et son dernier album, jugé trop paresseux. Le pianiste concurrent cité plus haut (nous l’appellerons M.C., pour faciliter la compréhension) confirme au téléphone: “C’est un fou, un fou furieux, on m’a dit qu’il avait brûlé une photo de Mathieu Chédid lors d’un concert sur la côte, en l’insultant sur scène. Fais attention à toi Maréchal”. Alors que nos grandes gloires françaises sur le déclin (Delon, vous trouvez pas qu’il a grossi? ) ou simplement mortes (Carlos, repose en paix) s’éteignent peu à peu, un émigré d’outre-atlantique dicterait son bon goût à quelques noctambules dont on dit qu’ils se droguent pour oublier les productions pédérastes de Renaud Letang. Sale coup pour la France.
18H53: Paris nord, un label, un joint
J’interviewe le patron d’un label branché, joint à la main, me parlant de son poulain, des ventes du disque et des bonnes blagues du milieu. Parmi celles-ci, une rumeur dans la fumée opiacée: “Et tu sais quoi Maréchal, paraitrait que l’autre fois Gonzales s’est ramené à une soirée parisienne, il se met au piano, se la joue crooner comme d’hab’, effectue un set bien propre type jazz de bar. Il se lève, contemple la foule, fier de lui, puis s’en va. Paraitrait que Burgalat, qui était là, s’est amené juste après au piano, et a rejoué note pour note la partition de Gonzales, en mieux. Ah ah Maréchal, c’est fou non? Parait qu’il était pas content le canadien, il était fou de rage!”. Je décline la drogue en tige, avatar des gens de gauche trop fainéants pour adhérer à la politique du gouvernement, et m’en retourne rive gauche en repensant à Gonzales. Un chic type dont le seul inconvénient reste d’être trop adipeux et d’entrainer d’autres artistes dans sa chute égotique. Paraitrait même que Damien (Record Makers) l’adorerait, et assurerait ses premières parties. La France va mal, je retourne à Maurice Chevalier, l’unique patriote que la Nation ait jamais connu.
2 commentaires
Dur de voir le vrai du faux là dedans. Symptome de cette caste là je suppose.
Le maréchal aurait trouvé la solution parmi ces deux choix-ci : se vendre à l’ennemi (ne riez pas, j’en vois plus que vous ne le pensez arborer l’uniforme aux couleurs criardes) ou “déportez les tous, Dieu reconnaitra les siens”.
Méfiance donc.




ETRE DIEU
Hah Super !
On rejoint l’article en une. “Tyrannie des branchés” veut donc bien dire “Dictat du (bon) goût”.
Merci Maréchal, votre paternalisme acerbe est réconfortant quand on ne nous donne plus que de l’art dégénéré.
Et Oui ! Maurice Chevalier c’est très bon. Si vous êtes intéressé je cède mes oeuvres complètes en édition originale de Brasillach…