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LA FÉLINE Surf miaou

Certaines personnes peuvent passer une vie à chercher. Dans le cas précis du journaliste, cela donne cette quête désespérée de nouveautés (ou dans le pire des cas des rééditions) (...) suite

Certaines personnes peuvent passer une vie à chercher.

Dans le cas précis du journaliste, cela donne cette quête désespérée de nouveautés (ou dans le pire des cas des rééditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dès lors qu’on a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de JD Beauvallet sur ce point.

On est comme ça; on n’échappe jamais vraiment à ce fantasme: être le premier à parler d’un groupe, être le premier à savoir parler de son époque, l’art de retranscrire ce que d’autres n’ont pas réussi à saisir. Tiercé quarté de la nouveauté. On s’empresse dès lors de mettre sa découverte en tête de gondole, fièrement mise à bas prix pour attirer le chaland qui fait ses courses. Cet article parle de cela, des envies de trouver un groupe qui reflète même dans ses nuances une part de vérité pour un cercle social restreint, avant que la nouvelle ne s’étende sur d’autres marchés. Devenir un groupmaker, et créer des tendances.

Etre là au bon moment, c’est important.
La flineDans le cas présent, la tentation stupide qui voudrait qu’on parle de “renouveau du rock” ou ce genre de conneries prend fin dès le premier accord de La passeggiatta. Le journaliste retrouve immédiatement la place qui lui était attribuée sur le billet d’entrée: dans la fosse, dans l’obscurité. La place qu’il n’aurait jamais dû quitter.
La féline, groupe parisien, représente une partie infime des choses qu’on écoute tous les jours sur myspace ou ailleurs (mais quand même beaucoup sur myspace, hélas). Derrière son écran, la notion d’opposition Paris/province n’a plus lieu d’être, c’est tout au plus le duel qualité/temps d’écoute qui fait la différence. Faites le test, chez vous: ouvrez un myspace et donnez dix secondes pour connaître votre sentiment sur le groupe. C’est un exercice extrêmement contraignant qui aurait tendance à prouver que l’auditeur est aujourd’hui enfin apte à juger la qualité en moins de temps qu’il ne lui faut pour fermer une URL.

Parce que ses mélodies sont un subtil mélange de surf et d’americana morriconien, que le message du groupe se dilue dans la douceur et que pour une fois la chanteuse s’exprime avec la bouche et non avec son “origine du monde”, La féline cristallise en un instant l’amour que je peux ressentir pour un groupe de son temps, usant de l’écho et des réverbs’ pour saborder la tentation du average boredom. Etre loin de son propre pays, mais près du peuple.

 

www.myspace.com/lafeline

5 commentaires

et un aller simple pour n’importe où dans le MYSTERY TRAIN en 1ère CLASSE!
ok Bester?

Commentaire par ALEX, le Lundi 17 novembre 2008 à 15:00

vue en première partie d’alister
assez chiant tout de même faut le dire
près du peuple, je vois pas trop,
mais bon je suis pas un groupmaker en même temps…
big bisous

Commentaire par joey, le Lundi 17 novembre 2008 à 22:59

bester pour te faire plaisir je vais écouter et poster un commentaire sur chaque newcomer
en l’occurrence ça c’est pas mal.
mais dis moi on entend plus chanter gregory lemarchal, comment ça se fait?

Commentaire par karlito, le Lundi 17 novembre 2008 à 13:23

:)
Lemarchal n’est jamais mort, il reste gravé dans nos coeurs.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 17 novembre 2008 à 13:24

REP repose en paix snif

Commentaire par karlito, le Lundi 17 novembre 2008 à 13:42

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