Je viens juste de finir de regarder la cérémonie de remise des prix de Cannes. C’est fabuleux, ce jury d’assistantes sociales abonnées au Monde Diplo’. Ce monde merveilleux de la France culturellement correcte, quel bonheur de sentir son encaustique, c’est l’équipe de Télérama qui doit sentir poindre des érections citoyennes.
Pour me remonter le moral, je dévore un bouquin très drôle, Le dictionnaire snob du cinéma chez Scali. Ce lexique indispensable de la connaissance filmologique plus proche d’une cinéphilie à la Tarantino ou celle magnifique des deux Jean-Pierre (Dionnet) et Putters (créateur de Mad Movies). Un livre qui parle d’un de mes sujets de prédilection ; les films inachevés. Tel ce Kaléidoscope d’Hitchcock filmé de manière expérimentale où un violeur homosexuel tueur en série filmé façon nouvelle vague perpétue ses méfaits.
J’en profite pour vous conseiller d’aller chercher les films invisibles sur ces sites de ventes de DVD’s bootleg tel 5 minutes online ou Super happy fun. Un régal pour le nerd assumé que je suis.
Autre source de joie le retour du magazine Strange qui a du marquer plus d’un gamin né entre 1965 et 1988. Le Novö Strange est orné de comics inégaux. Mais, rien que pour l’épisode inédit de Jack Kirby, il faut l’acheter derechef.
J’écoute l’album nouveau de B.C Camplight, Blink of a nihilist, qui me remplit d’allégresse. Un son pop gorgé de réminiscences à la Harry Nilsson le tout nappé de sons de synthé gouleyants qui me rappellent le Loves you des Beach Boys. C’est un album qui tranche par son efficacité, son humour, son esprit, sur la médiocrité des sorties ambiante. Coincé entre le revival 80’s qui n’en finit pas et les folkeries prof-rockeuses, espérons que l’ami B.C trouvera son public (Voir le trailer de Blink of a nihilist).
Je suis prêt à le répéter sans cesse, le label El records est, avec Tricatel, un des meilleurs labels au monde. L’ami Mike Alway m’a envoyé trois rééditions d’incunables indispensables à toute bonne discothèque d’hommes et de femmes honnêtes. Dans mon paquet, il y avait Pavanne for Ahmad du Ahmad Jamal Trio, un classique au bon sens du terme du jazz pianistique, tout en grâce et en légèreté. Mon facteur m’a aussi apporté, de chez El, un album d’Andrés Segovia, guitariste culte et influence chez Georges Harrison et Django Reinhart. Ses versions de thèmes de la renaissance et du baroque sont magnifiques. Sting et Sansévérino peuvent respectivement s’enfoncer leur luth Elisabéthain et leur guitare manouche dans le fondement.
Toujours chez El j’ai été agréablement surpris par Sacha’s Guitar, un album instrumental, moi qui ne me souvenait plus que du french playboy préféré de Morrissey que via des souvenirs d’émissions pompidoliennes jaunis, j’ai révisé mon jugement. Sacha Distel n’a pas fait que la bise aux hippies.
Brian Wilson a souvent cité les Four freshmen en tant qu’influence majeure. À l’écoute de Blue world, une compilation El records (What else ) on comprend l’influence de ce groupe sur tout ce qui à harmonisé vocalement dans les sixties (Beach Boys, The Association, Spanky and our gang). C’est beau. El est le label idéal de mes rêveries musicales, un concentré de classe. Mike Alway devrait être décoré chevalier des arts et lettres.
Jean-Baptiste Guillot est un activiste rock et le directeur artistique des disques Born Bad. Avec les Magnetix, il redonne espoir dans l’avenir d’un rock, sale et canaille au goût sûr, ni beauf franchouille, ni hype faisandée. Rare. Merci, jeune homme, on attend la suite.
Sources:
B.C Camplight // Blink of a nihilist // One little indian, Discograph
Andrés Ségovia // The fabulous Andrés Ségovia // él records, Socadisc
The Ahmad Jamal Trio // Pavanne for Ahmad // él records, Socadisc
Sacha Distel // Sacha’s guitar // él records, Socadisc
Four Freshmen // Blue world // él records, Socadisc
4 commentaires
Magnetix super killer……
Les Magnetix sont des beaufs, plus interessés par la frime et leur reseau de copinage que par quoique ce soit d’autre. Ils se prennent très au sérieux, mais vu que des gens gobent…
que j’aime les commentaires annonymes postés 1 an après les articles-
pour démolir sans arguments bien sur-




ETRE DIEU
[...] l’a bien compris dans sa dernière chronique, Ahmad Jamal n’est pas QUE l’auteur d’une musique de publicité (The Koln concert [...]