KOUDLAM Il est maintenant près de trois heures du matin.
La soirée a bien évidemment accouché d’un nombre important d’imprécisions. A travers la fenêtre, MGMT tourne en boucle sur la platine des voisins trentenaires («C’est vachement bien quand même»), agrémentant de loin une conversation sur le protocole de Tokyo et sur le fait que c’est pas forcément de la faute de ceux qu’on croit, et que tout le monde a un rôle à jouer dans la pollution mondiale*.
Un lot d’imprécisions d’autant plus aberrant qu’il est entendu d’une oreille évasive, tout concentré que je suis à l’heure où je vous parle à écouter Koudlam, qui si je m’en tiens aux biopics serait originaire du Mexique, et n’aurait du son salut qu’à l’astronomie et aux étoiles qu’il observait.
Une autre imprécision, mais un peu plus digne. Car révélatrice du puissant cosmos qui habite Koudlam. On pourra bien évidemment reprocher à l’auteur de ces quelques lignes de trop en faire sur des artistes auxquels on ne comprend rien, qui ne véhicule aucun message, et qui plus outre, ne peuvent être entendus que dans des galeries type Agnès B+Mécénat+Arts graphiques.
Ce serait encore une façon de croire que l’avenir appartient aux rockeurs sticto senso/perfecto, que le message musical moderne tient en trois accords de guitares braillés des tréfonds de sa Lager payées en happy hour.
Koudlam c’est bien. Ca fait avancer la musique, cela inaugure de nouvelles têtes à couper. Quelques imprécisions en moins pour les jours à venir, lorsque l’EP sortira chez PanEuropean Recording.
// See you all // Koudlam.mp3
* Citation dans le texte, sans exagération du propos.
http://www.myspace.com/koudlam
8 commentaires
Koudlam c’est tout simplement le retour de la beauté dans l’art. Proportion , harmonie, mesure. Emotion qui vous monte depuis les pieds jusqu’à la tête… tout y est. Là où ça doit être. Et refus de l’invention pour l’invention, du nouveau pour le nouveau. Il fait du bien. Qu’on le porte aux nues, en Olympe. De toutes manières je suis sûr que ce mec y est déjà.
Bon alors si je voulais être subjectif 200% je dirais que cle sample central sonne comme du Rondò Veneziano (le richard clayderman sans le piano) et que la voix (trempée d’écho peu gracieux) évoque David Byrne les soirs de cuite.
Mais comme je suis un garçon sobre et réservé (et surtout parce que ce genre de propos ne fait guère avancer une discussion jusqu’à ce que quelqu’un n’en tire des conclusions que je ne me sens pas de faire) je vous dirais seulement que je n’accroche pas, et l’affaire sera close.
Si un philanthrope veut bien m’expliquer ce que vous avez ressenti je suis intéressé (sans ironie, je vous assure).
Koudlam pour moi c’est un doux mélange entre minimalisme, tutoiement solaire et foutage de gueule musical. Quelque chose qui a à voir avec le gimmick simple retenu sans difficulté, et qui, oui, effectivement laisse entrevoir des canevas très simples sur la construction musicale. Koudlam c’est de la pop intello pour gens pas intelligents. Koudlam c’est viscéral et puis c’est tout. C’est subjectif Billy.
les choses simples pour gens pas intelligents peuvent être très bien, perso j’accroche à 100% à koudlam et surtout The great empire.
Dans le genre pop sympa vous pensez quoi de Chateau Marmont ?
Hahaha je me marre !
Pop intello pour gens pas intelligents.
En attendant je suis une surdouée, vraiment, et j’ai un véritable coup de coeur intellectuel et spirituel pour sa viscéralité.
Si Koudlam divise tant mieux.
*
Koudlam, c’est Suicide en moins chiant.
normal que ceux qui n’ont pas d’ame ne comprennent pas.




ETRE DIEU
A voir absolument, sa collaboration avec Cyprien Gaillard à la Super de l’an dernier :
http://fr.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=10813049