Où l’art de mettre sa langue entre le palais jazz et la dentition électro.
Coltrane est un personnage difficile a éviter dans la musique afro-américaine des 60 dernières années. 67 reste l’année charnière pour beaucoup de nouvelle scènes Jazz…
La musique de Coltrane, le piano de McCoy Tyner, la batterie d’Elvin jones, Steve Reid est l’un de ces glorieux sidemen qui pris part a l’explosion électrique post-coltranienne aux cotés d’un Miles en position d’éternelle berger des grandes causes aussi bien musicales que politiques de son époque. Sa démarche et celle de son acolyte électronicien très « Do It Yourself » (perceuses et sonneries d’entrée). Kieran Hebden, est exceptionnellement originale a la vue de ce qui a été fait dernièrement sur quelconques inspirations Coltraniques.
On y entend les harpes d’Alice période « Journey into Satchinanda » sur le confortable siège que nous offre le titre Our way, la fureur du Mahavishnu Orchestra sur Rythm Dance, la construction rythmique de Soft Machine dans la fin de sa formation en trio de 69 sur People be happy.
Si le fond est indéniablement original, la forme est elle aussi exceptionnelle, la manière de suggérer certaines mélodies est définitivement réfléchi comme le placement des micros autour des différentes percussions enregistrées…
On peut rapprocher la démarche de nos deux « historiens » a celle de Jamie Lidell sur son album Multiply.
Le disque se présente comme une sorte d’hommage a une multitude de scènes (free/fusion/funk) qui donnèrent naissance a autant de nouveaux languages (Soft, Hip-Hop, Drum&Bass)…Si cela vous plait, on ne saurait que trop vous suggérer de retourner a la source, celle des magiciens comme Fela Kuti ou Christian Vander…
http://www.myspace.com/fourtetkieranhebden
Par Dühsse




ETRE DIEU