Vous vouliez écouter le son que ca fait, François Couperin VS Giorgio Moroder? Les canons polyphoniques se fracassant contre la carlingue des synthés “eight octets”, ça titille votre vibrato à hélice? Vous n’en pouvez plus des fac similé reçus par la poste tous les lundis matins sertis d’une mention “MODERNE 2008 MONTRE NOUS LE CHEMIN” agrémentés d’une lithographie pastel de vieille en train de mâcher le chwing’ entre deux passes ? Tapez la touche 1 de votre combiné téléphonique, sortez les billets verts, enlevez le bout de tissu qui vous sert de string : vous êtes déjà en terre promise.
Il faut dire que Kelley n’en est pas à son premier coup d’essai. Que ses origines croates l’ont très jeune poussé à chercher ses racines, déterrer ses influences, remettre ses études du classique à plus tard. Ou plutôt non : les asservir comme de jolies petites putains. De l’autre coté du trottoir, une bande adverse, avec Hercule and his love affair en chef de bande. Pensez à remplacer les cutters par des partitions, et vous obtenez la meilleure rixe possible entre deux clans GAY du 21ième siècle.
KelleyKelley Polar, toute une histoire, se raser les jambes, s’introniser comme le Ziggy Stardust de la décennie avec une poignée de mélodies dans sa bourse (sic). Il faut écouter I need you to hold on while the sky is falling en enfilant sa robe, effilant ses bas, rangeant l’alto dans son suitcase. Puis comprendre que Polar, c’est toute une histoire.
Astral 90′ sur Satellites, black survivor sur Chrysanthemum, Polar défonce Pacific sur toute la longueur, dépasse Jay Jay Johanson dans les grandes largueurs, énonce avec des notes ce que Kroutchev a mis des années à formuler : DISCO HOUSE WITH LAZY STARS.
Quand le one man band explose la notion de quatuor, cela donne Polar: Une pute du conservatoire qui a bien révisé ses classiques.
Alors un conseil trip-disco pour ceux qui restent encore sceptiques : Passez deux coups de fil, rameutez les cinq potes du quartier, éteignez les lumières du salon, plaquez la table contre le mur et foutez votre corps au milieu de la pièce. Communisme, nudisme et MST se rejoignent subtilement en un point vibrant : Kelley Polar.
www.myspace.com/kelleypolar
3 commentaires
Couperin ? Pourquoi pas ? Même si ce mec semble plus proche de l’esthétique chip tune et d’un truc éléctro bien-bien que de l’ornementation contrapunctique. S’il passe un soir rue de Bagnolet, j’irai danser volontiers sur un capot de méhari, au rythme des tous ces violons plutôt frais.
Bon ben j’ai zappé le concert pour faire du recel de lowrider bikes dans le quartier touristique.




ETRE DIEU
Ouais.