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JUKE-BOX GONZO Run through the jungle par CCR

Des ploucs avec des guitares. De la paille dans les cheveux et de la bière dans la barbe. L'alcool ne se consomme pas pareil dans les villes et (...) suite

Des ploucs avec des guitares. De la paille dans les cheveux et de la bière dans la barbe. L’alcool ne se consomme pas pareil dans les villes et dans les campagnes. A la campagne c’est un additif pour bien travailler, pour oublier la douleur du corps et étourdir son esprit dans la chaleur et la répétition des taches… “For the Stenght”. Si les Rolling Stones sont le plus grand groupe de rock, Creedence est à mon sens le meilleur. Les ploucs ont toujours raison… C’est eux qui tiennent la terre après tout.

Le bip final et nous voilà embarqués pour un nouveau tour. Les portes automatiques se referment, il est près d’une heure du matin, et nous sommes tous dépendants du dernier métro. Tous assis dans un coin, à s’observer du coin de l’œil, la paranoïa s’installe tranquillement: lequel d’entre nous est un dément qui sautera sur les autres, ou violera la jolie gothique qui a prit la place du fond. J’ai l’impression d’être dans le vaisseau du premier Alien. Avec ce plafond grillagé et la lumière morose des néons. Une atmosphère jaunâtre qui surligne les cernes de chacun, les maladies frappant les grandes villes: solitude et insomnie. Notre wagon s’enfonce à toute vitesse dans les entrailles de la terre, au plus près du cœur de la ville.

Car cette ville est un monstre, elle détient un cœur. Il n’est pas rare de le sentir battre, quand on est en terrasse, que le sol se met soudainement à trembler. C’est la ville qui s’exprime. Et ce soir nous y sommes au plus profond. Une étrange odeur d’égout s’en dégage, et le voyage n’est ponctué que d’attente. Nous sommes prêts pour notre prochain parachutage; un changement où il faudra courir. Car c’est notre dernier espoir de rentrer un jour chez nous.

Tout devient embarrassant quand il se fait tard. Comme prendre le même couloir blanc que cette jeune gothique, être sorti juste derrière elle… A croire que l’on va prendre le même changement. Dans sa tête, c’est moi le violeur potentiel, celui qui la guette et ne détourne pas les yeux de ses fesses soulignées par un peu de dentelle. Hériter du sale rôle comme lorsque l’on tire le valet de pique. Et même en prenant un air détendu, dégainant une cigarette de ma poche, j’ai l’air encore plus suspicieux. Va savoir, peut être n’ai-je même pas payé mon droit de transport. C’est cela la jungle moderne.

Un commentaire

Oh yeahhhhhh…. Morceau phénoménal… qui fait l’écho 70’s de votre chronique sur NWA. Putain, quel titre ! Pas une once d’Europe là-dedans.

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 9 juillet 2007 à 22:56

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