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JUKE-BOX GONZO “For the turnstiles” par Neil Young

Neil Young - For The Turnstilles (1974) Certaines chansons prennent vie, elles sont indépendantes de toute volonté. Une chanson, l'œuvre d'art éthérée peut se présenter devant nous comme une (...) suite

Neil Young - For The Turnstilles (1974)

Certaines chansons prennent vie, elles sont indépendantes de toute volonté. Une chanson, l’œuvre d’art éthérée peut se présenter devant nous comme une personne à part entière, capable d’expression, avec un système de pensée qui lui est propre. ” For The Turnstiles”, c’est un père qui parle à son fils, comme une grande chanson initiatique. Une chanson si serrée autour des cordes du banjo, autour des coups sur la guitare slide. Une chanson qui prend tellement au corps et nous ramène si près de la poussière. Peut-être même est-ce dieu qui s’y cache. Il y a des choses qui collent à la peau toute la vie… et ce n’est pas vraiment un cadeau que je vous fais la.

«Tous les marins et leur mal de mer entendent les sirènes sur le rivage, chantant des chansons pour des mac au tailleur. C’est dix dollars à la porte. Tu peux apprendre énormément de cette manière. Tu en seras changé dès le milieu de la journée. Ta confiance en sera peut être brisée. Mais ce n’est pas un problème.

Tous les grands explorateurs sont aujourd’hui étendus sur le granite. Ils attendent sous des draps blancs; ils guettent le grand dévoilement… la grande parade. Tu peux apprendre énormément de cette manière. Tu en seras changé dès le milieu de la journée. Ta confiance en sera peut être brisée. Mais ce n’est pas un problème.

Et les batteurs professionnels sont promis à mourir sur des diamants. Car sur le sable s’étend les débris de la maison… pour les tourniquets… pour les tourniquets… pour les tourniquets.»

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