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JUKE-BOX GONZO Blade runner theme de Vangelis

Le Juke Box gonzo c'est chaque semaine une chanson mis en scène, car la musique n'est pas faite pour être écouté, mais pour être vécue. Il n’est pas vraiment (...) suite

Le Juke Box gonzo c’est chaque semaine une chanson mis en scène, car la musique n’est pas faite pour être écouté, mais pour être vécue.

Il n’est pas vraiment de zones urbaines qui correspondent à une désolation pareille, la violence des bas fonds surmontés d’un salut, une sorte d’envol, de fuite. Il s’agit de l’espoir. Il n’y a pas de zones urbaines où l’on puisse ressentir l’espoir. Il n’y a pas vraiment d’espoir chez les gens isolés. C’est dans leur solitude que tout s’évanouit peu a peu, dans le manque de reconnaissance, un dépit qui est dû a leurs quartiers.

Et pourtant à un moment on aurait pû croire à une explosion, se retrouver dans le nord de Paris, à la recherche d’une salle de concert clandestine, et passer en touriste devant tout ces gens, au bas de leur immeuble, discutant dehors car c’est encore là qu’ils ont le plus de place. Et passer par là en touriste, la veste noir comme la nuit de velours, le foyer de feu illuminant le visage. Passer comme en étant fautif de quelque chose, regarder le bout de ses chaussures. Car désolé, nous passons par chez vous… même si vous rêvez d’en sortir, nous, nous venons pour notre plaisir.

Et la montée y est douce, car si c’est le chaos qui est posé en arrière plan, il s’élève peut a peu de petites nappes de Moog, montant comme l’on monte les rue désertes, promettant un lieu plus haut, plus salvateur. Un thème repris au fur est à mesure, des synthétiseurs aux allures d’ensemble de cordes, nous emportant dans un typhon d’immensité. Un typhon. Car c’est face au plus profond de notre âme qu’il nous porte. L’on ne peut que se retrouver face a soit, dans le troisième mouvement, devant sa démagogie et son impuissance, impuissant face à la grandeur de l’œuvre. C’est le tourbillon des émotions, une vrai musique de film âpres tout, celle qui est fait pour clôturer une triste histoire d’identités. L’on ne se contente pas de ne pas reconnaître les gens, ont leur fait croire qu’ils ne sont pas se qu’est leur nature profonde. Nous sommes des Blade Runner malgré nous, détruisant les dynamiques par notre mutisme coi… Notre incapacité à agir.

Et l’on monte vers un lampadaire de fer forgé, un beau vert avec les fioritures faussement végétales, un végétal urbain, construit tout droit de la main de l’homme, une copie de la nature pour qu’au milieu du béton froid s’élève un semblant de beauté… une lumière dans la nuit.

Un commentaire

Vangelis n’était pas un citadin.

Commentaire par Dühsse, le Lundi 16 avril 2007 à 4:56

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