Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonne pour esquisser notre futur à tous. Ses maux. Ses tendances. Débarqués de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine Cité (la salle), là où le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussé des ailes, ignoré et ignorant, abandonné comme un vilain petit canard. Je suis seul, enthousiaste, l’esprit narcissique et hautain du savoir absolu.
Que l’on me laisse apprécier sereinement J&J pendant que la populace trémousse son petit cul bien moulé au paradis de l’acouphène. Rendez vous jeudi 4 décembre. Venez non accompagné. Une ambiance intimiste et secrète est requise.
Jonh and JehnIls sont 2 et exportent à merveille l’esprit anti-folk new-yorkais. Ils ne sont pas les Moldy Peaches. Ils ne sont pas les Minuscule Hey. Mais ce n’est pas bien grave. Ils ont fait le choix d’une musique encore aléatoire, détournée et personnelle. Jonh me transporte dans sa cave transpirante, ultra crade et sans saturations excessives par une voix rauque planante et un pauvre Sytrus à 3 touches. Jehn est plus langoureuse. Elle ne sert pas à grand-chose. Mais elle me harcèle en permanence. M’encercle par ses chœurs amoureux garnis d’un dédain silencieux. Cette sensualité obscure qui réveille d’outre-tombe l’orgue des Horrors (Lady Spider). Juste idéale.
Parfois perdu dans un rock minimaliste, ils nous agacent avec des riffs pouraves faussement ingénieux. Puis l’arrivée brutale d’un clavier, la voix pervertie de Jehn prend à la gorge et ne vous lâche plus. Et si c’était ça, le dandysme du 21ème siècle? Assumer sa sous-culture, ses dépendances et son passé artistique bourré de péchés pour façonner sa propre idée d’une culture détournée, viscérale, poings et mains liés à son futur prédestiné. Ils se contre-foutent du dernier groupe britannique étiqueté NME sorti du pub craignos, au coin de leur rue. Mais achèteront leur album. Parce qu’avant toute chose, cette culture fait partie de nous. Et nous fait grandir.
Une écriture spontanée qui ne déroge pas à la règle de l’absurde et qui nous envoûte pour mieux saigner à blanc nos désirs d’idylles. Car l’amour entre Jonh et Jehn est platonique. Aussi improbable que 2 londoniens rétros et hors du temps. Que l’exception est belle.
http://www.myspace.com/johnjehn
6 commentaires
faut arrêter d’enflammer des groupes comme ça avec des jolis mots et effets littéraire dans tous les sens. gonzaï tu déçois, on se croirais chez rock and folk, c’est busty qui a écrit? c’est fait exprès les fautes sur john/jonh ou j’ai raté qqc?
Oh oh on va tous se détendre hein….
Quand on parle de Phil Riza semaine dernière, aucun commentaire, idem pour Man from Uranus.
Tous deux sont géniaux et je n’ai pas vu les commentaires se bousculer…
Alors la métaphore sur R&F, merci, ca va hein.
on commente ce qu’on connait, ça sert à réagir les commentaires non?
Quand un truc est bien en général ça cloue le bec; no comment. Mais quand c’est pas bien y’a ouverture des vannes. C’est injuste mais c’est comme ça. La loi du genre.
Juste plus de comparaison avec R&F please:)




PLAY BLESSURES
Pffff encore du sous Velvet & Nico, avec ce côté Mazzy Star meet Taxi Girl. Marre du dandysme. Mort au dandysme