Pour cet été je vous recommande un ouvrage et une bande son qui vont transformer votre été en une sarabande élégiaque !
Mais que lire sur la plage ?
joe-meek-bookJoe Meek vous connaissez ? C’est l’homme derrière le tube Telstar (titre préféré de Margaret Thatcher) et plus généralement le père de la production moderne. Le Phil Spector queer et cosmique du Royaume (Uni). Dès la deuxième moitié des 50’s avec Screaming Lord Sutch, John Leyton (Johnny Remember me), Heinz, les Tornadoes et tant d’autres, Joe Meek a élaboré, tel un Géo Trouvetou de l’après guerre, les bases de la musique électronique.
Joe Meek continue de fasciner nos contemporains. Pour preuve, le projet des « Last Shadows Puppets » qui s’inspire de l’homme élégant qui refusa de signer les Beatles. Joe Meek est un personnage flamboyant et mystique (il adorait faire tourner les tables pour communiquer avec sa maman défunte). Mais n’oublions pas l’essentiel: sa musique qui, plus de quarante ans après, est bien plus moderne que nombre de plaintes échappées du transistor actuel. Barry Cleveland a travaillé comme un fou pour nous proposer un ouvrage aussi passionnant pour les musiciens que pour les auditeurs. On découvre les cuisines de Joe Meek avec stupeur et passion. Cerise sur le gâteau, un CD de I hear a new world, le chef d’œuvre cosmico-pop avec des bruits de l’espace fait avec des fourchettes et quelques soudures.
La lecture de l’été pour tout amateur de pop music. Sans Joe Meek pas de Kraut Rock, d’electro, pop indé, bref rien !
Barry Cleveland : Creative music production, Joe Meek’s bold techniques (Mix Books/Artist pro), en attendant le passionant Documentaire sur Joe Meek : A life in the death of Joe Meek.
Mais une fois qu’on a dit cela, qu’écouter près de la piscine ?
louie-austenIl y a quelque temps Paul Anka s’était essayé au jeu du crooner post-moderne pour un résultat peu convaincant. Louie Austen, lui, est un véritable génie moderne. Ce crooner Autrichien à la voix de velours est déjà sur le marché depuis les années soixante. Un beau jour, Louie a découvert les sonorités électroniques et s’y est plongé avec la classe et le discernement d’un vieux gangster. Il y’a quelques temps Louie Austen avait osé reprendre sous la houlette de Señor Coconut (les reprises de Kraftwerk version latino, vous vous souvenez ?) la scie de Cosma/Sanderson de la Boum ! (« Dreams are my realityyyyy ») sans tomber dans la parodie et le kitsch lourdingue. Pour cet été, Louie Austen nous offre avec son EP Too good too last , une collaboration fructueuse avec Vredeber Albrecht de Commercial Breakup. Le mélange crooner/electro pop fonctionne parfaitement et je ne peux que vous encourager à découvrir cet artiste.
Louie Austen // Too good to last // L.A music
www.myspace.com/louieausten




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