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JIM MURPLE MEMORIAL Put things right, l’album anniversaire

Jim Purple Memorial sort ces jours-ci Put things right, album live celebrant dix ans de combat avec un mélange de prises live et d’outtakes studios, de pépites ska, jazz ou (...) suite


JIM MURPLE MEMORIAL Jim Purple Memorial sort ces jours-ci Put things right, album live celebrant dix ans de combat avec un mélange de prises live et d’outtakes studios, de pépites ska, jazz ou rocksteady. L’occasion de rebondir en questions / réponses avec Romain, le guitariste du Jim Purple Memorial, rencontré en allant chercher une perceuse à percussions (tiens tiens..) et une scie du côté de Montreuil, où le groupe construit son nouveau studio. Un nouveau studio et un nouvel album pour les dix ans du Jim Murple Memorial.. L’événement valait bien une rencontre.

JIM MURPLE MEMORIAL DouD : Vous n’êtes pas des fainéants ni des ingrats chez Jim Murple Memorial, peux tu nous parler de l’origine du groupe et répondre à la question essentielle… Qui était Jim ?

Pour ce qui est de la rencontre, j’avais joué avec Denis, le batteur de la formation initiale, qui avait lui-même joué avec Fabrice, qui connaissait Ptit Louis, et puis la rencontre s’est finalement concrétisée autour de cet attrait pour le rock’n roll, pourquoi pas même des caraïbes.

DouD : Vous avez des références émanant essentiellement de la musique noire, que penses-tu de l’évolution de ces musiques et de leur poids au sein du patrimoine musical mondial ?
JIM MURPLE MEMORIAL

Romain : Aujourd’hui, il y a presque cent ans d’archives. Au début du siècle, on devait faire un enregistrement par semaine alors que l’on doit être à environ 2000 à l’heure sur l’ensemble de la planète aujourd’hui. Dès l’apparition de l’enregistreur certains annonçaient la mort de la création musicale et quelque part, de voir qu’un Dj bouffe autant qu’un groupe sur une soirée ça fait réfléchir. Mais néanmoins tout ceci a permis à la musique de voyager, comme le témoigne les Skatalites qui dès 1965 devenaient musiciens de studio pour Studio One notamment, et qui refont des tournées depuis le début des années 1990 jouissant au passage d’une extraordinaire reconnaissance.

DouD : Vous sortez donc un album « Put things right ! » pour vos dix ans, qu’est ce qu’on se dit après avoir passé dix ans sur le devant de la scène alors ?

Romain : On se dit que c’est génial, qu’on n’aurait jamais pu espérer ça. Avec la musique, tu voyages différemment, t’es jamais un simple touriste, tu t’impliques, tu participes ! C’est aussi pourquoi pour cet album on a voulu bousculer les choses avec des lives, des sessions studio, des compos, des reprises. Car l’ancien manager nous poussait à composer un maximum, mais nous avons gardé un certains nombres de reprises avec l’ancienne formation dont Last call des Skatalites, Nostalgia in Times Square de Charles Mingus mais aussi Quincy Jones, Isaac Hayes et quelques autres. Même si de toute manière et dès le départ, le fait que ce type de musique ne corresponde que très peu à ce que l’on peut apprendre à l’école, il faut constamment apprendre et réapprendre à jouer. Une bonne chanteuse, c’est sympa mais s’il n’y a rien derrière… Ca ne vaut pas le coup. Alors qu’avec quelque chose d’un peu particulier, une petite contrebasse, un son un peu old school, c’est un délire, y’a de super sensations, ça devrait être remboursable par la sécu! (Rires)

DouD : quels conseils donnerais tu à jeune homme qui veut réussir en jouant aujourd’hui ce genre de musique ?

Romain : Déjà il faut trouver un bon batteur et malheureusement ça ne courre plus les rues. Finalement, c’est comme dans la vie, tu nais, tu meurs, et entre tous çà, il faut rencontrer des gens et passer le temps de la manière la plus intéressante possible. Les gens sont là, il n’y a plus qu’à les trouver, développer les relations, et les choses se feront très naturellement. Malgré les coups durs, c’est terrible de réussir en dehors de la pub et des médias traditionnels. Dans cette époque, d’un point de vue musical ultra consumériste, le fait de pouvoir présenter un « produit » très instinctif et intuitif constitue une excellente surprise. C’est une réelle bouffée d’oxygène.

DouD : Quelles qualités faut-il réunir pour faire de la musique et plus que tout, votre style de musique ?

Romain : Etre capable de se dire que rien n’est acquis en deux minutes, que tu ne peux pas faire les choses sans les vivre. Il faut être séduit et humble face à une autre culture que la sienne pour être touché comme il se doit. Il faut s’oublier et s’intéresser avec le cœur et les yeux d’un enfant. Il faudrait aussi se rendre compte que la réussite par la musique populaire, c’est la consécration, l’avènement du temps, de l’espace et des gens, parfois sur plusieurs générations. Mais encore ne jamais oublier l’importance de la danse, de la gestuelle, de la respiration, c’est un battement, de la transe, pour sentir, il faut aimer, tout simplement.

JIM MURPLE MEMORIAL Jim Murple Memorial // Put things right // PIAS

http://www.myspace.com/jimmurple

Photos par Louise

Un commentaire

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Commentaire par JIM MURPLE MEMORIAL - Put things right | Gonzaï, le Lundi 7 mai 2007 à 14:08

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