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I LOVE UFO Wish

Où le jour où je suis tombé amoureux d'une entité extraterrestre. Il y a du riff hi-fi chez les UFO, le genre pas faux qui file pas droit. (...) suite

Où le jour où je suis tombé amoureux d’une entité extraterrestre.

Il y a du riff hi-fi chez les UFO, le genre pas faux qui file pas droit. Et de la folie en filigrane. Car à ce stade, les parisiens ne sont mêmes plus de Paris. I love UFO, c’est un peu la cosmogénèse d’Orion rencontrant le krautrock. Avec l’ascendance pluton. Il y a longtemps que ce premier album, Wish, aurait du être envoyé dans l’espace à la rencontre des entités extraterrestres. A la rencontre des leurs.

05.40. Réveil en sursaut. La torpeur de Wish, la chanson éponyme, frappe mon tympan de plein fouet. M’évoque la batterie sous speed de Neu ! et de Kraan. Kraan le groupe oublié de la scène allemande 70’, cheveux longs et physiques improbables de joueurs de tennis ayant vu la lumière.

6.10. La lumière entre dans la pièce. Et Take me, cette longue pièce montée instrumentale, investit mon corps à demi-réveillé. Sueur. Wish, ce premier album, ne pouvait être signé que chez Record Makers, sorte de laboratoire expérimental à sensations fortes suintant l’énergie live sur platine. Il est ici question de fantômes et d’ombres planantes (Like in the movies, définitivement l’un des titres de l’année 2006) sur un album cohérent et droit comme la justice. Ne reste guère que Steeple Remove et ses cathédrales soniques pour faire concurrence à I love UFO sur le terrain psychédélique à la française.

07.00. Train déboule comme une furie, me tirant de l’onirisme pour me trainer dans la boue, plein de pensées obscènes surgissent, remplies des motifs sonores développées par I love UFO, sauvagerie mélodique violant tous les codes modernes. La batterie souffle fort, les guitares de Butch Mc Koy semblent gratuites et libérées de la gravité. Il semblerait que les amoureux de Piper At The Gates Of Dawn du Floyd, tout le génie de Syd Barrett en fait, tout le génie du Pink Floyd psyché, aient enfin trouvé leur nouvelle idole. Il y a dans Train tout autant que dans Lucifer sam ou Interstellar Overdrive. Les longues et lentes embardées qui semblent interminables comme les anneaux de Saturne. Ces gens ont vu l’au-delà et en sont revenus pour le compter aux survivants. La survivance mélodique.

07.15. L’heure du réveil. Restent en mémoire quelques éclairs de génie d’un groupe qui fait croire, bien plus que Jean-Claude Bourret, en l’existence d’une vie ailleurs. Loin des sphères terriennes.

http://www.myspace.com/iloveufo   

Un commentaire

Et ouais, juste mortel cet album et que dire de leur préstations live!
Fortement conseillé pour tous ceux qui aime faire chier leur voisins.

Cheers

Commentaire par Grandad!, le Lundi 9 avril 2007 à 11:43

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