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HOUSSE DE RACKET Forty love

Après les récentes déclarations d''amour" de la rédaction pour le classic rock français (Teenagers, LaViolette, etc..), que penser de la sortie du premier album de Housse de racket, (...) suite

Après les récentes déclarations d”amour” de la rédaction pour le classic rock français (Teenagers, LaViolette, etc..), que penser de la sortie du premier album de Housse de racket, quelles insultes trouver et quelles postures adopter face à Forty love? La question mérite d’être posée. La réponse, elle, n’est pas forcément celle qu’on croit.

Critiquer tout et n’importe quoi lorsque personne ne comprend rien à rien, c’est s’adresser à n’importe qui n’importe comment. Et pour quel résultat?

forty-loveOublions l’esthétique porno-sportive du duo parisien. Oublions le battage médiatique sur la couleur des chaussettes et de la visière. Concentrons-nous, une fois n’est pas coutume, sur la musique. En terme de segmentation marketing, Forty love doit “starté” sur les 20/35 ans qui refusent de grandir, les adulescents pas vraiment sortis indemnes de la french touch, ceux qui mettent des chemises à rayures pour assister aux concerts de Phoenix et Air. Un segment mineur mais majoritaire sur l’étagère du rock indépendant. Encore une fois, ce n’est pas le propos de cet article. N’empêche que le branding rock festif/monoprix/couleurs chamarrées en déstabilisera plus d’un.

Mais Housse de racket, quoi qu’on puisse en dire, se trouve sur un croisement subtil: la vulgarité racée. Une sorte d’intermédiaire parfait entre Sebastien Tellier et les Shades, dont les albums respectifs avaient laissé un arrière goût d’inachevé. La tentation du medium, du “pas-vraiment-assumé” typique de la musique française qui hésite toujours à baiser ou réfléchir. Forty love, ce sont les synthés de Tellier (enfin ceux qu’il a samplé) et les guitares baby-rock du gang de Tricatel. Alors forcément… Housse de racket assume tout: les refrains débiles qui vomissent du yaourt, la production californienne enregistrée à Bagneux-sur-Seine et l’adulation des branchés tout juste capable de tenir une discussion en anglais.

Parce qu’il est un album de son époque, Forty Love reflète celles du passé. Vous y trouverez des pastiches de dance, d’electro, de groove Jackson 5, de rock Spinal Tap et du métal cabossé avec riffs en glissando. Est-ce si grave? Doit-on exclusivement s’abreuver de l’eau du Styx et placer Bashung sur la platine matin, midi et nuit? Faut-il systématiquement fantasmer l’ailleurs, le lointain, et cracher sur deux faux joueurs de tennis? A l’écoute de Gwendoline, quatrième position, la posture se trouble. Car le titre est bon. Rageur. Tout en guitare. Production parfaite pour cracher ses poumons dans des salles non-fumeurs. Une pop ultra-formatée pour la radio (mais qui n’y passera pas), des réminiscences du dernier groupe glam français (Fancy) et une vraie bonne surprise au final qui mixe Beach Boys, petits chanteurs de la croix de bois et scènes à la Jimmy Connors (le tennisman raté des années 90, hilarant sur les cours).

Bien évidemment il y a l’esthétique. Personne ne souhaite souscrire à un contrat pour la vie en regardant la pochette de Forty Love. Mais dans une époque qui refuse de ressembler à ses modèles…. Sur la dernière piste, Virage, Housse de Racket synthétise toutes ses passions, des séquenceurs 80′ à la disco en passant par la french touch. C’est nettement suffisant pour mettre en toile de fond en matant les stats du CAC 40 qui s’effondre.

L’ace des ace par deux Français musiciens, en 2008, c’est encore possible. J’irai même plus loin: Forty love est un doux mirage, bien plus séduisant que Sexuality et Le meurtre de Vénus. Il jouit.

C’est à peu près tout ce qu’on l’on peut encore exiger d’une industrie à la dérive: Creuver le slip ouvert.

http://www.myspace.com/houssederacket

13 commentaires

c’est de la merde

Commentaire par sinclair, le Lundi 27 octobre 2008 à 12:21

oui

Commentaire par Little Johnny Jet, le Lundi 27 octobre 2008 à 23:32

Forty Love mieux que Sexuality ?
Je suis d’accord.

Commentaire par Ooh-oOH-man, le Lundi 27 octobre 2008 à 14:01

Moi je demande : à quand un article de fond sur Grand Funk Railroad, bordel !?

Commentaire par Pierre Mikaïloff, le Lundi 27 octobre 2008 à 16:35

On dirait de la musique de films un peu bêbêtes des années 80 avec Sophie Marceau et Claude Brasseur dans un Paris grisonnant où même Pierre Richard portait des trench coats Burberry et où la spiritualité s’arrêtait aux entreprises culturelles d’Etat, où les people commençaient à s’installer à Montmartre et où l’usage de cocaïne était le pendant nécessaire aux campagnes anti-drogue tellement rédhibitoires qu’elles donnaient envie d’essayer rien que pour voir si on allait sombrer dans la loose de ces jeunes anti-héros aux coeurs blafards à la moindre prise. Ca fait aussi penser à de la pop-pyjama pour jeunes coincés des ghettos riches.

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 27 octobre 2008 à 12:46

Mais c’est pas mal

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 27 octobre 2008 à 12:47

Je viens d’écouter tout l’album, ces mecs savent faire joujou à la mélodie. C’est joli quand même.

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 27 octobre 2008 à 17:56

C’est ce qu’on appelle un panel d’avis consommateurs assez varié.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 27 octobre 2008 à 4:27

le disque est aussi merdique que l’article c’est dire !

Commentaire par Ali Hussein, le Lundi 27 octobre 2008 à 14:11

et j’oubliais
les meilleurs ce sont les second sex , c’est pour çà que personne en parle ici lol

Commentaire par Ali Hussein, le Lundi 27 octobre 2008 à 14:13

de la musique pétainiste, idéale pour tous les petits collabos français.

Commentaire par yvan, le Lundi 27 octobre 2008 à 0:52

Outre que je trouve l’album excellent, dans son ambition, dans son songwriting, dans son sens de la mélodie, du tube (OH YEAH / SYNTHETISEUR), et du pari ambitieux (LE RENDEZ VOUS / LE VIRAGE), je voudrais juste dire à Yvan que c’est un gros con : tant vis à vis de cet album que vis à vis du sujet qu’il ose amener au débat dans sa pauvre comparaison…
Laisse les collabos, et autres pétainistes hors de ça ducon et va juste t’acheter des oreilles…

Commentaire par mattherat, le Lundi 27 octobre 2008 à 20:12

je les ai vu en première partie de razorlight
c’est un suplice

Commentaire par charles, le Lundi 27 octobre 2008 à 12:15

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