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GUN CLUB Ghost on the highway

Le Gun Club, c’est tout simplement pas croyable, encore aujourd’hui. Des punk-rockers qui, ouvrant quelques canettes au crossroad, tombent sur le Cornu, Robert Johnson et Faulkner. Chacun paiera (...) suite

Le Gun Club, c’est tout simplement pas croyable, encore aujourd’hui. Des punk-rockers qui, ouvrant quelques canettes au crossroad, tombent sur le Cornu, Robert Johnson et Faulkner. Chacun paiera sa tournée.

Jeffrey Lee Pierce, le leader, explose toutes les échelles de mesure du charisme. Durant les années 80, personne ne rivalisait, simplement parce que personne ne POUVAIT rivaliser. Il ne s’agit pas ici de pose, de se demander la tête dans les mains : « est-ce que j’ai les bonnes lunettes noires, le bon jean, les bonnes boots vintage ? ». Il s’agit de classe et de style naturel, d’une vision unique de la musique. Il s’agit aussi -malheureusement, inévitablement- de foncer tête baissée. Tu vois le mur ? Eh bien droit dedans !

Aujourd’hui, Ghost on the highway, un documentaire sur l’épopée du Club, est distribué via internet. La bande annonce se voit ici.

Cette histoire devait être racontée.

A travers les tuyaux et les câbles du haut-débit, j’entends le silence poli. Ceux qui savent ont déjà mis le cap vers les vidéos. Mais les autres… Certains ouvrent une autre fenêtre pour consulter leurs mails, d’autres sifflotent un titre de Zombie Zombie, ceux qui restent regardent du coin de l’œil leur nouvelle voisine de bureau.
- Mmmouais, un soi disant mythe des 80’s. Il en sort un par semaine, ca va…

Okay. Comment dire… Passons par l’anecdote. Concert du Gun Club à Lyon, vers les années 90. A l’époque Jeffrey Lee Pierce avait repris la guitare à zéro pour devenir une sorte de synthèse entre Hendrix, Tom Verlaine et Chuck Prophet. Oui, il avait presque réussi ce tour de force. Le concert débute. Premier morceau, puis deuxième. Jeffrey Lee Pierce, plus Brando que jamais (période Missouri Breaks par exemple), est quasiment immobile. Son regard passe parfois sous le rebord de son chapeau pour regarder la foule. Et, peu à peu, le premier rang recule. Lentement, le fossé s’élargit entre la scène et la fosse. Le public RECULE, la foule prend ses DISTANCES, bat RETRAITE devant l’homme. Comme disait Groucho Marx, « je ne voudrais pas d’un club qui m’accepte pour membre. » Gun Club excepté.

Gun club en concert (1987) : Sex Beat (extrait du sublime premier album et il y en d’autres.)

12 commentaires

J’ai découvert les Gun Club par hasard sur une compilation des éditions Atlas (authentique! Cela s’appelait Les Génies du Rock - 115 CD) regroupant l’essentiel du live semi-pirate “Death Party”. Je ne m’en suis jamais remis depuis.

Ce groupe, malgré ses multiples changements de personnels, dégageait une puissance phénoménale.
A mon grand regret, je n’ai pas pu assister à leurs concerts (trop jeune, pas de fric, ville de province : la totale) et la mort du leader m’en empêchera pour toujours.

Je ne sais pas ce que le doc Ghost on the highway donnera. Je me méfie. En effet, il est de bon ton en ce moment de déterrer une formation, via un doc ou un film, pour la mettre sous le feu des projecteurs, alors que les lumières de la scène sont éteintes depuis belle lurette.

A finissant l’écriture de ce commentaire, j’ai un pincement au cœur en me rappelant le numéro de R&F feuilleté vite-fait chez le libraire, l’entrefilet accompagné d’une photo annonçant la mort de Jeffrey Lee Pierce, en page 2 ou 3, écrit dans le style inimitable de R&F. L’horreur absolue quoi.

Commentaire par Alfred Dugosier, le Lundi 17 mars 2008 à 14:12

Le Gun club est un groupe excellent tres mal plagié par Noir désir.On parle souvent du premier album ou de “Miami” pour moi le meilleur album est “Las vegas story” avec l’ une des plus belles chansons de tous les temps “Dreams”

Commentaire par dorian, le Lundi 17 mars 2008 à 15:38

> Alfred Dugosier : Il faudra juger sur pièces en effet pour le documentaire. Si c’ets une simple collection de témoignages, bof… mais l’histoire du groupe et de Pierce peut donner un colossal documentaire rock. Je me souviens aussi du jour où j’ai appris, dans Libé, la mort de Pierce. J’étais sidéré (pourtant…). Je me suis assis dans un café et ai relu le papier.

> dorian : Je vénère Las Vegas Story, moi aussi. C’est l’un de mes préférés. Même dans les derniers albums (Lucky Jim par exemple), il y a toujours des trucs étonnants. Et puis l’album solo de JL Pierce, Wildweed, sidérant.

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 17 mars 2008 à 17:24

Le coup du plagiat par les rigolos Bordelais de Noir désir, c’est surtout une histoire de rythmique. Ils avaient repris la dynamique “calme-explosion-calme” du Gun Club. Ca s’arrêtait là.

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 17 mars 2008 à 17:27

1987…

Je croyais qu’il n’y avait que Kicks de INXS a cette époque!!!

Commentaire par Little Johnny Jet, le Lundi 17 mars 2008 à 19:49

Les intonations de Cantat faisaient penser à une imitation de Jeffrey, Noir désir (groupe que je n’aime pas par ailleurs)fut beaucoup critiqué au début à cause de cela.Je suis d’accord il y’a aussi de trés beaux morceaux sur les albums solos de Pierce

Commentaire par dorian, le Lundi 17 mars 2008 à 9:42

Au niveau du charisme je pense toutefois que le Alan Vega des deux premier album solo se défend pas mal

Commentaire par dorian, le Lundi 17 mars 2008 à 9:43

Ah pas faux, Juke box babe, Viet vet… en effet. Mon souvenir de JL Pierce sur scène est plus impressionnant que celui de Vega (je prefère la musique du Gun club aussi, c’est vrai).

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 17 mars 2008 à 11:49

Regards to New Rose, 7 rue Pierre Sarrasin où on mettait la main sur Le Gun Club pour la première fois (où certains revendent aujourd’hui leurs petits riens à bas priwx ou à taux fort ses kilos de service presse.

‘We can fuck forever but you never do got my soul’

Commentaire par Zane Archer, le Lundi 17 mars 2008 à 22:42

Noir désir, ça fait tès tablette de chocolat. Jeffrey ne cultivait pas particulièrement la ceinture abdominale.
Il faut aussi écouter Miami avec Chris Stein et l’entre deux Death party Ep.
En 87 aux Sombres Héros de la mer (cette chanson à boire qui leur ouvrit la porte mainstream) on pouvait préférer par ex. Barbe Bleue des Bandits.

Commentaire par Zane Archer, le Lundi 17 mars 2008 à 22:53

Oui ! New rose, eternally yours comme dirait Chris Bailey ! Quel disquaire hallucinant ! En débarquant de province, on se disait que l’on avait trouvé la route qui mène à La Mecque.
Death party est sidérant (Jim Duckworth à la guitare, sauvagerie), je suis bien d’accord. j’en remets une couche sur Wildweed de Pierce en solo. Fantastique.

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 17 mars 2008 à 1:10

mouarff, j’étais au west side club pour ce fameux concert lyonnais de 86, c’est vrai que le public s’est mis à reculer de terreur ( ! )pour la simple et bonne raison que ce bon Jeffrey qui avait trés sérieusement les pieds à bascule depuis le début du concert, est subitement descendu de la petite scène du WSC en prenant sa guitare par le manche dans l’idée de l’écraser sur la gueule d’un skin head qui foutait le bordel depuis un moment …
Le temps s’est suspendu, tout le monde retenait son souffle, Pat et le Kid affolés sont venus le remonter sur scène prudemment, la suite du set fut sonique et belle à pleurer .

Commentaire par KtOf, le Lundi 17 mars 2008 à 19:25

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