Ca vous arrive, à vous aussi, de vous forcer à terminer quelque chose pour le plaisir de l’effort ?
Je viens de terminer la biographie de François Bon, Rolling Stones, qui prenait la poussière depuis pas mal de temps sur l’étagère. Comme pour me rappeler qu’on ne lit pas les encyclopédies d’un bout à l’autre, en temps normal. Qu’on n’écoute pas non plus la discographie d’Humble Pie en une fois. Même pour la culture. Et qu’il vaut mieux se souvenir de ses cours d’anglais. Enfin, grâce à lui j’ai rechuté sur Gram Parsons. Depuis plusieurs semaines. Surtout le matin, allez savoir pourquoi.
Café. Muesli. Gram Parsons. Un peu comme porter un chapeau de cowboy et rester en slip.
Gram coverParsons, le meilleur ami que Keith Richards ait jamais eu. Qui ne l’a pratiquement jamais quitté après leur rencontre en 1968 alors que les Byrds effectuent la première partie des Stones en Europe pour Sweetheart of The Rodeo. Le seul disque à pousser le concept de «country-rock», dont Parsons était l’icône, aussi loin, sans vulgarité. Jusqu’à ce que ce dernier soit forcé de quitter Nellcôte pour rejoindre la Californie, fatigué par trop d’excès. Il venait d’inspirer et de contribuer au meilleur des Stones, Exile On Main Street.
A deux, ils passent leur temps à jouer du piano ou de la guitare. De la country essentiellement.
« Comme je connais le blues, Gram Parsons connaissait la country, chaque nuance, chaque grande chanson jamais écrite. […] Aussi, il aimait se défoncer. A l’époque, c’était un plus ».
Gram «Wild Horse» Parsons offrit la country à Richards, et en retour attendait d’être un Rolling Stones. Ou au moins, d’être signé sur la Rolling Stones Records Company. Evidemment, cela n’arriva jamais.
Gram n’aura finalement, à l’époque, connu qu’une gloire éphémère en tournant avec les Byrds. Qu’il plante peu après sa rencontre avec Richards, en 1968, pour rester avec ceux qu’il rêvait d’être.
Pour ce qui est du reste, les grandes chansons, les grands disques … tout se trouve dans l’excellent Twenty thousand roads: The Ballad of Gram Parsons and His Cosmic American Music, réédité ces prochains jours. De David N. Meyer, sosie dégarni d’Henry Rollins. Excellent parce que ce livre offre plus que la légende.
David N. MEYER // Twenty thousand roads: The Ballad of Gram Parsons and His Cosmic American Music // Villard Books




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