Qu’attendre d’un artiste persécuté (que cela soit vrai ou non) au talent certain (Solo Piano) lorsqu’il s’embarque dans un nouvel album sunny L.A (Soft Power). Et réalise à l’occasion une satyre de l’interview type? Réponse: un grand fou rire non contrôlé où tous les poncifs de l’intervieweur raté sont mis en valeur.
The art of the interview, série vidéo en quatre volets, passionne. Autant le dire franchement. Si l’égo(nzales) est au centre, le second degré de Jason Beck en dit bien plus sur le personnage que tous les échos/rumeurs/bruits de couloir. Prise du pouvoir par l’artiste, ou simple revanche, The art of the interview s’avère être jouissif, du simple fait qu’il rend la parole au musicien, pour une fois (et c’est assez rare pour le dire) libre de ses propos et de sa folie.
Gonzales est fou, vous le saviez déjà. Il y a le génie créateur qui vomit sur le nombrilisme, la part de vrai véritable dont une majorité d’artistes sont aujourd’hui dépourvus. De ces vidéos, vous retiendrez ce que votre cortex veut bien en retenir: de l’humour, de la tristesse, du génial.
En ce qui me concerne, j’y ai surtout vu une incapacité flagrante de l’artiste à communiquer avec son public, autrement que par des droits de réponse. Brillant, malgré tout, dans son inquiétude paranoïaque face au monde qui l’entoure. Gonzales souffrirait-il tant que ca? Les vidéos réalisées par Konbini apportent un élément de réponse, un seul: Gonzales s’estime génie, et de ce fait simple le devient. Un trait de caractère dont nos artistes français devraient s’inspirer, pour définitivement faire comprendre au public que l’artiste a une place, la scène, et l’auditeur un devoir: l’écouter.
L’intégralité des vidéos se regarde ici: http://www.myspace.com/konbini




ETRE DIEU
Je n’avais rien contre Gonzales avant ces interviews. Je ne les supporte pas.
Il y a quelque chose de méprisant dans la façon qu’il a d’inverser les rôles. Ca reste premier degré, un concept pas creusé borné à l’egotrip.
Je ne suis pas contre le principe, je ne nie pas l’effort d’originalité, mais il s’affiche comme étant le plus malin avec deux chevilles gonflées de vide.
J’avoue m’être borné au premier (en partie), je ne sais pas si c’est différent pour les suivants.